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Platon et Plotin. Relation, logos, intuition
Fattal Michel
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782343004044
Le logos en tant que "discours" n'est-il pas l'instrument par excellence du philosophe ? En quoi le logos (discours) du Banquet de Platon et des Ennéades de Plotin joue-t-il un rôle fondamental ? N'est-ce pas dans la "mise en relation" de différents interlocuteurs dialoguant autour d'un thème fédérateur, l'amour, qui est lui-même "relation" et mise en relation des hommes entre eux, que résiderait notamment l'intérêt du logos platonicien du Banquet ? Le philosophe du Banquet, identifié à la figure dynamique de l'amour-intermédiaire situé à mi-chemin entre les hommes et les dieux, n'est-il pas celui qui se sert adéquatement du logos en vue de "relier" les hommes aux Idées et de les acheminer à la vérité ? Le lecteur découvrira que cette mise en relation des hommes avec les Idées et avec la vérité, réalisée par le logos efficace du philosophe, permet en fait à Platon de lever certaines difficultés propres à son système et de résoudre ainsi un problème d'ordre métaphysique. Il semblerait par ailleurs que le logos de Plotin occupe, quant à lui, une position négligeable du fait de son incapacité à exprimer l'Un. Or, une lecture approfondie des Ennéades permet de constater qu'il est tout aussi déterminant que celui de Platon puisqu'il se propose lui aussi de mettre en relation les hommes avec la vérité (Idées) telle qu'elle a été saisie "intuitivement" par la pensée du philosophe. N'est-ce pas dans le fait de traduire et d'interpréter d'une manière médiate et extérieure ce que la pensée du philosophe a pu saisir immédiatement et intérieurement, par "intuition", que résiderait notamment l'un des intérêts du logos des Ennéades ? Au terme de cette enquête portant sur le logos et l'intuition, le lecteur réalisera que Plotin développe, contrairement à ce que soutient l'opinion commune, une philosophie du langage qui est considérable et fort utile.
Cet ouvrage se propose de réfléchir sur les différentes formes de rationalités mises en oeuvre dans l'Antiquité et au Moyen Age par Lucien de Samosate, Parménide, Platon, Plotin et saint Anselme. C'est à travers la problématique de l'Image, du Mythe, du Logos et de la Raison qu'il sera possible de rendre compte de l'originalité de ces différentes pensées situées aux confins de la rhétorique et de la philosophie, de l'esthétique et de la cosmologie, du mythe et de la raison, de la foi et de la raison, de la théologie et de la philosophie. Quel est le statut de l'image, de l'imaginaire et de la philosophie chez l'orateur, Lucien de Samosate? L'image en tant que fiction n'est-elle pas la cible du philosophe, Plotin, qui ne ménagera pas ses critiques à l'égard de l'image gnostique? En quel sens l'image plotinienne rend-elle compte de la genèse du monde sensible et propose-t-elle une nouvelle esthétique? Jusqu'à quel point le caractère mimétique du langage est-il, chez Platon, en mesure de signifier l'essence des choses, et de contribuer à l'élaboration d'une philosophie du langage? De quelle manière Parménide d'Elée envisage-t-il les rapports du logos au muthos? Quelle est sa position face au langage de la tradition poétique et mythique représentée par Homère et Hésiode? Enfin, quel est l'apport de la raison (ratio) pour le Moyen Age latin du XIe siècle? Quel est, plus exactement, le rôle joué par la raison et par l'intelligence dans leurs relations à la foi chez saint Anselme? Le théologien philosophe développe-t-il, dans son oeuvre, un fidéisme qui serait la marque d'un acte de démission de l'intelligence ou engage-t-il sa pensée dans la voie d'un rationalisme exacerbé qui ferait un usage exclusif de la raison? Telles sont les questions auxquelles le présent ouvrage se propose de répondre. Biographie de l'auteur Michel Fattal, membre de la Société platonicienne internationale depuis sa fondation en 1989, est actuellement maître de conférences habilité à diriger des recherches en philosophie ancienne et médiévale ci l'Université de Grenoble. Il a publié une dizaine d "ouvrages et plus d'une trentaine d'articles consacrés aux théories philosophiques du Logos dans l'Antiquité, à Platon, Plotin, saint Augustin, ainsi qu'in la réception médiévale de la philosophie grecque (voir la bibliographie sélective de l'auteur en début d'ouvrage)."
Consentius, un laïc des Iles Baléares, apprenti en théologie, demande à Augustin de l'éclairer au sujet du Mystère de la trinité. Cet ouvrage propose une lecture commentée qui s'intéresse particulièrement au statut qu'il accorde à la "raison" dans ses rapports nuancés à la foi, à l'autorité, à l'intelligence, à la connaissance et à la vérité. Augustin est-il un penseur de la raison ? En quel sens le serait-il ? Minore-t-il le pouvoir de celle-ci ? Ou lui accorde-t-il une valeur incontournable dans sa recherche de Dieu ? De quelle façon ?
L'originalité d'Héraclite ne réside-t-elle pas dans le fait d'élaborer, bien avant Socrate et Platon, une réflexion philosophique et théorique sur les fondements de l'action morale et politique ? De quelles manières Héraclite envisage-t-il les rapports du parler et de l'agir ? Le logos (discours) et l'epos (parole) du philosophe, véhiculant la doctrine de l'harmonie des contraires, n'offrent-ils pas une ligne de conduite à suivre, un critère et une norme stables à l'action individuelle et collective ? Nos contemporains du XXIe siècle, prenant acte de la " crise des valeurs " qui traverse nos sociétés occidentales, et soucieux de réfléchir sur les fondements rationnels de l'action morale et politique, seront peut-être surpris d'entrevoir le caractère stimulant de la proposition faite à ce sujet par un philosophe-poète situé à mi-chemin entre la poésie homérique et hésiodique d'une part et la philosophie de Platon et d'Aristote d'autre part. Ils seront peut-être étonnés de retrouver en deçà des préoccupations écologiques actuelles, une philosophie plaçant la nature (phusis) et le cosmos au centre de son interrogation, et faisant de cette nature le critère ultime pouvant régir nos vies et nos pensées.
L'ouvrage se propose de mettre en perspective la pensée de Plotin avec celle de Platon, d'Augustin et d'Al-Farâbî. De telles filiations, de telles ruptures (ou transpositions) ne peuvent qu'éclairer le lecteur soucieux de comprendre les fondements grecs, latins et arabes de la philosophie.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.