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Hors phénomène. Essai aux confins de la phénoménalité
Falque Emmanuel
HERMANN
34,15 €
Épuisé
EAN :9791037008947
Maladie, séparation, mort d'un enfant, catastrophe naturelle, pandémie" - Ca me tombe dessus, sans savoir pourquoi ni comment. Comme un démon qui m'étreint, "ça" m'empoigne et me détruit, j'assiste à mon emportement sans avoir rien, ni personne, à accuser ou à qui me raccrocher. Me voilà seul comme un bateau ivre à la dérive, d'une solitude extrême dont le noyau infrangible m'apprend aussi que j'en suis constitué. L'abîme demeure toujours là, impossible à occulter. Dans le Hors phénomène, ni "infra-phénoménal" (propédeutiques à la phénoménalité) ni "supra-phénoménal" (phénoménologies de l'excès ou du débordement), c'est le "dehors" qui prime. Défait de mes catégories, ou plutôt "hors catégories" , je n'ai plus qu'à m'inventer autrement. Ce n'est pas de sortir de la crise qu'il faut espérer, ni même de restaurer une ouverture qu'on aurait oubliée. Il s'agit plutôt d'y être autrement, comme si le trauma nous rappelait philosophiquement à l'essence de notre humanité, en guise d'être toujours transformé.
Biographie de l'auteur Emmanuel Falque, né en 1963, marié, père dequatre enfants. Professeur agrégé de philosophie,licencié en théologie (Centre Sèvres) et docteur enphilosophie (université Paris IV-Sorbonne), il estmaître de conférences à la faculté de philosophie del'Institut catholique de Paris. Il a publié : Le Passeur de Gethsémani (Éd. du Cerf, 1999), Saint Bonaventure et l'entrée de Dieu en théologie (Vrin, 2000) ; ainsi que de nombreux articles de philosophie médiévale et de phénoménologie contemporaine.
Résumé : Le concept d'expérience revient aujourd'hui en force. Il plonge pourtant ses racines dans notre passé. La "réflexion sur l'expérience" naît en effet au Moyen Age aux XIe et XIIe siècles dans le cadre de la théologie monastique. Car s'il faut parler d'expérience quand on est "moine", encore faut-il parler sur l'expérience et non pas uniquement à partir de l'expérience. L'"expérience en pensée" (Anselme de Cantorbéry), l'"expérience du monde" (Hugues et Richard de Saint-Victor), et l'"expérience en affects" (Aelred de Rievaulx et Bernard de Clairvaux) traversent ainsi ce "renouveau monastique" philosophiquement à interroger. "Aujourd'hui nous lisons au livre de l'expérience." Le mot célèbre de Bernard de Clairvaux indique un programme encore à réaliser. Ce Livre de l'expérience, pris entre l'analyse des Pères et de la scolastique, vient donc ici comme un manque à combler - non seulement en achevant un nouveau triptyque, médiéval cette fois, mais aussi en ouvrant sur une richesse expérientielle et philosophique de la spiritualité que nous aurions tort d'ignorer.
Ce livre s'ouvre sur un pari, celui de lire philosophiquement les pères de l'Eglise et les médiévaux, jusques et y compris dans les objets de la théologie. Certes, on n'a pas attendu la phénoménologie pour interroger le corpus des textes patristiques et médiévaux, mais le rapport de l'une à l'autre est décisif et exemplaire : c'est le thomisme de Brentano, le concept d'intention chez Husserl, Heidegger et sa thèse sur Duns Scot, Max Scheler et le Cantique des créatures de frère François... jusqu'à Hannah Arendt et ses analyses de la philosophie médiévale. Le projet de l'auteur n'est pas de sonder les racines patristiques et médiévales de la phénoménologie, mais de faire travailler la phénoménologie dans le corpus de la théologie : de descendre dans les profondeurs pour réaliser une véritable pratique phénoménologique de la philosophie médiévale.
Résumé : Ni l'angoisse, ni la souffrance, ni la mort n'autorisent à faire du trépas le lieu d'un passage. Au contraire, le croyant comme tout homme en supporte aussi le poids insurmontable. Et le Christ, de Gethsémani au Golgotha, en subit identiquement l'indépassable épreuve. Traversant ainsi de bout en bout - en guise de Passeur - le détroit de notre propre finitude, il en remet alors la charge aux mains du Père, quand s'ouvre en lui la blessure charnelle de l'homme vulnérable. En dialogue ici avec la philosophie contemporaine (Husserl, Heidegger, Sartre, Camus, Levinas...), l'expérience christique de Gethsémani rappelle ainsi - en théologie cette fois et avec le Christ comme emblème de l'homme - cette évidence triviale, et pourtant si oubliée quand il s'agit du Fils de l'homme, selon laquelle " dès qu'un homme naît à Bethléem, il est assez vieux pour mourir [sur le Golgotha ?] " (Heidegger). Qu'il soit cependant faux, ou à tout le moins insuffisant, de tenir avec Heidegger que le chrétien n'éprouve pas véritablement l'angoisse de la mort (et encore moins le non-sens de la souffrance) en l'ayant " toujours déjà coaperçu dans l'interprétation de la vie ", tel est négativement, l'objet du présent ouvrage. Loin des nombreuses interprétations psychologisantes de Gethsémani, et sur le terrain métaphysique cette fois de l'Évangile confronté aux recherches philosophiques de notre temps (existentialisme et phénoménologie), le Fils nous apprend au contraire jusque dans son corps, positivement alors, et dans son unique langage du " Verbe fait chair ", ce qu'il en est précisément d'être homme quand l'homme, charnellement, souffre de ne plus entendre Dieu.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.