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Médiations, les ateliers silencieux de la démocratie
Faget Jacques
ERES
25,50 €
Épuisé
EAN :9782749212326
Loin du tintamarre médiatique, des tambours de la politique et de la justice spectacle, se développent depuis trois décennies des pratiques de médiation qui expérimentent de nouvelles façons, discrètes et silencieuses, de faire vivre la démocratie. Ce sont des lieux de confrontation des intérêts et des visions du monde où s'apprennent par le dialogue le respect de l'altérité et la tolérance. Ce sont des moments de tension où se recherchent des solutions mutuellement satisfaisantes aux conflits individuels et sociaux qui nous tourmentent, des moyens de continuer à vivre ensemble malgré tout ce qui nous différencie et nous oppose. Cet ouvrage permet d'en comprendre la genèse et l'évolution, d'en mesurer les enjeux politiques, institutionnels et sociaux. Il donne aussi à connaître les "fondamentaux" de la posture du médiateur et les différents modèles pratiques sur lesquels il appuie son travail. Il propose enfin une vision critique et documentée des principaux champs d'activité où s'exercent ces médiations politiques, environnementales, pénales, familiales, sociales, scolaires, commerciales, d'entreprise, sanitaires. Au-delà de leurs différences, toutes ces pratiques sont, de la même façon, tiraillées entre forces de l'instrumentalisation qui tentent de les asservir à un ordre institutionnel et forces de l'inspiration qui exaltent l'empowerment et l'émancipation des individus et des groupes sociaux.
La délinquance et l'insécurité viennent au premier rang des préoccupations contemporaines. Pourtant leur approche politique et sociale, toujours polémique, est le plus souvent irrationnelle, mystique ou idéologique. Elle ignore étrangement les apports des recherches sociologiques qui, depuis près d'un siècle, offrent des outils de compréhension du passage à l'acte délinquant et des réactions policière et judiciaire. En s'appuyant sur les grandes théories qui ont marqué l'histoire de la criminologie et les travaux actuels, cet ouvrage synthétique, accessible à tous, a pour vocation d'éclairer le débat public et d'aider à mieux penser les stratégies de prévention et de répression qu'il convient de mettre en ?uvre. Il ouvre des voies pour traiter cette question de société avec plus d'efficacité et d'humanisme.
Fanny Lung est doctorante en sociologie à l'université Bordeaux 2 (Centre Emile Durkheim) où elle effectue sa thèse sur le racisme et l'ethnicité dans deux villes moyennes en France et en Espagne. Elle travaille également comme chargée de mission à la SOFOR. Pierre Vendassi est doctorant en sociologie à l'université Bordeaux 2 (Centre Emile Durkheim) où il effectue sa thèse sur les nouvelles formes du christianisme en Chine. Jacques Faget est directeur de recherche au CNRS et chercheur au Centre Emile Durkheim à Bordeaux. Il est également enseignant à l'Université de Bordeaux IV, Paris V et à l'école nationale de la magistrature.
Médiation, le teme se propage dans le discorus des médias, deshmmes politiques, de chevaleirs d'industrie ou des responsables administratifs. Il n'est pas un conflit public qui n'ait aujourd'hui son médiateur. Même la justice pénale, réputée pourtant comme institution autoritaire, possède sa médiation. Un tel succès soulève des questions. Cet ouvrage, dont la portée philosophique et politique dépasse le cadre des préoccupations des seuls techniciens de la médiation, se propose de montre comment le mariage incongru d'une institution répressive qui tranche et d'une méthode douce de dénouement des différends constitue un des fers de lance d'une nouvelle politique pénale de réparation. Cette alliance est évidemment de réalisation malaisée. Il n'est jamais facile de porter et de préserver l'imaginaire démocratique au sein d'institutions minées par des logiques bureaucratiques et pénétrées par les lois du marché. Mais la révolution culturelle provoquée par la mondialisation des stratégies sécuritaires d'un côté et la crise des réponses éducatives et répressives traditionnelles de l'autre, ouvre à tous les acteurs sociaux et judiciaires de larges possibilités d'innovation.
Une étudiante de l'université de Pau et des pays de l'Adour signale un fait pour le moins inhabituel aux autorités : dans la bibliothèque, un professeur assis en face d'elle aurait louché sur son décolleté... et bien pire encore. Ce témoignage crée une véritable onde de choc dans l'établissement, car l'enseignant s'avère être une sommité universellement reconnue pour ses travaux de recherche. Si bien que le directeur aux abois fait appel au criminologue bordelais Emilien Labadie pour organiser une médiation entre les protagonistes. L'affaire prend une dimension imprévue en se déplaçant vers la vallée d'Aspe. Tous se trouvent alors embarqués dans un conflit tragique, où le harceleur est à son tour harcelé. Et le cirque de Lescun devient un véritable cirque social quand les apparences sont trompeuses et la vérité insaisissable... L'accusation de la jeune fille est-elle fondée ? Instrumentalisée ? Et surtout, a-t-elle un rapport avec le corps retrouvé en contrebas des aiguilles d'Ansabère ?
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.