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Le culte de l'incompétence. Suivi de ...Et l'horreur des responsabilités
Faguet Emile
JOHN GALT
19,00 €
Épuisé
EAN :9782958352592
Nous sommes au début du XXe siècle, un peu avant la Grande Guerre. La Démocratie connaît un apogée. Elle va traverser un virage majeur, pour finir adoptée par toute l'Europe. Pourtant, Emile Faguet, académicien à la science politique fort aiguisée, n'hésite pas à publier les deux courts ouvrages que nous avons assemblés pour en dresser une critique aussi acerbe qu'originale. Un siècle plus tard, il nous interpelle encore. Dans "Le Culte de l'Incompétence" , il décortique les institutions de la démocratie française au plus près, en principes comme en pratique. A chaque fois, le même diagnostic revient sous sa plume. Elus ou bureaucrates, on les veut experts : ils ne le sont pas et surtout ne peuvent l'être. Selon l'auteur, la compétence démocratique serait contradictoire, car la compétence est toujours inégalitaire. Publié comme une suite, "... Et l'Horreur des Responsabilités" plonge ensuite dans le coeur du Français citoyen démocratique. Si la France n'est guère le terrain du compétent, bouillonne-t-elle au moins de ses forces vives d'adultes responsables, s'interroge-t-il ? Avec sa clairvoyance coutumière, Emile Faguet dissèque l'état d'esprit de l'époque, avec humour mais sans ménagement. On l'aura compris, le lecteur ne manquera pas de trouver dans ce volume une foule de regards, situations et anecdotes qui évoquent aussitôt la société qui nous entoure. Parfois on se plaira à penser le texte vieilli et désuet, mais pour très vite retomber devant l'évidence. Il annonce bien à l'avance les analyses des meilleurs penseurs contemporains, tout en portant à rire.
Il n'est pas de sentiment que les philosophes aient plus blâmé, condamné et raillé que l'égoïsme, "l'amour propre " comme dit La Rochefoucauld, l'amour de soi. Aristote y ramène toutes les passions et il faut entendre les passions mauvaises ; tout le Christianisme, par une interprétation peut-être fausse d'une parole de son fondateur, lui livre une bataille éternelle ; Montaigne lui-même, cettee fleur charmante d'égoïsme aimable, biaise avec son égoïsme et le présente comme un projet d'étudier l'homme en la personne de M. de Montaigne. Pascal dit de Montaigne : "le sot projet qu'il a de se peindre " et prononce l'arrêt, dont l'égoïsme ne s'est pas relevé : "Le moi est haïssable. " Renchérissant sur Aristote, La Rochefoucauld montre avec acharnement que l'amour propre est la source, non seulement de nos passions mauvaises, mais de ce que nous prenons pour nos vertus, et, plus dangereux déguisé qu'à visage découvert, se fait aimer, comme s'il en avait besoin, sous le masque des qualités qui sont le plus éloignées de ce qu'il est... ".
"Le sort des hommes est ceci : Beaucoup d'appelés, peu d'élus. Le sort des livres, le voici : Beaucoup d'épelés, peu de lus". Il n'est pas toujours facile de comprendre ce qu'on lit. La faculté de compréhension peut dépendre de notre instruction, mais aussi du type de livre. Pour résoudre cette difficulté, on adaptera notre lecture en conséquence. C'est ce que dévoile cet ouvrage. Il existe donc un Art de lire, dix secrets pour lire et bien comprendre".
Mais le fond des Français me semble toujours avoir été peu capable d'embrasser et d'entretenir l'esprit religieux et le sentiment religieux. Il ne faut pas que nos guerres religieuses, assez nombreuses et assez longues, nous fassent illusion sur ceci. La religion, dans ces guerres, a été pour un cinquième cause et pour quatre cinquièmes prétexte, à calculer approximativement, comme on est bien forcé de faire en pareille matière. Est-il quelqu'un qui estime aujourd'hui que la croisade des Albigeois ait été une manifestation de foi religieuse ? Est-il quelqu'un qui conteste qu'elle ait été une ruée de pillards avides sur des contrées riches, prenant prétexte dans le mot d'ordre d'un pape, qui lui-même obéissait à des idées politiques en le donnant ?
Jules Verne est connu et célèbre pour ses romans de grandes aventures fantastiques. On connaît moins son fils Michel, auquel on doit pourtant d'avoir enrichi "En Magellanie" (le titre originel), en une véritable expérience littéraire de science politique, pour en faire "Les Naufragés du Jonathan" . Ce livre nous raconte avant tout une de ces aventures humaines illustrant les merveilles du XIXe siècle, comme Jules Verne en avait le secret. Il a à cet égard peu à envier à ses autres oeuvres les plus connues. L'association du père et du fils a coloré la trame de l'intrigue de personnages aux visions politiques couvrant tout l'échiquier de l'époque. Elle a également rehaussé l'histoire de situations où ces visions pouvaient être confrontées, comme dans une réalité crédible. Le héros principal lui-même incarne un idéaliste, dont le lecteur observe comment les péripéties qui s'enchaînent ébranlent ses convictions politiques. Péripéties qui, les pages défilant, brossent une large gamme des émotions, des qualités et des travers de l'âme humaine. De fait, "Les Naufragés du Jonathan" constitue une des rares oeuvres à la croisée de l'aventure, de la leçon de géographie et du rapport d'expérience intellectuelle de sociologie. Ses situations, ses questions posées, tant humaines que sociales, ne sont pas fantaisistes ; elles trouvent un écho dans les enjeux et les questions que notre époque traverse. Ecrit d'une plume alerte et précise, gageons que cet ouvrage riche, souligné par de nombreuses illustrations inspirées du récit, saura séduire le lecteur averti autant que l'esprit curieux.
