Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le Village en flammes
Fassbinder Rainer-Werner
L ARCHE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782851810441
Par faim de justice ou de vengeance, mais aussi, chez certains, par souci de préserver des intérêts très concrets, les gens de Fuente Ovejuna tuent le commandeur qui ne savait pas, rappelle la putain Jacinta, qu on ne peut tout prendre sans donner un peu puis se nourrissent de sa dépouille. Le roi ordonne pour l exemple que l on mette le feu au village et qu on lui amène les habitants. Tous n admettent de responsabilité que collective et, s entendant condamnés à la décapitation, se précipitent sur les gens de la cour pour les dévorer jusqu à l os. Telles sont les deux scènes paroxystiques de l extraordinaire histoire de mangeaille, de sueur, de crasse, de sexe, de sang et de mort que retrace, dans une langue d une force brutale, Le Village en flammes de Fassbinder. On est loin de la noble comédie en vers de Lope de Vega, expression d une âme collective, où le droit triomphe.
Fassbinder Rainer Werner ; Töteberg Michael ; Joua
Pendant toute sa vie, Fassbinder a donné un grand nombre d'interviews, réfléchissant ainsi sa pratique du cinéma. Ce volume regroupe quelques entretiens et essais de sa plume, où il donne à penser le métier de réalisateur, l'engagement de l'artiste, les liens entre l'art et la politique. Si ses films constituaient un journal personnel de l'artiste, les interviews en sont le commentaire. Des propos libres et vivifiants sur le monde contemporain, les rapports entre le cinéma et la réalité, la jungle des commissions, le métier de cinéaste à Hollywood et en Allemagne, mais aussi l'amour et le travail, la violence au coeur des relations sociales et dans la sphère privée
Huit heures ne font pas un jour forme ce que l'on appelle aujourd'hui une "mini-série" en cinq épisodes, diffusée à la télévision d'octobre 1972 à mars 1973 sur la première chaîne allemande, ainsi que trois épisodes supplémentaires non réalisés. Cette mini-série décrit la vie quotidienne d'une famille de la classe ouvrière à Cologne en Allemagne de l'Ouest, entre utopie prolétaire post "30 Glorieuses" et anticonformisme culturel des années 1970. Au fil des épisodes se déploie une fresque familiale, emportée par le personnage de la grand-mère, Luise, l'aïeule indocile et entêtée, au franc-parler truculent et à l'impertinence malicieuse. Sans naturalisme feint ni goût prononcé pour la caricature sociale, Fassbinder y aborde les mécanismes d'oppression et l'aliénation par le travail à l'usine, lieu d'exercice de l'autorité des contremaîtres et des patrons, le désir d'émancipation par le travail chez les femmes, l'opportunisme insidieux de la presse, l'essor du consumérisme avec l'ouverture de l'Allemagne de l'Ouest au libéralisme occidental, ou des sujets plus tabous comme le désir amoureux des personnages âgées. Loin du documentaire social, c'est une démarche fictionnelle que privilégie Fassbinder, qui joue de manière délicieusement subversive avec les codes de la narration et de la représentation télévisuelle. Dans une démarche totalement novatrice et visionnaire comparable à celle des romanciers réalistes et naturalistes du 19e siècle, le réalisateur s'attache ici à la représentation d'un monde social, celui de l'usine et du milieu du prolétariat ouvrier, qui n'était traditionnellement pas "montré" dans les fictions télévisées réservées à des milieux plus favorisés.
Fassbinder n'était pas un théoricien ; la plupart du temps, il appelait, en sous-titre, ses considérations : "quelques réflexions dans le désordre". Mais c'est précisément cette vue subjective, la simplicité provocante et l'inachèvement, l'ouverture en tous sens qui font l'attrait de ces textes.
Entre un café et un tripot, des habitants de Venise font des affaires, jouent, se disputent, se jalousent, se trompent, se volent, se menacent. Mais trahisons et malhonnêtetés n'empêchent pas que tout finisse par rentrer dans l'ordre et que les couples un moment désunis ne se reforment. Le grand perdant n'est plus, comme dans la pièce de Goldoni, don Marzio, la mauvaise langue convaincue de délation, mais Trappolo, le valet au coeur trop tendre, que son affection pour le jeune et bel Eugenio amène à montrer imprudemment le magot qu'il cachait.
Anéantis, la première pièce de la dramaturge anglaise fut créée en 1995 à Londres au Royal Court Theatre. La pièce comme l'auteur devenaient immédiatement célèbres, faisant les gros titres de la presse britannique parce qu'ils décrivaient le viol, la torture et la brutalité de cette guerre qu'on appelle civile.
Olivier Aurélie ; Delaume Chloé ; Chiambretto Soni
21 grands noms de la scène poétique francophone se racontent. Ces lettres racontent leur parcours, leur intimité, leur place dans la société des lettres. Dans ces billets, mots d'humeur, mots d'ordre pour un nouvel ordre du monde, elles prennent le contre-pied d'un lyrisme classique. La femme n'est pas (seulement) Muse, mais Poète, Musicienne, Inspiratrice, Agente de son propre désir. Poésie verticale et adressée, ces lettres racontent les combats, les dialogues et les rencontres qui font de l'écriture une matière politique. Une chair à vif, une matière spirituelle inflammable, une sensualité sans contraintes. Dotées d'une virulence poétique radicale et troublante, ces lettres racontent une soif de partage, un désir de transmission, un rêve de l'autre, l'histoire d'une reconquête de soi. s.
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?
Le métro, lui, il s'en fout. Il charrie. Des gens. Assis. Debout. Toujours les mêmes. Il charrie en bas, en creux, plus profond que la mer ; charrie le mensonge de destinations aux noms de châteaux et de plaines.