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Les fables canadiennes de Jules Verne. Discorde et concorde dans une autre Amérique
Fabre Gérard
PU OTTAWA
19,65 €
Épuisé
EAN :9782760326781
En trois décennies, du début des années 1870 au tournant du XXe siècle, Jules Verne écrit trois romans couvrant plus d'un demi-siècle d'histoire canadienne. Si ce triptyque peut être saisi dans le processus global de la création vernienne, il forme en même temps une entité à part entière, un formidable révélateur de la place du Canada et du Québec en France. Cette place est relative : elle dépend beaucoup de ses interactions avec l'Angleterre et les Etats-Unis. Plusieurs oeuvres de Verne, depuis Les Aventures du Capitaine Hatteras, publiées au milieu des années 1860, s'attachent à comparer les réactions de personnages anglais et américains. Il en ressort in fine une rivalité des deux pays, comme dans les romans canadiens Le Pays des fourrures (1872-1873) et Famille-Sans-Nom (1889). Le conflit anglo-américain explique les connivences entre Canadiens français et Américains, dont font état ces deux romans. Or, à la fin de sa vie, Verne remanie ce système d'alliance. Dans Le Volcan d'or, rédigé en 1899-1900, les relations vont diamétralement changer : Canadiens français et anglais, tous honnêtes gens en quête de l'or du Klondike, s'unissent contre des Américains originaires du Texas, délinquants notoires et redoutés. Comment analyser ce retournement ? Quelle clé offre-t-il pour comprendre, à une plus vaste échelle, les images du Canada et du Québec qui prévaudront dès lors en France ? Publié en français
Né en 1821 à Beaune (Côte d'Or), Félix Ziem décède à Paris, en 1911, à l'âge de 90 ans. Sa vie entière aura été consacrée à l'art. Dessinateur, aquarelliste, peintre, sa production est l'une des plus importante de la seconde moitié du XIXe siècle. En 1854, alors âgé de 33 ans, il décide de tenir un journal qu'il laissera inachevé le 9 août 1898. Pourtant l'intérêt de ce texte est immense. Ne s'agissant en rien d'un écrit dans lequel l'artiste exprime ses sentiments, ce journal est avant tout une aide à la réflexion. Sa volonté de l'utiliser comme un outil de travail lui permettant de résoudre les problèmes techniques rencontrés lors de la pratique de son art est d'ailleurs clairement énoncée. Il le complètera néanmoins par une autobiographie. Ainsi, entre recherches plastiques, autocritique et souvenirs personnels, ce texte permet-il d'appréhender au plus près l'un des artistes les plus collectionné du XIXe siècle.
Né en 1821 à Beaune, Félix Ziem a constitué jusqu'à sa mort en 1911 une véritable mémoire de sa vie entre réel et fiction. Ses voyages en Russie, en Hollande, en Orient, en Méditerranée, se mêlent à d'incessantes allées et venues dans le Midi, sur la Riviera, à Venise, Barbizon, Paris... Ces déplacements s'apparentent à la production de peintures, esquisses, dessins, carnets, photographies, et l'amènent à l'écriture de son Journal : je commence à écrire afin de pouvoir m'édifier sur ma peinture et masser mes idées, détruire mes perplexités et suivre une marche réglée et absolue... (27 novembre 1854). Première monographie biographique et synthétique consacrée à Félix Ziem, cette publication porte sur l'?uvre un regard libéré des usages et des réflexes de ses contemporains. Dans Tracés de ciels : percés par l'écume, Frédérique Verlinden enracine l'élan du peintre au revers des flux et des reflux de son époque. Gérard Fabre encre le chemin vers Ziem dans La traversée d'un siècle et Luca Marchetti plaide pour lé ralliement des générations dans Une lecture déréglée. Entre abandons et arrivées, la peinture délivre des mirages. Indispensable complément de l'édition papier illustrée par 160 reproductions en couleurs d'?uvres choisies, de pages manuscrites et de documents d'archives, un catalogue électronique complet sur CD-Rom vous est offert. Il comprend l'ensemble du fonds Félix Ziem du musée de Martigues, soit près de 4 000 peintures, ?uvres graphiques et carnets.
