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Aristote et Plotin dans la philosophie arabe
Fattal Michel
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782296061217
Quels furent le devenir et le destin d'Aristote et de Plotin au sein de la philosophie arabe ? Le présent ouvrage se propose de répondre à cette question en envisageant, en un premier temps, la postérité médiévale arabe de la noétique et de la logique aristotéliciennes pour étudier, par la suite, la réception médiévale arabe de la cosmologie et de la spiritualité plotiniennes. Les traducteurs, les commentateurs et les philosophes arabes du Moyen Age ont-ils été en mesure de prolonger adéquatement la théorie aristotélicienne de l'intellection et du jugement telle qu'elle se trouve développée par Aristote dans le De anima ou ont-ils été amenés à déformer la philosophie du Stagirite ? La pseudo-Théologie d'Aristote, qui est faussement attribuée à Aristote et qui est une paraphrase arabe des trois dernières Ennéades de Plotin, a-t-elle compris correctement la cosmologie de Plotin ou a-t-elle eu plutôt tendance à tirer cette cosmologie dans le sens du créationnisme monothéiste ? Par ailleurs, la philosophie d'Al-Farâbi a-t-elle interprété fidèlement la spiritualité de Plotin et sa conception de l'âme dans ses relations au divin ? Telles sont principalement les questions auxquelles il faudra répondre afin d'être en mesure de déceler les prolongements et les mutations, les continuités et les ruptures qui unissent et séparent Aristote et Plotin de leurs interprètes arabes. Le lecteur pourra ainsi apprécier les enjeux philosophiques et métaphysiques de cette confrontation.
Que signifie le terme de conversion ? Pourquoi est-on parfois autorisé à qualifier la conversion d'expérience spirituelle ? Qu'est-ce qu'une expérience spirituelle ? Comment comprendre le phénomène particulier de la conversion au sein de différentes formes de spiritualités issues de milieux culturels et linguistiques variés ? Quel est l'intérêt de la mise en perspective de différentes formes de conversions relatées par des auteurs ou des textes philosophiques et religieux de l'Antiquité et du Moyen Age ? Le présent ouvrage se propose de répondre à ces questions en procédant à une lecture philosophique, et à une analyse précise, de la notion de conversion dans la philosophie grecque païenne de Platon et de Plotin, dans certains textes fondateurs du judaïsme et du christianisme, chez le Pseudo-Macaire et chez Augustin d'Hippone, ainsi que dans la philosophie arabo-musulmane représentée par Al-Farâbî et Al-Ghazâlî. Le lecteur sera peut-être étonné par les sens et les fonctions multiples assignés à la notion de conversion par ces différentes spiritualités, et de découvrir des analogies ou des invariants qui rapprochent certaines d'entre elles. Une telle enquête se propose également de mesurer la présence souterraine ou explicite de Platon, et plus particulièrement de Plotin, chez certains auteurs écrivant en grec, en arabe ou en latin.
Plotin, philosophe grec du IIIe siècle après J.-C., ayant vécu à Alexandrie et à Rome, offre au lecteur d'aujourd'hui un voyage merveilleux dans le monde "exotique" de la pensée antique. De quelle manière les Traités de Plotin invitent-ils le lecteur du XXIe siècle à adopter des catégories mentales qui lui sont "étrangères" ? Et comment l'installent-ils ainsi "à l'extérieur" du monde moderne qu'il habite ? N'est-ce pas à travers la richesse du champ sémantique des mots utilisés par les Ennéades, autorisant parfois des associations étonnantes entre des concepts a priori inconciliables ou peu conciliables aux yeux de l'homme d'aujourd'hui, que résiderait notamment l'un des intérêts de la philosophie de Plotin ? Les trois chapitres du présent ouvrage intitulés "Exégèse et originalité", "Existence et identité", "Logos et technê", illustrent ces types d'associations conceptuelles déroutantes, et pourtant souvent convaincantes. Lhomme moderne ne peut qu'être fasciné par l'argumentation des Ennéades montrant, pas à pas, les liens indéfectibles et stimulants rattachant par exemple "l'existence à l'identité", "le logos à la technê" ; de tels liens pouvant parfois conduire Plotin à dépasser la tradition dont il est issu et dont il se réclame pourtant.
L'originalité d'Héraclite ne réside-t-elle pas dans le fait d'élaborer, bien avant Socrate et Platon, une réflexion philosophique et théorique sur les fondements de l'action morale et politique ? De quelles manières Héraclite envisage-t-il les rapports du parler et de l'agir ? Le logos (discours) et l'epos (parole) du philosophe, véhiculant la doctrine de l'harmonie des contraires, n'offrent-ils pas une ligne de conduite à suivre, un critère et une norme stables à l'action individuelle et collective ? Nos contemporains du XXIe siècle, prenant acte de la " crise des valeurs " qui traverse nos sociétés occidentales, et soucieux de réfléchir sur les fondements rationnels de l'action morale et politique, seront peut-être surpris d'entrevoir le caractère stimulant de la proposition faite à ce sujet par un philosophe-poète situé à mi-chemin entre la poésie homérique et hésiodique d'une part et la philosophie de Platon et d'Aristote d'autre part. Ils seront peut-être étonnés de retrouver en deçà des préoccupations écologiques actuelles, une philosophie plaçant la nature (phusis) et le cosmos au centre de son interrogation, et faisant de cette nature le critère ultime pouvant régir nos vies et nos pensées.
Le Sophiste représente un des sommets de la philosophie en général et de la pensée grecque et platonicienne en particulier. C'est dans le Sophiste que Platon élabore une théorie philosophique du langage qui est complète et achevée. Le présent ouvrage, destiné à un large public et qui est également susceptible d'alimenter la réflexion des spécialistes, se propose de montrer toute l'originalité de la pensée platonicienne en matière de langage. Il entend ainsi décrire l'itinéraire intellectuel et philosophique qui a conduit Platon à élaborer sa théorie de la proposition, et à réfléchir sur les conditions de possibilité du vrai et du faux dans les discours. N'est-ce pas face aux orateurs de son temps et aux sophistes, qui pratiquaient l'art de la persuasion et de la tromperie, que Platon sera amené à rendre compte de ce qu'est un discours faux et un discours vrai ? En quoi les critiques adressées par Platon à la sophistique demeurent-elles d'actualité ? Enfin, l'originalité du Sophiste ne réside-t-elle pas également dans le fait de remettre en cause certains fondements de la pensée grecque et de bouleverser certains principes émis par Platon lui-même dans ses dialogues antérieurs ? La réponse à chacune de ces questions permettra au lecteur d'assister à l'acte de naissance d'une nouvelle cartographie du réel et de l'être proposée par Platon, et d'apprécier sa conception totalement novatrice du logos et de la dialectique qui ne manqueront pas de jeter les bases des réflexions à venir sur le langage et la pensée.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.