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L'écologie populaire face au grand confinement. Suivi des textes fondateurs de l'Assemblée Constitua
FARBIAZ PATRICK
CROQUANT
8,00 €
Épuisé
EAN :9782365122726
La crise du coronavirus a été une répétition générale de l'effondrement qui vient. Celui-ci sera le produit d'une combinaison de crises, économique, sociale, sanitaire, écologique et climatique. Comment empêcher le capitalisme de catastrophe de nous emmener droit dans le mur ? Les forces d'émancipation doivent prendre la mesure de leurs responsabilités qui ne se réduit plus à la défense d'une classe sociale mais de l'humanité tout entière. Face à ce capitalisme de la destruction, la construction d'une écologie politique de rupture devient une nécessité urgente. Ce recueil rassemble dans une première partie les éditoriaux publiés par Pour une Ecologie Populaire et Sociale (PEPS) durant la crise du coronavirus pour montrer comment s'élabore une orientation de rupture écologique face à l'écologie du greenwashing et à la tentation d'un éco-autoritarisme. Un mouvement politique ne se construit pas à l'abri de l'événement il ne peut se constituer qu'en produisant une pensée et une pratique au sein du mouvement réel. Dans les parties suivantes, cette publication rassemble des contributions plus développées, diverses déclarations du mouvement PEPS, ainsi que les textes de fondation de PEPS (Pour une Ecologie Populaire et Sociale). Ce mouvement confédéraliste de l'écologie de rupture souhaite rassembler toutes ses composantes (éco-socialisme, décroissance choisie, éco féminisme, écologie populaire, écologie décoloniale, écologie sociale communaliste). Les dernières élections municipales ont montré l'affirmation de l'environnementalisme et de l'écologie libérale des classes moyennes à capital culturel aisé des centres ville. Mais la coupure avec les préoccupations des classes populaires et son adaptabilité au capitalisme repeint en vert suscitera une nouvelle vague de déceptions. L'écologie de rupture n'est pas soluble dans la compromission. Elle est d'abord un projet, celui d'une société de post-croissance qui sort du capitalisme productiviste et se fonde sur une nouvelle alliance, celle d'un Front populaire écologique qui repose sur l'autonomie sociale et l'émancipation collective.
Résumé : Le traumatisme des attaques meurtrières de l'année 2015 ainsi que les conquêtes électorales du Front national témoignent d'un changement radical d'époque. Mais ce changement s'inscrit dans un temps long. Pour Noël Mamère et Patrick Farbiaz, la gauche doit s'interroger : pourquoi a-t-elle perdu - ou abandonné - la bataille des idées ? Pourquoi, depuis Mai 68, a-t-elle progressivement tourné le dos à son histoire, à ses espoirs ? Pourquoi a-t-elle laissé les thèmes de l'extrême droite envahir les esprits ? Pourquoi a-t-elle laissé le chômage de masse et la désespérance gagner les banlieues, entretenant ce ressentiment qui fait le lit du racisme et du communautarisme, voire, de façon extrême, du terrorisme ? Pour le résumer d'une formule : l'extrême droite est devenue gramsciste - au sens où elle fait de la politique, labourant son terrain - tandis que la gauche est restée rousseauiste, tournée vers l'analyse et l'économique. Face à ce constat, les auteurs plaident pour un réarmement politique et idéologique de la gauche et de l'écologie. Il faut écrire un nouveau grand récit collectif articulé autour d'axes forts : le cosmopolitisme, le commun et l'autonomie. La société civile peut émerger comme force politique, l'organisation des mouvements coopératifs en témoigne : voir, par exemple, le succès de la chaîne humaine du 29 novembre 2015 pour le climat. C'est aux forces de gauche d'accompagner l'émergence de cette internationale citoyenne.
Résumé : Nous ne sommes plus dans la société de consommation, mais dans la société de marché. Et c'est bien plus grave. Parce que la marchandisation s'empare de la moindre parcelle de notre vie : elle achète tout, de nos gènes à notre imaginaire. La société de marché produit une fracture humaine parce qu'elle déracine, domestique et désenchante. Mais, de même que, durant deux siècles, les ouvriers et les pauvres voulurent changer le monde en proclamant leur droit au pain, à la terre, à la paix et à la liberté, aujourd'hui une nouvelle Internationale, civile celle-là, se lève. Le monde politique n'a pas évolué, il est " hors sol ", comme on le dit de l'élevage en batterie. Les citoyens, eux, en ont assez. Ils désobéissent. Ils mettent en accord leurs paroles et leurs actes : ils agissent vrai. Les Verts en sont. Ils combattent la fracture humaine, ils se définissent comme des réformistes radicaux: réformistes en ce qu'ils prônent des réformes pour améliorer le sort de ceux qui subissent le plus la dureté du libéralisme ; radicaux parce que ces réformes doivent ouvrir des perspectives de changements profonds de la société. Souvenons-nous que nous sommes vivants ! Tel est le message de ce livre.
