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Ces idées qui ont fait le mouvement de libération des femmes. XVIIIe - XXIe siècles
Fauré Christine
CHRYSEIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9791091609500
Pourquoi Mme de Beaumer, directrice du Journal des dames (1759-1778) s'oppose-t-elle à la censure ? Pour l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert : qui peut définir les femmes ? Pourquoi la future Mme Roland ne s'indigne-t-elle pas de la misogynie de Rousseau ? Pourquoi Mlle de Keralio qui édite avant 1789 une "collection des meilleurs ouvrages français composés par des femmes" personnifie pendant la Révolution le mépris des femmes ? quel sens attribuer à l'offrande patriotique menée par des femmes d'artistes et artistes elles-mêmes, le 7 septembre 1789 ? Comment comprendre la Déclaration des droits de la femme d'Olympe de Gouges dédiée à la Reine ? Simone de Beauvoir est-elle la première intellectuelle européenne ? Et Maria Antonietta Macchiocchi ? Comment les Femen, ce groupuscule venu de l'Est européen représentent-elles les féministes de la 3ème vague ? Le phénomène MeToo ou un changement de statut des victimes ? C'est à cet ensemble de questions que nous nous proposons de répondre : les femmes d'exception n'existent pas en soi. Seul le contexte explique leur action.
Ni chahut d'étudiants, ni conflit du travail, ni guerre civile: au-delà des mots et des images trop connues, du sensationnel et de la légende, Mai 68 est une forme inédite de protestation, propre au XXe siècle. Née dans une société d'opulence, prenant appui sur un contexte international en pleine mutation, cette révolte anti-autoritaire frappe, pendant deux mois, tous les secteurs de la vie active - école et université, entreprises et usines, monde artistique - et met à mal les hiérarchies sociales. Une déferlante de colère, d'espoirs, d'écrits et de paroles qui ébranle les institutions françaises. Christine Fauré, sociologue, directeur de recherche au CNRS, retrace l'histoire encore "fumante" de mai 68
La législation française en matière de lutte contre les discriminations est l'une des plus sophistiquées au monde. Et pourtant, les " tests de discrimination ", initiés par SOS Racisme en 2000, mettent en lumière la réalité de comportements et de préjugés racistes dans de nombreux domaines. Rechercher un appartement, postuler pour un emploi, sortir " en boîte "... sont pour les jeunes Français " d'origine apparente maghrébine ou noire africaine " autant d'occasions parmi d'autres de se heurter à des attitudes discriminatoires. Une étude récente, effectuée à Paris, a montré que les jeunes Noirs ont six fois plus de risques d'être contrôlés par la police que les Blancs, cette probabilité de contrôle étant 7,8 fois plus forte pour les Arabes. Le nombre de condamnations prononcées par la justice pénale au chef de discrimination selon l'origine a toutefois toujours été faible, situation que la création de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) en 2004 n'a pas fondamentalement modifiée. On constate un mouvement continu de dépénalisation de la discrimination selon l'origine, les victimes préférant souvent se tourner vers d'autres modes de résolution des conflits. Pour mieux lutter contre les discriminations, est-il nécessaire d'en mesurer l'ampleur exacte en utilisant des statistiques "ethniques" ? Depuis dix ans, une violente controverse divise partisans et adversaires de telles statistiques. Ceux qui y sont favorables considèrent que cet outil de connaissance permettrait de démontrer les discriminations et de mieux les combattre. Ceux qui y sont hostiles dénoncent le danger et les effets pervers des " statistiques ethno-raciales ". Finalement, reste la question fondamentale : en se focalisant sur la catégorie ethnique pour analyser les problèmes de discrimination, n'en oublie-t-on pas une autre dimension tout aussi essentielle ? Ne faut-il pas prendre en compte le fait que ce qui discrimine les minorités ethniques, c'est le double handicap de la race et de la classe et que, derrière la mise en avant de l'origine étrangère, se cache souvent la volonté d'évacuer la question sociale ?
Résumé : Ni chahut d'étudiants, ni conflit du travail, ni guerre civile : au-delà des mots et des images trop connues, du sensationnel et de la légende, Mai 68 est une forme inédite de protestation, propre au XXe siècle. Née dans une société d'opulence, prenant appui sur un contexte international en pleine mutation, cette révolte anti-autoritaire frappe, pendant deux mois, tous les secteurs de la vie active - école ou université, entreprises et usines, monde artistique - et met à mal les hiérarchies sociales. Une déferlante de colère, d'espoirs, d'écrits et de paroles qui ébranle les institutions françaises. Christine Fauré, sociologue, directeur de recherche au CNRS, retrace l'histoire encore "fumante" de Mai 68.
