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Contre Valls. Réponse aux néoconservateurs
Mamère Noël ; Farbiaz Patrick
PETITS MATINS
7,50 €
Épuisé
EAN :9782363832139
Le traumatisme des attaques meurtrières de l'année 2015 ainsi que les conquêtes électorales du Front national témoignent d'un changement radical d'époque. Mais ce changement s'inscrit dans un temps long. Pour Noël Mamère et Patrick Farbiaz, la gauche doit s'interroger : pourquoi a-t-elle perdu - ou abandonné - la bataille des idées ? Pourquoi, depuis Mai 68, a-t-elle progressivement tourné le dos à son histoire, à ses espoirs ? Pourquoi a-t-elle laissé les thèmes de l'extrême droite envahir les esprits ? Pourquoi a-t-elle laissé le chômage de masse et la désespérance gagner les banlieues, entretenant ce ressentiment qui fait le lit du racisme et du communautarisme, voire, de façon extrême, du terrorisme ? Pour le résumer d'une formule : l'extrême droite est devenue gramsciste - au sens où elle fait de la politique, labourant son terrain - tandis que la gauche est restée rousseauiste, tournée vers l'analyse et l'économique. Face à ce constat, les auteurs plaident pour un réarmement politique et idéologique de la gauche et de l'écologie. Il faut écrire un nouveau grand récit collectif articulé autour d'axes forts : le cosmopolitisme, le commun et l'autonomie. La société civile peut émerger comme force politique, l'organisation des mouvements coopératifs en témoigne : voir, par exemple, le succès de la chaîne humaine du 29 novembre 2015 pour le climat. C'est aux forces de gauche d'accompagner l'émergence de cette internationale citoyenne.
Les mots de la politique ne sont pas neutres ; ils sont là pour servir une idée, défendre une cause, expliciter un projet de société. C'est le cas des "mots verts" tels "prospérité sans croissance", "simplicité volontaire", "communs", "zadistes"... Les mots construisent des représentations, et celles-ci génèrent des actions. Le dialogue entre Noël Mamère et Stéphanie Bonnefille interroge ces représentations, et offre un échange remarquable entre un écologiste convaincu et une spécialiste de linguistique cognitive. Le contre-pied du greenwashing, pour un changement de fond !
Résumé : Un manifeste pour sauver la planète et son climat dans lequel le leader écologiste se prononce pour une rupture avec le système productiviste et la société de consommation. Des alternatives crédibles sont envisageables, comme le montrent de nombreuses expériences à travers le monde, prônant une société qui respecte l'humain et l'environnement grâce à une prospérité sans croissance.
Journaliste et homme politique, fondateur et animateur de Génération écologie, Noël Mamère est né près des fleuves qui accompagnent les étapes de sa vie, de Libourne qui lui donne le jour, à Bordeaux qui l'accueille pour ses études, et à Bègles, toute proche banlieue de Bordeaux au bord de la Garonne, dont il est aujourd'hui le maire. Particulièrement attaché à la vie de l'estuaire, riche de ses alluvions comme de son histoire, il nous offre aujourd'hui ce long poème au fleuve et à sa ville. Gens de Garonne est le récit de l'attachement de l'homme et de son fleuve, d'un fils et de son père, des graves et des gabares. "On ne se sépare jamais du fleuve". Comme c'est le jeu de cette collection, Onésime Reclus, grand géographe du siècle dernier, lui répond par-delà le temps et campe le personnage de la Garonne de sa source à l'estuaire dont Noël Mamère nous réveille la vie.
La croissance : un remède à tous les maux ! Tel est le discours martelé par nos dirigeants depuis des décennies, qu?il s?agisse de réduire le chômage, de régler le problème des retraites, de résorber les inégalités ou de surmonter la crise écologique. Et si la croissance n?était pas la solution, mais le problème ? Elle est désormais un facteur de crise, une menace pour la planète et un obstacle au progrès. Faut-il pour autant nous résoudre à une austérité punitive ? Certes non, affirme Jean Gadrey, qui prône une société privilégiant le "mieux-être" et non le "plus-avoir". Une société qui doit, et peut, viser le plein-emploi ainsi qu?un haut niveau de protection sociale pour tous. C?est le chemin d?une autre prospérité qui est ici proposé, plus juste, moins violente et donc réellement durable.
