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Du bien et de la crise. Platon, Parménide et Paul de Tarse
Fattal Michel
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782343086125
Quel est l'intérêt philosophique d'une réflexion sur le "bien" dans le Phédon de Platon, et sur les "origines de la crise" développée par Parménide d'Elée dans son Poème et Paul de Tarse dans sa Première Lettre aux Corinthiens ? Il s'agira d'abord de voir comment le "bien" du Phédon de Platon est en mesure d'offrir, du haut de sa transcendance et d'une manière étonnante, une solution inédite au problème de la "séparation" (chôrismos) dans le but d'assurer la cohésion de l'univers, de sauvegarder l'unité de l'homme et de fonder tout discours logique. Une telle étude aurait notamment pour résultat de remettre en cause l'idée reçue selon laquelle Platon développe une philosophie dualiste dans le Phédon. La deuxième partie de l'ouvrage propose de voir comment la "crise" (krisis) provoquée par le logos (raison) philosophique de Parménide d'Elée opère une critique des valeurs mondaines de son temps, et en quoi cette critique demeure valable pour l'homme d'aujourd'hui, afin d'examiner, par la suite, l'apport spécifique de Paul de Tarse au traitement de la "crise" corinthienne qu'il rencontre et qu'il tente de résoudre à partir de son logos (langage) spirituel, tout aussi critique que celui de la philosophie. Peut-on soutenir que ce logos est également en mesure de servir, aujourd'hui, de garde-fou salutaire à toute forme de débordement et d'excès ? De quels excès s'agit-il ? De quelles façons chacun de ces deux types de logos philosophique et spirituel procure-t-il à l'homme un sens du discernement nécessaire à sa vie ? Telles sont certaines des questions auxquelles le présent ouvrage tente de répondre.
Quels furent le devenir et le destin d'Aristote et de Plotin au sein de la philosophie arabe ? Le présent ouvrage se propose de répondre à cette question en envisageant, en un premier temps, la postérité médiévale arabe de la noétique et de la logique aristotéliciennes pour étudier, par la suite, la réception médiévale arabe de la cosmologie et de la spiritualité plotiniennes. Les traducteurs, les commentateurs et les philosophes arabes du Moyen Age ont-ils été en mesure de prolonger adéquatement la théorie aristotélicienne de l'intellection et du jugement telle qu'elle se trouve développée par Aristote dans le De anima ou ont-ils été amenés à déformer la philosophie du Stagirite ? La pseudo-Théologie d'Aristote, qui est faussement attribuée à Aristote et qui est une paraphrase arabe des trois dernières Ennéades de Plotin, a-t-elle compris correctement la cosmologie de Plotin ou a-t-elle eu plutôt tendance à tirer cette cosmologie dans le sens du créationnisme monothéiste ? Par ailleurs, la philosophie d'Al-Farâbi a-t-elle interprété fidèlement la spiritualité de Plotin et sa conception de l'âme dans ses relations au divin ? Telles sont principalement les questions auxquelles il faudra répondre afin d'être en mesure de déceler les prolongements et les mutations, les continuités et les ruptures qui unissent et séparent Aristote et Plotin de leurs interprètes arabes. Le lecteur pourra ainsi apprécier les enjeux philosophiques et métaphysiques de cette confrontation.
