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Méditerranée, un monde fragile ?
Fabre Thierry
PARENTHESES
12,20 €
Épuisé
EAN :9782863642566
Il est des temps où les habitudes méritent d'être délaissées. Comme pour répondre à l'urgence du monde, les 17e Rencontres d'Averroès ont ainsi quitté les rives des sciences humaines pour interroger l'espace méditerranéen dans sa dimension environnementale, terrestre et maritime. A l'instar d'autres parties du globe, la Méditerranée suffoque aujourd'hui sous la pression des hommes qui exploitent, polluent et épuisent les ressources naturelles, dont pourtant dépend leur survie. La biodiversité marine, une des plus riches au monde, est en péril ; les ressources en eau se raréfient ; les terres arables se dégradent, soumises à des cultures intensives. "De la terre", "De la mer", "De l'avenir" : les textes réunis dans cet ouvrage ne se satisfont pas de constats ; chacun à sa manière, tâtonne, cherche et ose des propositions pour dévier du chemin de l'irréversible. Ce cycle annuel de réflexions et d'échanges est conçu par Thierry Fabre, organisé et produit par espaceculture_Marseille. Il est placé sous le signe du philosophe et théologien arabo-andalou du XIIe siècle, Averroès (Ibn Rushd), symbole "de la profondeur des liens et de la fertilité des confluences entre les deux rives de la Méditerranée".
Conflit, haine réciproque, affrontement : tels sont les termes que les médias véhiculent aujourd'hui de façon quasi exclusive quand ils en viennent à évoquer les relations Islam/Occident. Encore aggravé par les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, ce phénomène de radicalisation du discours, conduisant irrémédiablement à la caricature, ne manque pas d'encourager les extrémismes, voire d'attiser la violence. Véritable poison pour les perspectives de paix, ce type de pensée binaire tend à imposer une vision du monde idéologique, éloignant les esprits de toute pensée critique. Réintroduire la complexité, interroger ces fausses évidences, c'est là l'objet de cet ouvrage, fruit de la réflexion de spécialistes du monde méditerranéen. Entre Charlemagne et Mahomet, faille irréductible ou monde commun ?, la première partie des réflexions a pour axe la généalogie des échanges politiques, culturels, intellectuels et marchands dans le monde méditerranéen. Entre islam (s) et laïcité(s), fracture durable ou convergence possible ? Une fois encore, c'est en termes de " fracture " et d'éventuelle " convergence " que se posent les relations Islam/Occident. Mais non plus du point de vue historique, cette deuxième partie abordant en effet la problématique sociopolitique qui s'impose aujourd'hui à l'organisation de la cité. Entre djihadisme et occidentalisme, nouvel affrontement des blocs ou renaissance méditerranéenne ? D'actualité plus brûlante encore, la question du djihadisme, qui clôture les débats, amène sur des terrains plus politiques, plus délicats, les mondes occidental et arabo-musulman gardant en mémoire les violences perpétrées au nom du djihad. La 15e édition des Rencontres d'Averroès a donné l'occasion d'approfondir ces questions. Les invités de ces Rencontres prolongent ici, sous une forme écrite, leurs paroles qui, sans nier les divergences, rétablissent les notions d'interaction, d'interpénétration, d'échange et de circulation entre les deux mondes, entre les deux " blocs ", entre les deux rives.
Qu'est-ce que le tragique ? Une forme théâtrale, une singularité du miracle grec ou une expression de l'homme confronté à des forces qui le dépassent ? Le tragique dessine une nébuleuse complexe et soulève nombre de questions irrésolues. Quelles en sont les différentes formes et figures ? Quelles évolutions a connues le tragique au fil du temps ? De la naissance de la tragédie en Grèce antique à celle du monde contemporain, le tragique prend de multiples visages qu'il s'agit ici d'étudier, d'explorer et de comprendre. Historiens, philosophes, sociologues et journalistes se sont réunis pour nous livrer leurs pensées et partager avec le lecteur. La 16e édition des Rencontres d'Averroès a donné l'occasion d'approfondir la thématique du tragique selon trois axes de réflexion : " Naissance de la tragédie ", " Dieu et le tragique " et " Guerres et terrorismes, un tragique contemporain ? ". Les invités de ces Rencontres prolongent ici, sous une forme écrite, leurs paroles. Sans en nier les divergences, ils rétablissent les interactions, les interpénétrations et les échanges qui structurent et fondent le monde méditerranéen. Ce cycle annuel de réflexions et d'échanges est conçu par Thierry Fabre, organisé et produit par espaceculture à Marseille. II est placé sous le signe du philosophe et théologien arabo-andalou du XIIe siècle, Averroès (Ibn Rushd), symbole " de la profondeur des liens et de la fertilité des confluences entre les deux rives de la Méditerranée ".