Les Kurdes, à partir de 2012, ont été aux avant-postes de la lutte contre les combattants de Daech en Syrie et en Irak. Trahi par les Alliés en 1923, opprimé depuis sur les terres morcelées du Kurdistan, ce peuple de 40 millions d'âmes a une nouvelle fois montré sa capacité à peser militairement dans le chaos de la guerre tout en ouvrant - au nord de l'Irak comme dans le Rojava syrien - des perspectives politiques favorables à la reconstruction d'une région meurtrie par des clivages nationaux, ethniques et confessionnels. Mais c'était avant une nouvelle trahison : celle des Etats-Unis et de la Russie, pour qui le sort de ces "damnés de la guerre" n'est qu'une carte à jouer parmi d'autres dans leur stratégie géopolitique. Nourri d'éléments de reportage, de témoignages et d'analyses d'experts, cet ouvrage décrypte la crise actuelle au Moyen-Orient au prisme des différentes communautés kurdes, écartelées entre quatre Etats : la Turquie, la Syrie, l'Iran et l'Irak. Alors que s'affirment la fin de l'hégémonie occidentale au Levant et l'émergence de nouvelles puissances régionales, l'auteur revient sur les principales étapes de l'histoire kurde pour expliquer pourquoi, depuis les accords Sykes-Picot en 1916, les guerres du Moyen-Orient ont toujours réactualisé la question kurde sans jamais offrir de réponse durable aux revendications de ce peuple sans droits et toujours orphelin d'Etat.
Au moment de son élection, Emmanuel Macron a été présenté comme l'homme d'un " nouveau monde " qui devait remplacer les pratiques anciennes. Mais, du point de vue des rapports avec la presse, c'est au contraire avec un très ancien monde que ce jeune président a d'emblée voulu renouer. Par son caractère impérieux et sa verticalité assumée, sa communication s'inscrit en effet dans une histoire longue des relations entre pouvoir et médias. Emmanuel Macron marche dans les pas des monarques républicains qui l'ont précédé - le nom " Jupiter " est d'ailleurs emprunté au double septennat de François Mitterrand. Mais ses modèles se situent aussi plus en amont, puisqu'il a lui-même revendiqué à plusieurs reprises sa fidélité à un héritage monarchique et impérial. Après un quinquennat marqué par des échanges incessants entre la presse et un président trop " normal ", la volonté d'Emmanuel Macron de tenir à distance les journalistes a dans un premier temps été bien accueillie. Cet ouvrage montre cependant les dangers que présente une telle attitude. Elle a conduit l'actuel président à un extrême verrouillage de sa communication et, comme en témoignent l'affaire Benalla et le mouvement des Gilets jaunes, certaines dérives ont fini par susciter la lassitude ou la colère. L'expression " président jupitérien ", qu'Emmanuel Macron n'a pourtant employée qu'une seule fois, est ainsi associée désormais à son quinquennat et à une conception du pouvoir jugée trop autoritaire. Il est vrai qu'il ne peut exister d'équilibre parfait dans les relations entre un président et la presse : du général de Gaulle à François Hollande, tous les prédécesseurs d'Emmanuel Macron ont hésité entre la bienveillance et la dureté, entre la séduction et la défiance. Cet essai montre en outre que chacun d'entre eux, à un moment ou à un autre, a été tenté de mettre les journalistes au pas. Mais le risque est réel, lorsque Jupiter cherche à imposer ses vues à Mercure, de saper les fondements de sa propre légitimité. La capacité d'Emmanuel Macron à réinventer sa relation avec la presse sera ainsi l'un des enjeux de la fin de son quinquennat, et plus encore de son éventuelle réélection.
Un recueil poétique de phrases sorties de leur contexte, dont l'absurdité est pleine de malice et de lucidité. Ma religion est une toile d'araignée. Avec mes potes, on a trouvé un moyen d'entrer illégalement en prison. Les personnes âgées sont des bébés en fin de vie. J'hésite entre éclater de rire et me tailler les veines. Si tout le monde parlait avec de l'auto-tune, le monde serait plus harmonieux. Mon ambition est de devenir quelqu'un de très très lent. A la piscine, j'imagine des trappes souterraines libérer des requins.