Eric Zemmour, un homme doublement condamné par la justice pour discrimination raciale et haine religieuse, un polémiste qui révise l'histoire de France pour la faire coller à ses obsessions, un provocateur qui multiplie les sorties de nature raciste, sexiste, homophobe, est donc candidat à l'élection présidentielle de 2022. Au-delà de l'indignation ou de l'effroi légitimes qu'il suscite, une question s'impose : comment en est-on arrivé là? Noël Mamère et Patrick Farbiaz, déjà auteurs en 2014 d'un vigoureux Contre Zemmour, ont décidé de revenir sur "le cas Zemmour" à partir de cette question et de celles qui en découlent : sur quel terreau Eric Zemmour a-t-il prospéré? De qui sert-il les intérêts ? Comment son ascension a-t-elle été facilitée ? De quelle manière son discours déteint-il sur l'ensemble de la parole politique ? Son pari de la réunion des droites peut-il réussir ? N'est-il qu'un feu de paille ou l'expression d'une régression inquiétante ? Eric Zemmour arrive à un moment où le fond de l'air n'a jamais été aussi brun, comme l'expliquent les auteurs. Des premières révolutions conservatrices au trumpisme, ils décortiquent les inspirations du candidat d'extrême droite. A ce bric-à-brac idéologique, ils opposent un récit fondé sur le partage et le vivant, le commun et la solidarité, pensé à la fois comme un manuel de résistance et un antidote à ce projet mortifère qui plongerait la France dans le chaos.
Résumé : En 1884, Jean Jaurès écrivait : "Quand nous prenons possession d?un pays, nous devons amener avec nous la gloire de la France. [?] Nous pouvons dire à ces peuples sans les tromper [?] que là où la France est établie, on l?aime, que là où elle n?a fait que passer, on la regrette ; que partout où sa lumière resplendit, elle est bienfaisante ; que là où elle ne brille plus, elle a laissé derrière elle un long et doux crépuscule où les regards et les coeurs restent attachés." Un an plus tard, le député de Carmaux vote les crédits pour le Tonkin, conquête qui conduira à la création de l?Indochine française. Une décennie plus tard, après avoir voyagé en Algérie, Jaurès commence à douter et parle dans un article publié en 1898 du "meurtre de tout un peuple". Il ne va pas jusqu?à demander la fin de l?entreprise coloniale de la France, mais réclame au Parlement des droits politiques pour les Algériens. Quelques années plus tard, en 1904, au congrès socialiste international d?Amsterdam, il affermit sa position et demande la fin des expéditions outre-mer, refusant de soutenir la conquête du Maroc? Ce recueil d?articles et de discours de Jean Jaurès, présentés et contextualisés par l?historien Gilles Manceron, éclaire de façon passionnante le parcours intellectuel et moral de cette grande figure de la gauche française. On perçoit comment Jaurès a cru sincèrement en un colonialisme humaniste avant d?adopter des positions universalistes. Plus largement, on voit comment cette ligne de fracture sur la question coloniale traverse toute la gauche du XIXe et du XXe siècle, voire perdure aujourd?hui.
Face à l'urgence actuelle de changer ce monde. comment lutter et avec qui ? Peut-on se battre comme femme sans trahir sa culture ? Comment s'organiser simultanément en tant que Noir e et prolétaire ? Doit-on vraiment dénoncer à la fois le racisme, le capitalisme et le patriarcat ? Et surtout, quelles solidarités, quelles alliances construire. autour de quels projets ? Imbrication décortique la complexité des identités, des loyautés et des intéréts de chacun-e dans les mouvements sociaux. L'ouvrage présente l'histoire de luttes guerrillères (Salvador), Indiennes-paysannes (mouvement zapatiste au Mexique) ou Noires (Brésil, République Dominicaine, USA). ainsi que les mouvements de femmes, féministes et lesbiennes du continent. Les femmes des Amériques et des Carabes nous tendent un miroir exceptionnel pour mieux comprendre "l'intersectionnalité" à un moment de foisonnement des luttes, parfois déroutant. Partant du quotidien des mouvements pour parvenir à une véritable "science des opprimées", ce livre s'adresse aussi bien au public curieux qu'aux activistes et au monde de la recherche. l
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.
Du passé, je ne veux pas faire table rase. le souhaite au contraire, crûment, vous le dévoiler. Dans ces moments d'évanouissement de pans entiers de notre histoire, à l'époque d'un présent déifié débarrassé de toute mise en perspective, à l'ère de l'anachronisme triomphant, au moment où l'information et la transmission sont noyées, emportées par le tsunami du "presque rien" dont parlait Bourdieu, je veux vous mener, avec mon regard, en des terres souvent méconnues, ignorées ou oubliées et je souhaite les ressusciter. Là, dans ces années de guerre et d'Occupation se tissèrent les mondes d'aujourd'hui. En tant que journaliste et acteur militant de ces combats d'hier qui impriment leur marque sur notre univers d'aujourd'hui, je veux vous parler de moi. Non par vanité, mais comme une incitation, par le biais de ces chroniques de continents disparus, à humer des parfums oubliés, à percevoir des ambiances surprenantes, enthousiastes ou angoissantes, à participer à des combats victorieux ou étouffés. le veux aider à comprendre ce nouveau monde et les raisons de son advenue. Et je veux répondre à cette question reprise par des millions de voix : pourquoi être ou avoir été communiste ?
Russie, Turquie, Brésil, Pologne, Venezuela, Nicaragua⦠La liste s'allonge des pays vivant un tournant autoritaire. Répression, restriction des libertés publiques et mise sous tutelle de nombreux secteurs sociaux participent d'un durcissement généralisé des modes de gouvernement, qui semble aujourd'hui affecter les démocraties les plus anciennes et les plus solides. L'ambition de cet ouvrage est de renouveler la question de l'autoritarisme, en repérant plutôt les processus qui font évoluer certains régimes de la démocratie vers un exercice brutal ou arbitraire du pouvoir. Les tournants autoritaires sont ici appréhendés sur le registre non de la rupture mais de la reconfigurationA : à la temporalité courte du basculement autoritaire (consécutif, par exemple, à un coup d'Etat), les différents cas historiques ou contemporains présentés substituent la temporalité moyenne d'une recomposition des régimes politiques dans et par laquelle il est possible d'abuser du pouvoir.