Plotin, philosophe grec du IIIe siècle après J.-C., ayant vécu à Alexandrie et à Rome, offre au lecteur d'aujourd'hui un voyage merveilleux dans le monde "exotique" de la pensée antique. De quelle manière les Traités de Plotin invitent-ils le lecteur du XXIe siècle à adopter des catégories mentales qui lui sont "étrangères" ? Et comment l'installent-ils ainsi "à l'extérieur" du monde moderne qu'il habite ? N'est-ce pas à travers la richesse du champ sémantique des mots utilisés par les Ennéades, autorisant parfois des associations étonnantes entre des concepts a priori inconciliables ou peu conciliables aux yeux de l'homme d'aujourd'hui, que résiderait notamment l'un des intérêts de la philosophie de Plotin ? Les trois chapitres du présent ouvrage intitulés "Exégèse et originalité", "Existence et identité", "Logos et technê", illustrent ces types d'associations conceptuelles déroutantes, et pourtant souvent convaincantes. Lhomme moderne ne peut qu'être fasciné par l'argumentation des Ennéades montrant, pas à pas, les liens indéfectibles et stimulants rattachant par exemple "l'existence à l'identité", "le logos à la technê" ; de tels liens pouvant parfois conduire Plotin à dépasser la tradition dont il est issu et dont il se réclame pourtant.
Que signifie le terme de conversion ? Pourquoi est-on parfois autorisé à qualifier la conversion d'expérience spirituelle ? Qu'est-ce qu'une expérience spirituelle ? Comment comprendre le phénomène particulier de la conversion au sein de différentes formes de spiritualités issues de milieux culturels et linguistiques variés ? Quel est l'intérêt de la mise en perspective de différentes formes de conversions relatées par des auteurs ou des textes philosophiques et religieux de l'Antiquité et du Moyen Age ? Le présent ouvrage se propose de répondre à ces questions en procédant à une lecture philosophique, et à une analyse précise, de la notion de conversion dans la philosophie grecque païenne de Platon et de Plotin, dans certains textes fondateurs du judaïsme et du christianisme, chez le Pseudo-Macaire et chez Augustin d'Hippone, ainsi que dans la philosophie arabo-musulmane représentée par Al-Farâbî et Al-Ghazâlî. Le lecteur sera peut-être étonné par les sens et les fonctions multiples assignés à la notion de conversion par ces différentes spiritualités, et de découvrir des analogies ou des invariants qui rapprochent certaines d'entre elles. Une telle enquête se propose également de mesurer la présence souterraine ou explicite de Platon, et plus particulièrement de Plotin, chez certains auteurs écrivant en grec, en arabe ou en latin.
Le logos en tant que "discours" n'est-il pas l'instrument par excellence du philosophe ? En quoi le logos (discours) du Banquet de Platon et des Ennéades de Plotin joue-t-il un rôle fondamental ? N'est-ce pas dans la "mise en relation" de différents interlocuteurs dialoguant autour d'un thème fédérateur, l'amour, qui est lui-même "relation" et mise en relation des hommes entre eux, que résiderait notamment l'intérêt du logos platonicien du Banquet ? Le philosophe du Banquet, identifié à la figure dynamique de l'amour-intermédiaire situé à mi-chemin entre les hommes et les dieux, n'est-il pas celui qui se sert adéquatement du logos en vue de "relier" les hommes aux Idées et de les acheminer à la vérité ? Le lecteur découvrira que cette mise en relation des hommes avec les Idées et avec la vérité, réalisée par le logos efficace du philosophe, permet en fait à Platon de lever certaines difficultés propres à son système et de résoudre ainsi un problème d'ordre métaphysique. Il semblerait par ailleurs que le logos de Plotin occupe, quant à lui, une position négligeable du fait de son incapacité à exprimer l'Un. Or, une lecture approfondie des Ennéades permet de constater qu'il est tout aussi déterminant que celui de Platon puisqu'il se propose lui aussi de mettre en relation les hommes avec la vérité (Idées) telle qu'elle a été saisie "intuitivement" par la pensée du philosophe. N'est-ce pas dans le fait de traduire et d'interpréter d'une manière médiate et extérieure ce que la pensée du philosophe a pu saisir immédiatement et intérieurement, par "intuition", que résiderait notamment l'un des intérêts du logos des Ennéades ? Au terme de cette enquête portant sur le logos et l'intuition, le lecteur réalisera que Plotin développe, contrairement à ce que soutient l'opinion commune, une philosophie du langage qui est considérable et fort utile.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.