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Augusto Pinochet
Faure Michel
PERRIN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782262070151
Augusto Pinochet, général discret et longtemps fidèle au pouvoir, est pour la plupart des Chiliens un illustre inconnu avant le coup d'Etat du 11 septembre 1973. Une journée qui se conclut par la mort dramatique du président élu, Salvador Allende, et la victoire des putschistes. Très vite une junte se met en place, que Pinochet va mener de main de maître, au point qu'il ne sera plus question de régime militaire, mais de "régime Pinochet". Pendant dix-sept ans, le général va exercer une dictature paradoxale, mue par trois principes contradictoires : une violence extrême, le souci de fonder une démocratie nouvelle sur les ruines de la précédente, et enfin l'intrusion d'une économie libérale, vouée à saper les fondements mêmes de la dictature et faire entrer le Chili, pays conservateur et traditionaliste, dans une ère de modernité prospère. Michel Faure perce avec maestria le mystère d'une des figures les plus détestées de la fin du XXe siècle, tour à tour enfant peureux, soldat médiocre, homme prudent, mari volage et dictateur digne d'un roman du réalisme magique de la littérature sud-américaine.
C'est un homme qui attend dans l'antichambre, mais la porte n'est pas encore ouverte. Patienter toute une vie doit sembler long. Mais Charles paraît ne jamais s'ennuyer. Le prince de Galles préside quatre cents organisations charitables, affiche un sourire aimable et offre un mot gentil à chacun. Son apprentissage de futur roi relève de la formation permanente. Il voyage, serre des mains, coupe des rubans. Sérieux en public, facétieux en privé, il travaille, peint des aquarelles, cultive ses lubies et ses jardins, s'intéresse aux religions d'autrui, et le climat l'inquiète. Enfant, il a connu tous les chagrins. Jeune homme, il a goûté tous les plaisirs. Le polo, les jeunes filles, l'Aston Martin décapotable, les études, Shakespeare, apprendre le gallois et jouer du violoncelle, flirter, porter l'uniforme, des kilts écossais et des costumes sur mesure. Ce dandy a cherché l'amour, chose compliquée. Il l'a finalement trouvé avec une certaine Camilla Shand, mais on lui conseilla Diana. Leur union fut un désastre. Né en 1948, Charles a son idée sur l'architecture, l'agriculture bio, la médecine douce et l'économie circulaire. Il agace les experts, mais cet antimoderne fut en avance sur son temps avec l'écologie et le changement climatique. Enquête sur un grand enfant bientôt roi, qui cultive sa part de mystère.
Résumé : " Six musiciens, tout simplement : six musiciens, de talent, indépendants et dont l'existence indépendante et individuelle est incontestable, quoi qu'on en dise et fasse ". C'est ainsi qu'Erik Satie qualifie, en 1922, ceux que l'on continue, malgré tout, d'appeler Groupe des Six : Darius Milhaud, Arthur Honegger, Germaine Tailleferre, Georges Auric, Francis Poulenc et Louis Durey. Car chacun, à sa manière et selon son génie propre, incarne cette " musique française de France " souhaitée par Jean Cocteau, dont la mélodie se compose sur fond de haine : Wagner, Debussy, mais aussi de passion : Stravinsky. Dans le Paris de l'entre-deux-guerres, capitale d'accueil des influences étrangères, naît paradoxalement une musique à la fois nostalgique et optimiste, populiste et élitiste : véritable esthétique de transition, coincée entre les désillusions de la catastrophe passée et l'angoisse du drame à venir. Sans concession, Michel Faure analyse l'un des aspects les plus controversés du néoclassicisme musical des années 20, et s'efforce d'éclairer le retour délibéré aux formes classiques et baroques à la lumière de l'histoire économique, politique et sociale.
Deux jeunes femmes, Betty et Rose-Mai, ayant chacune un caractère bien trempé, se sont spécialisées dans la conduite de gros travaux de chantiers sur des terrains destinés à accueillir des manifestations hippiques en tous genres. Une histoire qui sent bon les parfums d'écurie, de crottin, de gazole et d'huile de vidange.
Tralalalère et digue, ding, dong ! n'est pas un livre pour enfants, mais pour le grand public. Il contient une centaine de chansons : musique, paroles, variantes, parodies... accompagnées de leurs commentaires. L'Idole des jeunes de Johnny Hallyday côtoie Il court, le furet, La Mer de Charles Trenet, Meunier, tu dors. L'histoire du pasteur Bénézet accompagne la chanson du pont d'Avignon et celle du Père Noël, Petit Papa Noël, de Tino Rossi. Et voici le Maréchal Pétain à côté de L'Internationale !
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.