Dernier survivant des grands voyous qui ont tenu le haut du pavé dans les années 1970-1980, Gérard Fauré a décidé de parler. Le film de sa vie dépasse toutes les fictions. Né au Maroc d'un père officier français et d'une mère berbère, il s'initie au trafic sur le port de Tanger et devient contrebandier. En Espagne, il s'associe avec des anciens de l'OAS pour commettre hold-up et trafic de drogue. Il côtoie la French Connection et développe une organisation criminelle aux Pays-Bas avec le parrain marseillais Gaëtan Zampa. A Paris il devient dans les années 1980 le "prince de la cocaïne", fournisseur préféré du show-biz, qu'il reçoit dans un hôtel particulier pour des fêtes nocturnes très privées. Sa chute en 1986 provoque bien des angoisses et tractations en coulisses dans le Bottin mondain. Actrices vedettes, mannequins, princesses, animateurs télé, stars d'Hollywood : Gérard Fauré porte avec le recul un regard cruel sur les vices des stars dont il fut le fournisseur privilégié et le compagnon des nuits parisiennes et cannoises. Il évoque également les politiques de haut niveau qui furent ses clients, tout en réclamant publiquement que l'on durcisse la lutte contre la drogue. Il avoue enfin les liens troubles du Milieu avec le SAC (Service d'Action civique) de l'époque Pasqua et les "contrats" d'assassinats réalisés sur commande pour des objectifs politiques.
Cet ouvrage présente une confrontation des approches de la littérature développées par Lucien Goldmann, Mikhaïl Bakhtine et Roland Barthes, de manière à en tirer à la fois les forces et les faiblesses. Il s'agit notamment de s'interroger, dans une perspective sociologique, sur les notions de représentation (et ses variantes goldmaniennes : vision du monde, expression, homologie, médiation), de chronotope (Bakhtine), de polysémie et de texte pluriel (Barthes). Les horizons théoriques de ces trois approches sont éloignés au point de les rendre difficilement conciliables. Mais chacune contribue à sa façon à l'élaboration actuelle d'une sociologie littéraire soucieuse autant de l'œuvre elle-même que de sa production et de sa réception. En tenant compte de l'apport indéniable de Jean Molino pour raccorder ces trois niveaux le plus souvent dissociés, il convient parallèlement de se déprendre du culte de l'auteur (sans pour autant faire disparaître ce dernier de l'analyse) et de s'attacher à une sociologie de la lecture qui ne se limite ni à une étude socio-démographique des lecteurs, ni à un repérage des évolutions de la consommation et des goûts littéraires. Une des problématiques les plus fécondes pour cerner les cycles de possibles produits à partir d'une œuvre (d'une génération de lecteurs à l'autre) consiste à transposer la théorie de l'échange de Marcel Mauss, le processus d'écriture-lecture se concevant alors comme un rapport de don à contre-don.
La réputation de l'autrice britannique Jane Austen, particulièrement dans le monde anglophone, n'est plus à faire : son oeuvre est abondamment fréquentée par les lecteurs et lectrices, et l'on ne compte plus les adaptations et continuations - textuelles et transmédiatiques - de ses romans. En français seulement, ses ouvrages ont été l'objet de plus de 70 traductions en deux siècles d'existence. Comment son écriture, où abondent humour, ironie et discours indirect libre, a-t-elle été intégrée au corpus français ? Alors qu'Austen fait déjà l'objet de débats dans le monde anglo-saxon, quelle interprétation aura franchi la Manche et été proposée au lectorat francophone ? Ce transfert linguistique aura-t-il, pour l'autrice, donné lieu à une traduction ou à une métraduction ? Analyse littéraire combinant les disciplines de la traductologie, la narratologie et des études féministes, ce livre se penche, avec une approche diachronique, sur les traductions françaises de trois romans de Jane Austen : Northanger Abbey (1803 [ 1818]), Pride and Prejudice (1813) et Persuasion (1818). Dans cette étude traductologique et littéraire des versions françaises des romans de Jane Austen, Rosemarie Fournier-Guillemette s'intéresse aux destinées françaises des prises de position et de l'écriture de cette autrice qui a inspiré de nombreuses féministes par sa critique de l'institution du mariage.