Magie Blanche" fait suite à "Magie Noire" du même auteur. Après nous avoir éclairé dans un premier volume sur la magie noire sapant la société postmoderne, François-René Rideau prend cette fois le prisme inverse pour en mettre en lumière la magie blanche aux multiples couleurs. Ces couleurs riches et diverses, l'auteur les voit venir de la liberté et du libéralisme, en parfait écho donc à la magie noire de l'Etat dénoncée dans le tome précédent. Pour nous en convaincre, il procède en quatre temps. Une première partie introduit au libéralisme en tant que doctrine et philosophie : que le lecteur avisé ne s'y trompe pas, François-René Rideau sait trouver bien des angles nouveaux. Pour lui, l'exigence de Liberté est forte, ce qui le pousse à nous la faire bien comprendre. Il dresse donc ensuite un panorama des diverses confusions rencontrées, tant chez des auteurs libéraux que chez les nombreux détracteurs. Puis vient l'analyse de quelques stratégies destinées à remettre la liberté à bord de la société des hommes - autant d'occasions de prendre encore le lecteur par surprise. Pour finir, il en vient au lien entre libéralisme et économie, que beaucoup pensent être le seul. Son attention se concentre sur la méthodologie de l'analyse économique, appuyant sur le caractère très rigoureux et scientifique, pour conclure quant à la magie blanche. Ici encore, l'auteur se signe par un ton vif et acerbe, une écriture où la précision prime. On retrouve l'auteur de "Magie Noire" , qui a troqué le costume de démystificateur du socialisme pour celui de porteur d'un libéralisme radical.
Il y a dans le monde ceux qui aspirent à en devenir les maîtres et la foule de ceux se résignant à en être les esclaves. Entre les deux, nombreux sont ceux qui cherchent une troisième voie. Ce livre est écrit pour ceux-là, il est écrit pour leur faire découvrir ou redécouvrir la liberté comme l'alternative à ces deux impasses. Il est écrit par un homme qui a lui-même refait cette découverte et a souhaité en transmettre l'expérience et les clefs, d'abord à ses enfants, puis à toutes les nouvelles générations. L'auteur, Jean-Marc Paturle, est père de cinq enfants, diplômé de Polytechnique et ingénieur des Ponts et Chaussées. Après un premier parcours professionnel partagé entre secteurs public et privé, il vient à reprendre la responsabilité de l'entreprise familiale, forte d'environ 500 personnes, opérant entre France, Etats-Unis et Inde. Entrepreneur et humaniste, il a créé une organisation humanitaire au Mali et au Burkina Faso qui désormais réunit plusieurs milliers de cultivateurs africains. Sa plume est à son image : ce livre est pédagogique, concret, accessible à tous et organisé pour prendre par la main tout curieux. Il lui fera ainsi franchir la plupart des obstacles que la culture ambiante met tous les jours en travers de notre intuition naturelle à entreprendre et à respirer l'oxygène de la liberté. Jean-Marc Paturle n'a pas rédigé un ouvrage qui nous propose une thèse nouvelle sur le libéralisme et la liberté. Il a fait bien plus utile : il nous restitue sa propre lecture de tels ouvrages ; il nous fait profiter de son expérience de ce parcours au-delà du prêt-à-penser ; il nous déchiffre le monde qui nous entoure pour en révéler là où la liberté se cache. Il s'est attaché à écrire pour transmettre le message de la liberté ; il nous appartient de nous l'approprier et de le faire connaître à notre tour.
Ce livre n'est pas un traité de magie, il ne vous enseignera aucune potion magique. Mais il pourrait bien vous aider à voir la magie là où elle se cache dans la société. Pas n'importe quelle magie : la magie noire, celle qui est néfaste, mauvaise, destructrice. Mais si les baguettes magiques n'y ont pas la forme conventionnelle, les formules y ont bien leurs grimoires secrets. Constitution, législation, codes et décrets, voilà ses textes sacrés, nous dit l'auteur. François-René Rideau conduit dans ce premier volume un décorticage systématique - une déconstruction, pour reprendre un terme magique à la mode - des mythes fondateurs de la société démocratique et toujours plus socialiste qui nous entoure. Il y démontre point par point la similitude profonde, tant dans la logique que dans les pratiques, avec la sorcellerie diabolique. Il ne s'agit cependant pas d'un livre qui tourne en rond à partir d'une vague thèse manquant d'épaisseur. "Magie Noire" est au contraire un ouvrage aux idées et arguments d'une rare densité. La pertinence des analyses ne manquera pas d'apporter un oeil neuf à bien des lecteurs avisés, même parmi ceux familiers des meilleurs auteurs du libéralisme. La plume est leste, le ton est souvent vif : l'auteur nous embarque avec verve et passion dans un parcours éclairant et révélateur, annonçant celui à suivre, ouvert sur la magie de la société civilisée.