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Lutetia, 1945. Le centre d'accueil et de contrôle des déportés
Bonnet Marie-Jo
CHRYSEIS
10,00 €
Épuisé
EAN :9791091609562
Centre mis en place en avril 1945 par des membres issus de la résistance et sous l'égide du ministère des Prisonniers de guerre Déportés et Rapatriés, dirigé par Henri Frenay, lui-même fondateur du Mouvement Combat. On remarquera l'importance des résistants dans cette initiative et dans son organisation. L'équipe d'encadrement a dû faire face en quelques mois à une arrivée massive de déportés rapatriés en France dans l'improvisation la plus grande. Elle fut secondée par de nombreux bénévoles, assistantes sociales, scouts, infirmières, Croix-Rouge et personnel de l'hôtel. Riche de 600 chambres, le Lutetia fut un lieu spécial, réservé aux déportés survivants, "âLe palace des bagnards d'honneurâ" comme le nomma le journal Libres, par où sont passés entre 17. 000 à 20. 000 déportés, soit plus d'un rapatrié sur trois. Quatre-vingt ans après la libération des camps de concentration et d'extermination, son histoire reste encore mal connue. Qui a réquisitionné l'hôtel et que s'est-il passé pendant ces quatre terribles mois marqués par l'attente des familles, le choc du retour et la difficile prise de conscience de l'ampleur de la tragédieâ? Ce livre est issu d'une exposition réalisée en 2015 sous le commissariat de Marie-Jo Bonnet, et organisée par les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD-Paris). Nous avons actualisé les recherches avec un cahier photo de documents d'archives qui attestent de cette histoire dans toutes ses dimensions humaines et institutionnelles.
Qu'est-ce que les femmes ont apporté à l'art? Telle est la question à laquelle répond Marie-Jo Bonnet dans ce livre qui renouvelle notre regard sur l'histoire de l'art. Chronologiquement d'abord, de la préhistoire à nos jours, avec une étude sur l'évolution de leur statut professionnel. Thématiquement ensuite, avec quatre grands sujets universels: dire le féminin, dire le masculin, souffrir et jouir, où les femmes dévoilent une vision singulière et des motivations différentes de celles des hommes. Les Femmes dans l'art est riche de quelque 200 ?uvres, qui mettent au jour l'apport de la création "féminine" au regard de la création "masculine." Il nous convie à la découverte d'un patrimoine fascinant et méconnu.
Résumé : La maternité symbolique a toujours existé : mettre au monde des idées, des oeuvres d'art, des livres, l'enfant intérieur ; aider à grandir, prendre soin de l'autre, guérir les âmes... La culture patriarcale le sait qui a limité cette maternité symbolique aux figures de Vierges rédemptrices et miséricordieuses, entretenant la séparation entre le corps (maternel) et l'esprit (divin). Ce qui explique pourquoi la maternité symbolique est si peu connue. Si, dans les années 1970, on a pu croire que l'accès des femmes à la maitrise de leur fécondité allait permettre de vivre enfin la libre maternité, il a fallu déchanter. Les techniques de procréation artificielle ont repris le contrôle du corps des femmes, réactivant la hantise de la stérilité tout stigmatisant les femmes qui n'ont pas d'enfants. Des cultes aux déesses mères à la maïeutique Socratique en passant par Thérèse d'Avila, Jeanne Guyon ou, plus près de nous la Mère d'Auroville, Niki de Saint Phalle, l'éco-féminisme et les Chamanes, Marie-Jo Bonnet ouvre le débat en démontrant que la maternité symbolique fait partie de l'expérience universelle. Elle est la fois une alternative à la maternité obligatoire et un moyen d'exprimer son élan créateur, qu'il soit mystique, artistique ou guérisseur.
Les avant-gardes en art ne sont-elles pas misogynes ? Censées être le lieu de toutes les libertés, de toutes les ouvertures, n'occultent-elles pas, elles aussi, en toute bonne conscience, la contribution des femmes ? Si la pratique artistique féminine a toujours été riche et abondante en France, l'opposition des institutions l'a longtemps cantonnée à un rôle subalterne, montre Marie-Jo Bonnet. Tout a-t-il changé avec le XXe siècle, alors que tout semblait éclater ? Certainement pas. Bref, êtres sensibles et délicats, les femmes seraient toujours bornées aux arts mineurs, à la méconnaissance, à la simple exposition narcissique. Alors qu'Annette Messager a été choisie pour représenter la France à la biennale de Venise, où en est-on ? Peut-on encore soutenir que, si les femmes sont moins bien considérées en art, c'est parce que leurs ?uvres seraient de moindre valeur que celles des hommes ? Un ouvrage polémique qui montre la persistance des clichés et des conformismes sexistes dans le milieu de l'art contemporain.
