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Gloire-éviction des Femmes peintres. 1770-1804
Bonnet Marie-Jo
CHRYSEIS
16,00 €
Épuisé
EAN :9791091609531
A la veille de la Révolution, un mouvement d'émancipation des femmes dans l'art voit le jour sous la conduite d'Elisabeth Vigée Le Brun et d'Adélaïde Labille-Guiard. Elles adoptent des stratégies inédites pour reculer les limites imposées aux "personnes du sexe" : Entrée à l'Académie royale, participation aux salons, formation d'écoles. Cette dynamique identitaire se cristallise dans le genre de l'autoportrait constituant la part la plus originale et la plus neuve de leur contribution à la Révolution française et à l'histoire de l'art du XVIIIe siècle. Lorsque la Révolution se déclenche, les femmes artistes occupent une position enviable. Mais ce mouvement d'émancipation est vite brisé. Exclues des institutions républicaines les femmes renvoyées à un genre féminin étroit, sentimental et maternel qui finira par leur couper les ailes. Après avoir conquis la gloire, les voilà marginalisées du "nouveau régime des arts" , mettant fin à une des périodes les plus riches de l'art français au féminin. Lorsque la Révolution se déclenche, les femmes artistes occupent une position enviable. Mais ce mouvement d'émancipation est vite brisé. Exclues des institutions républicaines les femmes renvoyées à un genre féminin étroit, sentimental et maternel qui finira par leur couper les ailes. Après avoir conquis la gloire, les voilà marginalisées du "nouveau régime des arts" , mettant fin à une période riche de l'art français au féminin.
Résumé : La maternité symbolique a toujours existé : mettre au monde des idées, des oeuvres d'art, des livres, l'enfant intérieur ; aider à grandir, prendre soin de l'autre, guérir les âmes... La culture patriarcale le sait qui a limité cette maternité symbolique aux figures de Vierges rédemptrices et miséricordieuses, entretenant la séparation entre le corps (maternel) et l'esprit (divin). Ce qui explique pourquoi la maternité symbolique est si peu connue. Si, dans les années 1970, on a pu croire que l'accès des femmes à la maitrise de leur fécondité allait permettre de vivre enfin la libre maternité, il a fallu déchanter. Les techniques de procréation artificielle ont repris le contrôle du corps des femmes, réactivant la hantise de la stérilité tout stigmatisant les femmes qui n'ont pas d'enfants. Des cultes aux déesses mères à la maïeutique Socratique en passant par Thérèse d'Avila, Jeanne Guyon ou, plus près de nous la Mère d'Auroville, Niki de Saint Phalle, l'éco-féminisme et les Chamanes, Marie-Jo Bonnet ouvre le débat en démontrant que la maternité symbolique fait partie de l'expérience universelle. Elle est la fois une alternative à la maternité obligatoire et un moyen d'exprimer son élan créateur, qu'il soit mystique, artistique ou guérisseur.
Qu'est-ce que les femmes ont apporté à l'art? Telle est la question à laquelle répond Marie-Jo Bonnet dans ce livre qui renouvelle notre regard sur l'histoire de l'art. Chronologiquement d'abord, de la préhistoire à nos jours, avec une étude sur l'évolution de leur statut professionnel. Thématiquement ensuite, avec quatre grands sujets universels: dire le féminin, dire le masculin, souffrir et jouir, où les femmes dévoilent une vision singulière et des motivations différentes de celles des hommes. Les Femmes dans l'art est riche de quelque 200 ?uvres, qui mettent au jour l'apport de la création "féminine" au regard de la création "masculine." Il nous convie à la découverte d'un patrimoine fascinant et méconnu.
