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Journal de nuit (1978-1984)
Fabre Jan ; Deghilage Michèle ; Rach Rudolf
L ARCHE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782851817785
Il lui faut trois heures pour coucher trois phrases convenables. Il ne fait que biffer et réécrire, biffer et encore réécrire. Il fait sans cesse, dit-il, des fautes stupides parce que son imagination ne s'arrête jamais et qu'il réfléchit plus vite qu'il n écrit. C'est Jan Fabre à Anvers à la fin des années 1970. À Amsterdam, à Arles et New York. Partout, il est l'homme révolté. Surtout contre le théâtre, cette machine à retardement qu'il veut révolutionner. Il est pressé et sans concession, vis-à-vis du monde et de lui-même. Il est l'artiste comme volonté et comme représentation. À partir de 1978, Jan Fabre consigne ses pensées insomniaques. Ce premier volume réunit les carnets de 1978 à 1984. Jan Fabre nous plonge dans un labyrinthe peuplé de rites païens, de cérémonies nocturnes, de danses et de transes. Dans ce Journal parle un jeune homme qui s'est donné un but il veut devenir artiste, un grand artiste. Tout le monde est contre lui, la critique, les directeurs de musées, les galeristes. Mais ces notices prouvent que rien ne peut l'arrêter. Il a la force et le talent pour réussir. Corps et esprit sont toujours éveillés et la nuit est là pour noter ses idées et exprimer, sans tabou, ses énergies. Les installations, dessins, sculptures, films et performances de Jan Fabre font le tour du monde. Il est l'artiste qui transforme tout ce qu'il pense et écoute et qui travaille avec une vue d'ensemble. Cet homme mesure les nuages et transforme le sang en théâtre. Depuis ses débuts, il est poussé par sa volonté de savoir, de créer, d'essayer. Dans son Journal de nuit Jan Fabre décrit la pression sous laquelle il vit: écorché, hardi, et ensorcelant. Et offre un regard unique sur la façon dont il s'est découvert lui-même.
En mai 2001, aux Polysonneries de Lyon, Jan Fabre a donné ce qu'on a coutume d'appeler une performance. Habillé d'une armure couronnée de deux antennes dignes d'un vaisseau spatial, qu'il s'est taillée dans un acier satiné, il s'est déplacé durant sept heures dans un lieu appelé les Subsistances, lieu dont l'architecture invite à laisser vagabonder les pensées dans le passé. Aveuglé par un casque privilégiant la vision sur les côtés, chevalier-insecte, il s'oriente à l'oreille. Douze tables rappellent à la fois la Cène et les stations du Christ. Sur ces tables, il clouera les feuilles qui accueilleront ses futures "sanguines". Six prises de sang seront effectuées sur le "performer" au fur et à mesure du déroulement de la performance.
Son art reste mystérieux, un mélange de styles, de genres-peinture, sculpture, spectacle, ballet, opéra. Ce qui rend la compréhension difficile, c'est la fusion de tout cela. Fabre unit sans peine culture d'élite et culture de masse. Il est un maître de cérémonie apparenté aux concepteurs de fêtes baroques et de tableaux vivants. Mais il n'y a plus de dieu pour juger du bien et du mal, plus de roi qui offre à ses sujets splendeur et magnificence. Fabre accomplit des rituels théâtraux et picturaux dans et pour notre temps ; il est un bel exemple de ce qu'on pourrait appeler le post-modernisme.
Dès le début des années quatre-vingt, Jan Fabre s'est livré dans toutes les facettes de son œuvre à une étude du corps avant que cette pratique ne devienne "à la mode". Sa perception architecturale de l'espace scénique, son attachement à la danse, son interprétation particulière du théâtre comme une œuvre d'art total font de lui un auteur de théâtre unique : à la fois d'une exceptionnelle diversité et d'une rare homogénéité. Ses pièces souvent des monologues sont plutôt discursives mais il n'y a nul doute, l'attaque y est aussi virulente que dans ses autres oeuvres. On meurt, on assassine, on souffre et on fait souffrir. La langue est dure comme une pierre, vive et sans pitié, se taillant un chemin dans l'inconscient. Pas de mètre qui assouplirait les mots, pas de rime qui relierait les phrases.
L'Amour de Phèdre semble occuper une position singulière parmi les pièces de Sarah Kane et il est de fait très rare qu'un auteur anglais adapte une pièce classique. L'adaptation s'intègre parfaitement dans l'univers de l'auteur : réapparaissent notamment la dissection d'une émotivité masculine malsaine et nihiliste, tout comme la question de Dieu et les conséquences de la violence.
