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Du néoclassicisme musical dans la France du premier XXe siècle
Fauré Michel
KLINCKSIECK
60,00 €
Épuisé
EAN :9782252030059
Six musiciens, tout simplement : six musiciens, de talent, indépendants et dont l'existence indépendante et individuelle est incontestable, quoi qu'on en dise et fasse ". C'est ainsi qu'Erik Satie qualifie, en 1922, ceux que l'on continue, malgré tout, d'appeler Groupe des Six : Darius Milhaud, Arthur Honegger, Germaine Tailleferre, Georges Auric, Francis Poulenc et Louis Durey. Car chacun, à sa manière et selon son génie propre, incarne cette " musique française de France " souhaitée par Jean Cocteau, dont la mélodie se compose sur fond de haine : Wagner, Debussy, mais aussi de passion : Stravinsky. Dans le Paris de l'entre-deux-guerres, capitale d'accueil des influences étrangères, naît paradoxalement une musique à la fois nostalgique et optimiste, populiste et élitiste : véritable esthétique de transition, coincée entre les désillusions de la catastrophe passée et l'angoisse du drame à venir. Sans concession, Michel Faure analyse l'un des aspects les plus controversés du néoclassicisme musical des années 20, et s'efforce d'éclairer le retour délibéré aux formes classiques et baroques à la lumière de l'histoire économique, politique et sociale.
Augusto Pinochet, général discret et longtemps fidèle au pouvoir, est pour la plupart des Chiliens un illustre inconnu avant le coup d'Etat du 11 septembre 1973. Une journée qui se conclut par la mort dramatique du président élu, Salvador Allende, et la victoire des putschistes. Très vite une junte se met en place, que Pinochet va mener de main de maître, au point qu'il ne sera plus question de régime militaire, mais de "régime Pinochet". Pendant dix-sept ans, le général va exercer une dictature paradoxale, mue par trois principes contradictoires : une violence extrême, le souci de fonder une démocratie nouvelle sur les ruines de la précédente, et enfin l'intrusion d'une économie libérale, vouée à saper les fondements mêmes de la dictature et faire entrer le Chili, pays conservateur et traditionaliste, dans une ère de modernité prospère. Michel Faure perce avec maestria le mystère d'une des figures les plus détestées de la fin du XXe siècle, tour à tour enfant peureux, soldat médiocre, homme prudent, mari volage et dictateur digne d'un roman du réalisme magique de la littérature sud-américaine.
C'est un homme qui attend dans l'antichambre, mais la porte n'est pas encore ouverte. Patienter toute une vie doit sembler long. Mais Charles paraît ne jamais s'ennuyer. Le prince de Galles préside quatre cents organisations charitables, affiche un sourire aimable et offre un mot gentil à chacun. Son apprentissage de futur roi relève de la formation permanente. Il voyage, serre des mains, coupe des rubans. Sérieux en public, facétieux en privé, il travaille, peint des aquarelles, cultive ses lubies et ses jardins, s'intéresse aux religions d'autrui, et le climat l'inquiète. Enfant, il a connu tous les chagrins. Jeune homme, il a goûté tous les plaisirs. Le polo, les jeunes filles, l'Aston Martin décapotable, les études, Shakespeare, apprendre le gallois et jouer du violoncelle, flirter, porter l'uniforme, des kilts écossais et des costumes sur mesure. Ce dandy a cherché l'amour, chose compliquée. Il l'a finalement trouvé avec une certaine Camilla Shand, mais on lui conseilla Diana. Leur union fut un désastre. Né en 1948, Charles a son idée sur l'architecture, l'agriculture bio, la médecine douce et l'économie circulaire. Il agace les experts, mais cet antimoderne fut en avance sur son temps avec l'écologie et le changement climatique. Enquête sur un grand enfant bientôt roi, qui cultive sa part de mystère.
Pour aimer Cuba, il faut embrasser ses contradictions : un régime politique sévère et une population allègre, le culte des héros et le goût de la sensualité, un joyeux métissage, mais un pays enfermé sur lui-même, le désespoir en regardant la mer, la foi dans la magie, la joie de la musique, le charme suranné de la paranoïa officielle, la nonchalance et l?ennui, le temps qui semble immobile, l?espoir et l?anxiété du changement, l?incroyable beauté des villes anciennes, les pierres rongées par les embruns, la négligence et la pauvreté, la douceur du paysage verdoyant, la luminosité du brouillard, les plages de sable blanc, la gentillesse des gens, l?odeur des tropiques et « la douleur du dollar » (Zoé Valdes). Voici les ingrédients d?un voyage fascinant, tout en couleurs et en exotisme.
Dans l'histoire du surréalisme, une période pourtant cruciale était jusqu'alors passée sous silence: la survie du mouvement dans l'Europe occupée de 1940 à 1945. Avec deux ou trois amis fidèles issus comme eux des Réverbères (1938-1939), Noël Arnaud et Jean-François Chabrun vont s'attacher patiemment à réunir les forces vives du surréalisme, dispersées par la débâcle. Cette entreprise et son parti pris de maintenir une ligne théorique de stricte obédience bretonienne n'iront pas sans accrochages, condamnations, voire ruptures: tour à tour Paul Eluard, Georges Hugnet, Marc Patin seront exclus de la Main à Plume. Le véritable bilan de la Main à Plume, sans compter les périls quotidiens que représentent l'existence d'un groupe et son activité publique, se compose d'une dizaine de publications collectives, d'une trentaine de plaquettes individuelles - dont Poésie et Vérité 1942 d'Eluard où paraît, pour la première fois, le célèbre poème Liberté - mais aussi d'une omniprésence combative qui vaudra à huit membres du groupe de périr sous les balles ou dans les bagnes nazis. Au fil des années noires de l'Occupation, la Main à Plume affermira son unité et renforcera son orthodoxie; elle étendra son audience progressivement jusqu'au vaste rassemblement du Surréalisme Encore et Toujours (août 1943). Dans cette publication, les grands maîtres de la plastique surréaliste restés en France, Dominguez, Hérold, Brauner, côtoient Picasso, très proche de la Main à Plume et qui l'appuie résolument, et des personnalités aussi diverses que les surréalistes belges, ou Maurice Blanchard, Léo Malet, André Stil, etc. André Breton, dont le groupe vient d'assurer l'intérim avec la rigueur et la foi exemplaires des jeunes gens de vingt ans, peut rentrer des Etats-Unis alors que les premiers soldats américains repartent d'Europe.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.