Faisant suite au 1er volume de La Fabrique de Méditerranée (2019) ce deuxième opus nous emmène vers des champs de réflexion en lien avec l'actualité de cette année 2020. L'homme est la mesure de toute chose, nous apprenaient les Grecs anciens. Il semble que notre civilisation soit sortie de ses gonds. Fille de la démesure, elle nous entraîne là où nous ne voulons pas aller : bouleversement du climat, montée inexorable des eaux, extinction massive des espèces… Tous ces phénomènes sont désormais amplifiés par la course à la mondialisation. La pandémie du coronavirus, le temps de quelques mois, a tout arrêté. Et si c'était l'occasion de nous remettre en cause ? Le moment opportun pour changer nos modes de vie ? Ce livre à plusieurs voix nous interroge et nous invite à tracer enfin des limites, à l'échelle de notre milieu du monde, de notre bio-région méditerranéenne, fragile et singulière. Ou comment retrouver le sens de la mesure, face à la démesure du monde qui vient
Résumé : Comment vivre ? Sans doute plus comme avant, si nous voulons enfin prendre la mesure des bouleversements climatiques et des métamorphoses de notre écosystème. Chaque grande région du monde est appelée à répondre à ces défis pour les années à venir. La Méditerranée de son côté, comme bio-région en devenir, nous invite à tracer d'autres chemins pour habiter le monde autrement.
Aix-en-Provence, sa région et Marseille constituent pour l'étude du «phénomène» de la bastide un terrain privilégié. Capitale de la Provence d'Ancien Régime, Aix abritait une forte densité de population noble, souvent fortunée. À Marseille, le remarquable développement du commerce engendrait une riche classe de négociants qui s'affirmait comme telle. Aristocratique ou bourgeois, le mode de vie était le même, souvent fastueux, quelquefois même ruineux.Très cultivée, la haute société était perméable à tous les courants de pensée, nationaux et ultramontains, sans renier pour autant son identité provençale. Un mécénat actif mettait à son service des artistes à la formation éclectique qui s'exprimèrent surtout en milieu urbain ou périurbain, dans les hôtels particuliers et les pavillons ou «folies». Il semble que la bastide soit restée le domaine d'élection d'une expression plus spécifiquement locale.Apparues au début du XVIe siècle, les bastides se multiplient surtout au XVIIe et au XVIIIe siècle qui voient leur plein épanouissement. Le «phénomène» de la bastide répond en effet à de multiples exigences: placement sûr, au rapport souvent élevé, résidence secondaire, lieu de loisir et de repos, c'est enfin, par le luxe de son décor, le charme de ses jardins, le signe d'appartenance à la caste des privilégiés de la fortune.Les bastides s'établissent le long des rivières, dans les vallons ou dans les plaines, à «quelques lieues» des villes mais aussi sur le terroir des villages environnants, bientôt touchés par cette pratique d'achat de biens fonciers. Les Aixois acquièrent ainsi de grands domaines à Rognes, Puyricard, Lambesc, Bouc-Bel-Air, Eguilles, Saint-Cannat, etc., les Marseillais à Lançon, Berre, etc. Le modèle aixois s'exporte dans les territoires tels le Vaucluse, le Var ou les Alpes-de-Haute-Provence où par son origine et le jeu des alliances la noblesse aixoise possédait de vastes propriétés.Plus qu'un simple fait architectural, ou comme tout fait architectural, la bastide exprime en définitive la quintessence d'un monde et c'est son étude globale qui permettra d'en dégager l'originalité qu'il s'agisse du poids politique dune institution ayant régi pendant plus de deux siècles le marché foncier de la région, orienté son agriculture ou de la signification qu'elle revêt en termes de civilisation.
Résumé : L'urbanisme, un plaisir ? Comment cette notion assez désuète peut-elle être associée au plaisir de faire la ville, à la modernité ? Comment la conjuguer à l'appétence pour toutes les disciplines, à la curiosité pour l'évolution des modes de vie et des modes de faire, l'invention sociale et technologique ? A travers l'action "Projet urbain" qu'elle a initiée, dirigée et animée au sein de l'administration en charge de l'urbanisme pendant près de trente ans, Ariella Masboungi a été un témoin privilégié d'une évolution favorable des pratiques dans ce domaine et d'une ouverture progressive à de nouvelles stratégies. Persuadée que la ville est la clé du développement durable, et que c'est en son sein que réside l'innovation, elle livre ici ses réflexions, ses convictions, ses "leçons" du projet urbain, n'ayant de cesse de s'inspirer de la diversité des expériences européennes, d'explorer, de capitaliser, de diffuser et, surtout, d'impulser de nouvelles directions pour construire une ville plus amène. Pourquoi tous les sujets de société conduisent-ils à l'urbanisme ? Par quels moyens peut-on produire des villes plus heureuses, équitables et stimulantes ? Comment enseigner le projet urbain et en transmettre le goût aux étudiants ? Que signifie "la fierté d'être fonctionnaire" dans le champ de l'action urbaine ? A travers les réponses ou les pistes esquissées, preuve est apportée que l'urbanisme de demain ne se fera pas sans une intelligence collective, à la fois attentive et ouverte sur le monde.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Résumé : Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.