Brecht Bertolt ; Bortholary Bernard ; Duchet Claud
Né le 10 février 1898 à Augsbourg, Bertolt Brecht commence à écrire très tôt. Son premier texte est publié en 1914. Dans ses poèmes, il décrit l'horreur et la solitude engendrées par la guerre, et semble déjà habité de grandes idées et de grandes ambitions.
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?
Résumé : Les fondamentaux de la création graphique - points, lignes, formes, lumière, couleurs, équilibre, contraste, proportions... - constituent les outils du concepteur grâce auxquels toute oeuvre graphique existe et trouve sa signification. A la fois recueil d'idées et livre didactique, cet ouvrage s'adresse à tous les professionnels et étudiants du graphisme, mais aussi des métiers de la communication et de la création (architectes, marketeurs, éditeurs...). Il présente les 26 principes fondamentaux de la création graphique : ce qu'ils sont, pourquoi ils sont importants et comment les employer efficacement. De nombreuses réalisations, choisies à travers le monde et analysées avec soin, ainsi que le portrait d'un créateur qui a marqué l'histoire du graphisme, illustrent chaque chapitre. Un glossaire conclut l'ouvrage. Cette nouvelle édition renouvelle une partie des exemples.
Résumé : Publier son premier album s'apparente à une quête du graal pour de nombreux illustrateurs. Or cela est possible ! Depuis la parution des Aventures de Babar dans les années 1930, le secteur de l'édition jeunesse s'est sans cesse développé aujourd'hui la production est vaste et accueille tant de styles différents que chacun peut y trouver sa place. Devenir illustrateur jeunesse propose aux futurs professionnels et à tous les passionnés d'illustration des clés pour se repérer dans le foisonnement de l'édition jeunesse et pour y tracer leur chemin. L'ouvrage pré- sente d'abord les grands jalons de l'évolution du secteur et ses principaux acteurs, ainsi que les différents rouages de la chaîne du livre. Il donne ensuite un aperçu des diverses techniques d'illustration employées dans le livre jeunesse et de l'intérêt particulier de chacune, tout en s'interrogeant sur le rapport de l'image au texte. Il présente dans un troisième temps tous les types de livres illustrés, de l'album au manuel scolaire en passant par le livre numérique, en cherchant à appréhender à travers eux les enjeux et questionnements actuels de l'édition jeunesse. Enfin, il livre des renseignements pratiques sur les formations, la prise de contact avec un éditeur, les salons, le contrat d'édition, la rémunération, le statut fiscal et social de l'illustrateur, les sources de revenus complémentaires... Pour comprendre le fonctionnement du secteur et en identifier les acteurs représentatifs, l'approche est à la fois globale et précise, alliant culture du domaine, techniques et métier, sans toutefois prétendre à l'exhaustivité. Les nombreux entretiens qui nourrissent l'ouvrage donnent à entendre la voix d'illustrateurs de générations et d'expressions artistiques différentes, mais aussi d'éditeurs et de directeurs artistiques. Quant aux centaines d'exemples de couvertures et de pages intérieures de livres jeunesse qui émaillent le propos, ils montrent bien la diversité, la créativité et l'infinie beauté de l'illustration jeunesse.
Résumé : Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'Europe est le théâtre de rivalités politiques et artistiques entre les grandes dynasties que sont les Bourbons et les Habsbourg. Le mécénat d'art, ecclésiastique et royal, a fortement contribué, à cette période, au fleurissement culturel européen. Dans une langue limpide et savoureuse, Marc Fumaroli, historien littéraire et historien de l'art, laisse transparaître dans cet ouvrage toute sa passion et son enthousiasme pour les arts européens de cette époque. Il y fait valoir le rôle des académies royales, des artistes et de la peinture dans la diplomatie européenne, évoquant tour à tour certains des personnages les plus célèbres qui ont jalonné le Grand Siècle et le Siècle des Lumières : Louis XIV, Poussin, Velázquez, Richelieu, Rubens, Fragonard... Du baroque au néoclassicisme, ce recueil de textes richement illustrés et soigneusement sélectionnés par l'auteur rappelle l'extrême profusion artistique à laquelle l'Ancien Régime donna lieu.
Au point de départ le masque. Mais qu'est-ce au juste un masque pour les anciens grecs? Pour nommer le masque la langue grecque utilise le mot prosopo, qui est, aussi et surtout, le nom du visage. Helléniste, ancienne sous-directrice au Collège de France, Françoise Frontisi-Ducroux affirme que « ce qui vaut pour le visage de chair vaut aussi pour le masque artificiel ». Masque scénique, rituel ou cultuel (figurant une divinité), les pensées et les émotions s'y lisent à fleur de peau. C'est avec le masque que se façonne la personnalité du citoyen, en tête à tête avec des doubles de lui-même, ou avec des figures de l'autre. Du masque au visage ? Aspect de l'identité en Grèce ancienne est un essai incontournable enfin réédité.