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Lacan et le "moment Clérambault"
Klajnman Adrien ; Gatian de Clérambault Gaëtan
CHRYSEIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9791091609555
Ce livre traite d'un " moment " du parcours de Lacan, où il rencontre les leçons de Clérambault, son seul Maître en psychiatrie. Nouant la philosophie, la psychanalyse et la fantaisie, la trame est celle d'un apologue entre Maître Clérambault et son élève Lacan. Nous y avons conçu les ressorts d'une relation complexe. La démarche de l'ouvrage suit les trois scansions du " temps logique " lacanien : " l'instant de voir ", " le temps pour comprendre " et le " moment de conclure ", à l'oeuvre dans la rencontre du Maître et de l'élève. Le premier donne un aperçu sur l'inconscient et une transgression de l'élève à l'endroit du Maître. Le second souligne les leçons du Maître sur la passion des étoffes, la folie à deux et le délire collectif couplé au crime de masse. Le troisième signe le tournant de Lacan vers la psychanalyse, après la seconde guerre, centré sur la criminologie, la psychiatrie anglaise et le trait singulier du sujet. Loin de constituer un simple antécédent embaumé, à ranger dans les limbes du surgissement de Lacan sur la scène psychanalytique, le " moment Clérambault " est constitutif de la fraîcheur du discours psychanalytique, attentif aux conditions de sa naissance.
Négligé dans les études spinozistes, l'art est une partie du savoir programmé par le jeune Spinoza et révèle son statut. Avec Spinoza, la Méthode désigne l'art de former le vrai plus facilement et suivant un certain ordre, c'est-à-dire la philosophie à l'?uvre. Au départ, chacun dispose d'au moins une idée vraie donnée, puis est en mesure d'élaborer des ouvrages intellectuels raffinés. Associée à différents registres de l'art de produire des choses difficiles, l'expérience de la production matérielle contribue ainsi à expliquer comment l'entendement se donne ses idées. Dans cette perspective, il convient d'interroger certains enjeux essentiels du spinozisme: l'expérience du corps productif, l'art de concevoir et d'imaginer, l'art du récit, le herem, les Vies de Spinoza. Réarticulés, ces thèmes sont révélateurs du projet philosophique spinozien, inséparable de l'image du philosophe artisan et des questions éthiques et politiques du jeune Spinoza: peut-on se sauver tout seul par l'activité intellectuelle? Que devient le corps lorsque l'esprit forme le vrai? Cette lecture souligne des points d'entrée dans l'?uvre spinozienne et, plus largement, nourrit la réflexion sur le statut des premiers écrits philosophiques. Il paraît légitime de déterminer comment évoluent des questions dans les différents ouvrages d'un philosophe. Mais on peut suivre un parcours dans son ?uvre en tenant compte de potentialités de pensée esquissées dès l'origine: elles portent un éclairage singulier sur une philosophie en cours de formation et sur ses points d'ancrage dans des traditions.
Lila Lounguina (1920-1998) vit à Moscou entourée d'écrivains et d'artistes dans la tourmente d'une menace policière constante. A l'aide de la littérature et de l'art, elle surmonte tous les séismes qui marquèrent le stalinisme, le dégel, les années Brejnev et Gorbatchev jusqu'à la défaite supposée de l'Empire. Ce viatique était un mode de vie autant qu'un talent. Ni dissidente, ni refuznik, ni réfugiée, Lila Lounguina, attachée à la culture européenne, était traductrice en russe de grands auteurs, allemands, suédois et français tels Colette, Romain Gary et Boris Vian. Claude Kiejman, journaliste a collaboré à l'Express, au journal Le Monde dont elle fut la correspondante au Mexique ; chargée de la politique internationale à France Culture pour la Russie, les pays de l'Est ; autrice d'essais et de biographies. Sa longue collaboration à Moscou avec Lila Lounguina a permis ce livre.
Résumé : Les dignitaires nazis voulaient "âémanciper les femmes de l'émancipationâ" , et ils supprimèrent la plupart des libertés qu'elles avaient acquises sous le régime de Weimar. Ils les éloignèrent du travail salarié, les reléguèrent dans la sphère des 3K (Kinder, Küche, Kirche - Enfants, Cuisine, Eglise), et chantèrent les louanges de l'image la plus archaïque des femmes et des mères de famille. Dans cet ouvrage pionnier, Rita Thalmann analyse les mesures liberticides du 3e Reich. Elle dresse un large inventaire des vies et des réactions des femmes sous le nazisme : femmes aryennes indifférentes, sympathisantes, parfois participantes zélées du régime (y compris sous ses aspects les plus criminels), femmes marginalisées, persécutées, déportées, voire exterminées par celui-ci. Maintes questions surgissent à la lecture du livre, sur les différents degrés d'adhésion (ou d'opposition) au totalitarisme. Sur les marges de liberté pour des sujets soumis à un régime de terreur, au contrôle omniprésent des conduites et des pensées. Sur les modes de résistance, ou au contraire de consentement à l'oppression. Toutes questions qui restent, aujourd'hui encore, d'une brûlante actualité.