Depuis trente ans en France, des néoconservateurs s'en prennent à toute radicalité philosophique et à tout esprit de révolution sociale. Au titre d'une démocratie apaisée, ils rejettent toute tentative de modifier l'ordre existant, pourtant douloureux pour le plus grand nombre ; s'inspirant des penseurs en leur temps contre-révolutionnaires, ils veulent mettre un point final à une Révolution française encore pourvoyeuse de messages politiques. La pensée conservatrice contemporaine se réfère unanimement à Tocqueville, institué maître à penser, qui lui-même avait été contempteur de la Révolution de 1848 et partisan de la colonisation de l'Algérie. Elle abuse du concept de totalitarisme pour effrayer. Elle exprime un rejet quasi-militant des événements de mai 68, étouffe un désir de justice : pourtant, versant méconnu de la révolte qui embrasa l'ensemble de la société, réouverture en 1970 des procès contre la collaboration française. Le renouveau réactionnaire s'est développé, dans la lignée de Raymond Aron, en philosophie, histoire et politique, avec Luc Ferry, Pierre Nora, Marcel Gauchet, Stéphane Courtois...
A la veille de la Révolution, un mouvement d'émancipation des femmes dans l'art voit le jour sous la conduite d'Elisabeth Vigée Le Brun et d'Adélaïde Labille-Guiard. Elles adoptent des stratégies inédites pour reculer les limites imposées aux "personnes du sexe" : Entrée à l'Académie royale, participation aux salons, formation d'écoles. Cette dynamique identitaire se cristallise dans le genre de l'autoportrait constituant la part la plus originale et la plus neuve de leur contribution à la Révolution française et à l'histoire de l'art du XVIIIe siècle. Lorsque la Révolution se déclenche, les femmes artistes occupent une position enviable. Mais ce mouvement d'émancipation est vite brisé. Exclues des institutions républicaines les femmes renvoyées à un genre féminin étroit, sentimental et maternel qui finira par leur couper les ailes. Après avoir conquis la gloire, les voilà marginalisées du "nouveau régime des arts" , mettant fin à une des périodes les plus riches de l'art français au féminin. Lorsque la Révolution se déclenche, les femmes artistes occupent une position enviable. Mais ce mouvement d'émancipation est vite brisé. Exclues des institutions républicaines les femmes renvoyées à un genre féminin étroit, sentimental et maternel qui finira par leur couper les ailes. Après avoir conquis la gloire, les voilà marginalisées du "nouveau régime des arts" , mettant fin à une période riche de l'art français au féminin.
Centre mis en place en avril 1945 par des membres issus de la résistance et sous l'égide du ministère des Prisonniers de guerre Déportés et Rapatriés, dirigé par Henri Frenay, lui-même fondateur du Mouvement Combat. On remarquera l'importance des résistants dans cette initiative et dans son organisation. L'équipe d'encadrement a dû faire face en quelques mois à une arrivée massive de déportés rapatriés en France dans l'improvisation la plus grande. Elle fut secondée par de nombreux bénévoles, assistantes sociales, scouts, infirmières, Croix-Rouge et personnel de l'hôtel. Riche de 600 chambres, le Lutetia fut un lieu spécial, réservé aux déportés survivants, "âLe palace des bagnards d'honneurâ" comme le nomma le journal Libres, par où sont passés entre 17. 000 à 20. 000 déportés, soit plus d'un rapatrié sur trois. Quatre-vingt ans après la libération des camps de concentration et d'extermination, son histoire reste encore mal connue. Qui a réquisitionné l'hôtel et que s'est-il passé pendant ces quatre terribles mois marqués par l'attente des familles, le choc du retour et la difficile prise de conscience de l'ampleur de la tragédieâ? Ce livre est issu d'une exposition réalisée en 2015 sous le commissariat de Marie-Jo Bonnet, et organisée par les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD-Paris). Nous avons actualisé les recherches avec un cahier photo de documents d'archives qui attestent de cette histoire dans toutes ses dimensions humaines et institutionnelles.
Résumé : Le Manuscrit du maréchal Bugeaud (1784-1849) La Guerre des rues et des maisons, avait disparu. Subtilisé et longtemps recherché, il est ici publié et présenté par Malté Bouyssy qui l'a authentifié. Cet écrit du Maréchal est un véritable traité de contre-guérilla urbaine, à l'encontre du révolutionnaire, du socialiste, de l'émeutier. Bugeaud espérait le publier en 1849 mais ses amis politiques qui ne voulaient pas ranimer en période électorale, les cuisants souvenirs de 1848 : victoire des insurgés en février et massacres en juin, l'en empêchèrent.
Lila Lounguina (1920-1998) vit à Moscou entourée d'écrivains et d'artistes dans la tourmente d'une menace policière constante. A l'aide de la littérature et de l'art, elle surmonte tous les séismes qui marquèrent le stalinisme, le dégel, les années Brejnev et Gorbatchev jusqu'à la défaite supposée de l'Empire. Ce viatique était un mode de vie autant qu'un talent. Ni dissidente, ni refuznik, ni réfugiée, Lila Lounguina, attachée à la culture européenne, était traductrice en russe de grands auteurs, allemands, suédois et français tels Colette, Romain Gary et Boris Vian. Claude Kiejman, journaliste a collaboré à l'Express, au journal Le Monde dont elle fut la correspondante au Mexique ; chargée de la politique internationale à France Culture pour la Russie, les pays de l'Est ; autrice d'essais et de biographies. Sa longue collaboration à Moscou avec Lila Lounguina a permis ce livre.