Résumé : "Quand j'ai rencontré Simone de Beauvoir en 1971 au MLF, elle faisait rêver notre génération. Elle était l'exemple même de la femme libre qui refusait de se marier et d'avoir des enfants tout en vivant un couple égalitaire avec Sartre. Avec la publication de sa correspondance, nous avons été obligées de revoir le mythe : une autre Beauvoir, la vraie Beauvoir, apparaissait publiquement, dévoilant une femme qui n'assumait pas son amour charnel pour ses " petites amies " comme les appelait Sartre et dont la vie cachée contrastait cruellement avec le message émancipateur du Deuxième sexe. Beauvoir a-t-elle floué son public en n'assumant pas sa véritable personnalité ? Et pourquoi, continuons nous de la voir comme une référence du féminisme contemporain alors qu'elle est si divisée dans son rapport aux femmes ?" Marie-Jo Bonnet
Occulté depuis l'Antiquité, le désir de la femme pour la femme ressurgit constamment au cours de l'histoire, malgré sa répression, sa négation ou la fausse indifférence qu'il suscite aujourd'hui. Marie-Jo Bonnet interroge son statut dans la Bible, la psychanalyse, la famille et le politique ; elle se demande pourquoi il n'a pas de place ni d'identité propre dans la Cité, alors qu'il n'est frappé d'aucun interdit religieux ou profane. Créateur et spirituel, serait-il un instrument de libération politique ? L'historienne livre une analyse originale de l'expérience du MLF, des débats autour de l'homosexualité, de la lesbophobie persistante jusqu'à la reconnaissance récente du couple homosexuel et de la PMA. Mais le désir quel qu'il soit est avant tout une expérience singulière et complexe. Ce livre dresse ainsi un tableau inédit des différentes figures de l'amour lesbien à travers la littérature, chez des auteurs classiques comme Marguerite Yourcenar, Violette Leduc, Simone de Beauvoir et Djuna Barnes, plus récents comme Monique Wittig, Anne Garréta et Christine Angot, ou plus inattendus, comme Mme de Sévigné.
Centre mis en place en avril 1945 par des membres issus de la résistance et sous l'égide du ministère des Prisonniers de guerre Déportés et Rapatriés, dirigé par Henri Frenay, lui-même fondateur du Mouvement Combat. On remarquera l'importance des résistants dans cette initiative et dans son organisation. L'équipe d'encadrement a dû faire face en quelques mois à une arrivée massive de déportés rapatriés en France dans l'improvisation la plus grande. Elle fut secondée par de nombreux bénévoles, assistantes sociales, scouts, infirmières, Croix-Rouge et personnel de l'hôtel. Riche de 600 chambres, le Lutetia fut un lieu spécial, réservé aux déportés survivants, "âLe palace des bagnards d'honneurâ" comme le nomma le journal Libres, par où sont passés entre 17. 000 à 20. 000 déportés, soit plus d'un rapatrié sur trois. Quatre-vingt ans après la libération des camps de concentration et d'extermination, son histoire reste encore mal connue. Qui a réquisitionné l'hôtel et que s'est-il passé pendant ces quatre terribles mois marqués par l'attente des familles, le choc du retour et la difficile prise de conscience de l'ampleur de la tragédieâ? Ce livre est issu d'une exposition réalisée en 2015 sous le commissariat de Marie-Jo Bonnet, et organisée par les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD-Paris). Nous avons actualisé les recherches avec un cahier photo de documents d'archives qui attestent de cette histoire dans toutes ses dimensions humaines et institutionnelles.
Lila Lounguina (1920-1998) vit à Moscou entourée d'écrivains et d'artistes dans la tourmente d'une menace policière constante. A l'aide de la littérature et de l'art, elle surmonte tous les séismes qui marquèrent le stalinisme, le dégel, les années Brejnev et Gorbatchev jusqu'à la défaite supposée de l'Empire. Ce viatique était un mode de vie autant qu'un talent. Ni dissidente, ni refuznik, ni réfugiée, Lila Lounguina, attachée à la culture européenne, était traductrice en russe de grands auteurs, allemands, suédois et français tels Colette, Romain Gary et Boris Vian. Claude Kiejman, journaliste a collaboré à l'Express, au journal Le Monde dont elle fut la correspondante au Mexique ; chargée de la politique internationale à France Culture pour la Russie, les pays de l'Est ; autrice d'essais et de biographies. Sa longue collaboration à Moscou avec Lila Lounguina a permis ce livre.