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ENCYCLOPEDIE POLITIQUE ET HISTORIQUE DES FEMMES. Europe, Amérique du nord
FAURE CHRISTINE
PUF
77,08 €
Épuisé
EAN :9782130483168
Ce n'est qu'au XXe siècle que les femmes ont accédé au droit de vote dans les démocraties. Aujourd'hui encore, dans la plupart des Etats d'Europe et d'Amérique du Nord, leur place au sein des institutions politiques reste insignifiante. Pourtant, les faits sont là : de la naissance des Etats modernes jusqu'à nos jours, présence et mobilisation des femmes sont attestées lors des grands événements qui ont marqué l'histoire des sociétés occidentales. Il ne s'agit ni de déceler le changement de leur image, ni de faire l'histoire de leur apparence, mais bien d'évaluer des actions conduites dans des situations fondatrices. Situer, décrire, apprécier la participation des femmes dans le mouvement général des transformations politiques, c'est affirmer résolument une volonté de synthèse contre tout éloge des particularismes féminins légitimant absence et inégalité. Anthropologues, historiens, philosophes, politologues et sociologues apportent à cette entreprise les ressources de leurs disciplines.
Pourquoi Mme de Beaumer, directrice du Journal des dames (1759-1778) s'oppose-t-elle à la censure ? Pour l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert : qui peut définir les femmes ? Pourquoi la future Mme Roland ne s'indigne-t-elle pas de la misogynie de Rousseau ? Pourquoi Mlle de Keralio qui édite avant 1789 une "collection des meilleurs ouvrages français composés par des femmes" personnifie pendant la Révolution le mépris des femmes ? quel sens attribuer à l'offrande patriotique menée par des femmes d'artistes et artistes elles-mêmes, le 7 septembre 1789 ? Comment comprendre la Déclaration des droits de la femme d'Olympe de Gouges dédiée à la Reine ? Simone de Beauvoir est-elle la première intellectuelle européenne ? Et Maria Antonietta Macchiocchi ? Comment les Femen, ce groupuscule venu de l'Est européen représentent-elles les féministes de la 3ème vague ? Le phénomène MeToo ou un changement de statut des victimes ? C'est à cet ensemble de questions que nous nous proposons de répondre : les femmes d'exception n'existent pas en soi. Seul le contexte explique leur action.
Comment est gouvernée la Sécurité sociale ? Question incongrue si l'on considère les analyses actuelles, axées plutôt sur le coût et la performance des prestations de la protection sociale. Pourtant, cette dimension gagne à être étudiée car les enjeux financiers, sociaux et politiques qu'elle recèle sont majeurs. L'objet de ce dossier est justement de remettre en perspective la régulation du système français de Sécurité sociale et de montrer comment, d'un mode de gouvernement historiquement daté, marqué du sceau de la " démocratie sociale ", on est progressivement passé à un mode de gouvernement plus ambigu - mi-étatique, mi-paritaire - aujourd'hui en pleine mutation, et qui s'inscrit dans un mouvement profond de renforcement de la puissance publique. Les partenaires sociaux (représentants des salariés et des employeurs), qui étaient auparavant placés au centre du système, se sont vus en effet marginalisé au profit d'autres acteurs : professionnels de la protection sociale, Parlement, usagers. Par ailleurs, agences, hautes autorités ou conseils, censés être plus pertinents dans leurs actions car plus proches de la société civile, se multiplient. Créées en 2009, les Agences régionales de santé (ARS) sont la dernière illustration de cette nouvelle forme d'intervention de l'Etat. Face à la difficulté de piloter une architecture aussi complexe, l'Etat adopte de nouvelles modalités d'intervention, qui laissent plus de place à l'évaluation, au partenariat et à la contractualisation - consacrant de fait l'entrée de la Sécurité sociale dans l'ère de la gouvernance.
Depuis trente ans en France, des néoconservateurs s'en prennent à toute radicalité philosophique et à tout esprit de révolution sociale. Au titre d'une démocratie apaisée, ils rejettent toute tentative de modifier l'ordre existant, pourtant douloureux pour le plus grand nombre ; s'inspirant des penseurs en leur temps contre-révolutionnaires, ils veulent mettre un point final à une Révolution française encore pourvoyeuse de messages politiques. La pensée conservatrice contemporaine se réfère unanimement à Tocqueville, institué maître à penser, qui lui-même avait été contempteur de la Révolution de 1848 et partisan de la colonisation de l'Algérie. Elle abuse du concept de totalitarisme pour effrayer. Elle exprime un rejet quasi-militant des événements de mai 68, étouffe un désir de justice : pourtant, versant méconnu de la révolte qui embrasa l'ensemble de la société, réouverture en 1970 des procès contre la collaboration française. Le renouveau réactionnaire s'est développé, dans la lignée de Raymond Aron, en philosophie, histoire et politique, avec Luc Ferry, Pierre Nora, Marcel Gauchet, Stéphane Courtois...
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.