Critique de la mondialisation promue par le néolibéralisme, le phénomène de l'altermondialisme concerne notre propre contemporanéité. Né au cours de la première décennie du 21e siècle, ce nouveau phénomène mérite l'attention. Ainsi, de la mondialisation à l'altermondialisme, que s'est-il passé ? Altermondialismes répond à cette urgente question en retraçant le parcours de ce phénomène, marqué par de nombreux évènements, de multiples mobilisations, la création de nouveaux réseaux, tel le Forum social mondial, et des revendications ayant émergé dans le sillage de la vague rose en Amérique latine et des Printemps arabes. Mise en perspective historique qui retrace 20 ans de mobilisations sociales dans le contexte de la mondialisation néolibérale et du passage vers l'altermondialisme, l'ouvrage combine l'analyse rigoureuse, l'engagement social, la réflexion et la pratique. Malgré les chocs subis par la crise qui frappe actuellement l'économie mondiale, des mouvements ont trouvé les moyens de relancer les revendications féministes et écologistes, les projets d'économie sociale et solidaire, le respect des droits et la lutte contre le racisme et les discriminations. Dans ce contexte, Altermondialismes pose un regard critique et sans concessions sur le monde contemporain et permet de faire un bilan honnête et sérieux des défis rencontrés, mais aussi des solutions de rechange possibles pour le monde de demain.
Qui étaient les "allumettières" de l'usine de pâte et papier E. B. Eddy de Hull ? De jeunes femmes exploitées ou des militantes syndicales engagées ? Entre 1854 et 1928, ces ouvrières chargées de fabriquer 90 % des allumettes du pays ont exercé un métier éreintant et extrêmement dangereux en raison des risques d'incendie et des produits chimiques toxiques qu'elles manipulaient. Les conséquences furent désastreuses pour elles, et il n'est guère surprenant que ces femmes aient déclenché le tout premier conflit syndical féminin au Québec. Dans cette première étude complète sur les allumettières de Hull, l'historienne Kathleen Durocher raconte la fascinante histoire de cette main-d'oeuvre anonyme. Pour ce faire, elle met à contribution les recensements canadiens, les archives gouvernementales, privées et paroissiales, ainsi que de nombreux articles de revues scientifiques et de journaux à grand tirage. Durocher dresse ainsi un profil démographique des allumettières et propose des sections dédiées à la vie quotidienne de ces femmes ; leur rôle au sein de la classe ouvrière ; leurs fonctions dans la manufacture ; leurs conditions de travail, les dangers de l'emploi (notamment ceux associés au phosphore blanc) ; et leurs activités syndicales, de 1918 à 1928 - lorsque l'usine a quitté Hull. Tragique et inspirante, l'histoire des allumettières marque l'histoire de la région et du pays depuis plus d'un siècle, mais demeure trop peu connue. Avec ce livre, elle est enfin tirée des oubliettes.
La détention des militaires allemands, loin d'être limitée aux barbelés des camps ou aux frontières d'un seul pays, s'est retrouvée au coeur des relations triangulaires entre Ottawa, Washington et Londres. Or, sa place stratégique dans ce contexte historique demeure un aspect méconnu. Comment traiter les R soldats d'Hitler "? explore donc la dynamique politique établie entre les autorités canadiennes, américaines et britanniques à l'égard du traitement des prisonniers de guerre allemands. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les forces alliées détiennent quelque 600 000 o soldats d'Hitler " sur leur territoire respectif. Bien que gérées par chaque Etat, ces opérations d'incarcération soulèvent plusieurs enjeux associés à la coopération interalliée. Jean-Michel Turcotte fait le bilan des politiques respectives et communes de ces gouvernements et présente la prise de position des Etats vis-à-vis de la Convention de Genève de 1929, de la mise au travail des détenus et du programme de dénazification B met également en lumière le hile déterminant qu'occupe le Canada au sein des Alliés à cette époque.