Occulté depuis l'Antiquité, le désir de la femme pour la femme ressurgit constamment au cours de l'histoire, malgré sa répression, sa négation ou la fausse indifférence qu'il suscite aujourd'hui. Marie-Jo Bonnet interroge son statut dans la Bible, la psychanalyse, la famille et le politique ; elle se demande pourquoi il n'a pas de place ni d'identité propre dans la Cité, alors qu'il n'est frappé d'aucun interdit religieux ou profane. Créateur et spirituel, serait-il un instrument de libération politique ? L'historienne livre une analyse originale de l'expérience du MLF, des débats autour de l'homosexualité, de la lesbophobie persistante jusqu'à la reconnaissance récente du couple homosexuel et de la PMA. Mais le désir quel qu'il soit est avant tout une expérience singulière et complexe. Ce livre dresse ainsi un tableau inédit des différentes figures de l'amour lesbien à travers la littérature, chez des auteurs classiques comme Marguerite Yourcenar, Violette Leduc, Simone de Beauvoir et Djuna Barnes, plus récents comme Monique Wittig, Anne Garréta et Christine Angot, ou plus inattendus, comme Mme de Sévigné.
Lila Lounguina (1920-1998) vit à Moscou entourée d'écrivains et d'artistes dans la tourmente d'une menace policière constante. A l'aide de la littérature et de l'art, elle surmonte tous les séismes qui marquèrent le stalinisme, le dégel, les années Brejnev et Gorbatchev jusqu'à la défaite supposée de l'Empire. Ce viatique était un mode de vie autant qu'un talent. Ni dissidente, ni refuznik, ni réfugiée, Lila Lounguina, attachée à la culture européenne, était traductrice en russe de grands auteurs, allemands, suédois et français tels Colette, Romain Gary et Boris Vian. Claude Kiejman, journaliste a collaboré à l'Express, au journal Le Monde dont elle fut la correspondante au Mexique ; chargée de la politique internationale à France Culture pour la Russie, les pays de l'Est ; autrice d'essais et de biographies. Sa longue collaboration à Moscou avec Lila Lounguina a permis ce livre.
Ce livre traite d'un " moment " du parcours de Lacan, où il rencontre les leçons de Clérambault, son seul Maître en psychiatrie. Nouant la philosophie, la psychanalyse et la fantaisie, la trame est celle d'un apologue entre Maître Clérambault et son élève Lacan. Nous y avons conçu les ressorts d'une relation complexe. La démarche de l'ouvrage suit les trois scansions du " temps logique " lacanien : " l'instant de voir ", " le temps pour comprendre " et le " moment de conclure ", à l'oeuvre dans la rencontre du Maître et de l'élève. Le premier donne un aperçu sur l'inconscient et une transgression de l'élève à l'endroit du Maître. Le second souligne les leçons du Maître sur la passion des étoffes, la folie à deux et le délire collectif couplé au crime de masse. Le troisième signe le tournant de Lacan vers la psychanalyse, après la seconde guerre, centré sur la criminologie, la psychiatrie anglaise et le trait singulier du sujet. Loin de constituer un simple antécédent embaumé, à ranger dans les limbes du surgissement de Lacan sur la scène psychanalytique, le " moment Clérambault " est constitutif de la fraîcheur du discours psychanalytique, attentif aux conditions de sa naissance.
Résumé : Les dignitaires nazis voulaient "âémanciper les femmes de l'émancipationâ" , et ils supprimèrent la plupart des libertés qu'elles avaient acquises sous le régime de Weimar. Ils les éloignèrent du travail salarié, les reléguèrent dans la sphère des 3K (Kinder, Küche, Kirche - Enfants, Cuisine, Eglise), et chantèrent les louanges de l'image la plus archaïque des femmes et des mères de famille. Dans cet ouvrage pionnier, Rita Thalmann analyse les mesures liberticides du 3e Reich. Elle dresse un large inventaire des vies et des réactions des femmes sous le nazisme : femmes aryennes indifférentes, sympathisantes, parfois participantes zélées du régime (y compris sous ses aspects les plus criminels), femmes marginalisées, persécutées, déportées, voire exterminées par celui-ci. Maintes questions surgissent à la lecture du livre, sur les différents degrés d'adhésion (ou d'opposition) au totalitarisme. Sur les marges de liberté pour des sujets soumis à un régime de terreur, au contrôle omniprésent des conduites et des pensées. Sur les modes de résistance, ou au contraire de consentement à l'oppression. Toutes questions qui restent, aujourd'hui encore, d'une brûlante actualité.