Né en 1821 à Beaune, Félix Ziem a constitué jusqu'à sa mort en 1911 une véritable mémoire de sa vie entre réel et fiction. Ses voyages en Russie, en Hollande, en Orient, en Méditerranée, se mêlent à d'incessantes allées et venues dans le Midi, sur la Riviera, à Venise, Barbizon, Paris... Ces déplacements s'apparentent à la production de peintures, esquisses, dessins, carnets, photographies, et l'amènent à l'écriture de son Journal : je commence à écrire afin de pouvoir m'édifier sur ma peinture et masser mes idées, détruire mes perplexités et suivre une marche réglée et absolue... (27 novembre 1854). Première monographie biographique et synthétique consacrée à Félix Ziem, cette publication porte sur l'?uvre un regard libéré des usages et des réflexes de ses contemporains. Dans Tracés de ciels : percés par l'écume, Frédérique Verlinden enracine l'élan du peintre au revers des flux et des reflux de son époque. Gérard Fabre encre le chemin vers Ziem dans La traversée d'un siècle et Luca Marchetti plaide pour lé ralliement des générations dans Une lecture déréglée. Entre abandons et arrivées, la peinture délivre des mirages. Indispensable complément de l'édition papier illustrée par 160 reproductions en couleurs d'?uvres choisies, de pages manuscrites et de documents d'archives, un catalogue électronique complet sur CD-Rom vous est offert. Il comprend l'ensemble du fonds Félix Ziem du musée de Martigues, soit près de 4 000 peintures, ?uvres graphiques et carnets.
En trois décennies, du début des années 1870 au tournant du XXe siècle, Jules Verne écrit trois romans couvrant plus d'un demi-siècle d'histoire canadienne. Si ce triptyque peut être saisi dans le processus global de la création vernienne, il forme en même temps une entité à part entière, un formidable révélateur de la place du Canada et du Québec en France. Cette place est relative : elle dépend beaucoup de ses interactions avec l'Angleterre et les Etats-Unis. Plusieurs oeuvres de Verne, depuis Les Aventures du Capitaine Hatteras, publiées au milieu des années 1860, s'attachent à comparer les réactions de personnages anglais et américains. Il en ressort in fine une rivalité des deux pays, comme dans les romans canadiens Le Pays des fourrures (1872-1873) et Famille-Sans-Nom (1889). Le conflit anglo-américain explique les connivences entre Canadiens français et Américains, dont font état ces deux romans. Or, à la fin de sa vie, Verne remanie ce système d'alliance. Dans Le Volcan d'or, rédigé en 1899-1900, les relations vont diamétralement changer : Canadiens français et anglais, tous honnêtes gens en quête de l'or du Klondike, s'unissent contre des Américains originaires du Texas, délinquants notoires et redoutés. Comment analyser ce retournement ? Quelle clé offre-t-il pour comprendre, à une plus vaste échelle, les images du Canada et du Québec qui prévaudront dès lors en France ? Publié en français
Fabre Gérard ; Fenzy Rémy ; Gervasoni Jean-Luc ; V
Le recueil du musée Ziem de Martigues s'ouvre sur la santé des restes. Les collections dans leur éclectisme en sont la dédicace, l'offrande. Tout y est utile : la chair, le sang, la graisse, la peau, les os, les tripes... Quant à l'âme, une fois numérisée à l'inventaire, elle demeure au c?ur d'un catalogue... Les restes densifient l'espace à saturation, traquent les traces et dépoussièrent l'exposé. La temporalité de la présentation en finit avec le carnage des dates, la hiérarchie des goûts. La programmation est une migration entre la mort et la vie, d'une ?uvre disponible aux autres. Les choix oscillent entre les artistes édités et les oubliés, non parus... L'exposition est un piège pour déambuler à travers les éternités éphémères, carcasses d'art. L'intention joue d'absences et de présences mortelles. Le musée ne va pas encore où l'art se fait. Il tente une mise en présence avant la dispersion.
Né en 1821 à Beaune (Côte d'Or), Félix Ziem décède à Paris, en 1911, à l'âge de 90 ans. Sa vie entière aura été consacrée à l'art. Dessinateur, aquarelliste, peintre, sa production est l'une des plus importante de la seconde moitié du XIXe siècle. En 1854, alors âgé de 33 ans, il décide de tenir un journal qu'il laissera inachevé le 9 août 1898. Pourtant l'intérêt de ce texte est immense. Ne s'agissant en rien d'un écrit dans lequel l'artiste exprime ses sentiments, ce journal est avant tout une aide à la réflexion. Sa volonté de l'utiliser comme un outil de travail lui permettant de résoudre les problèmes techniques rencontrés lors de la pratique de son art est d'ailleurs clairement énoncée. Il le complètera néanmoins par une autobiographie. Ainsi, entre recherches plastiques, autocritique et souvenirs personnels, ce texte permet-il d'appréhender au plus près l'un des artistes les plus collectionné du XIXe siècle.
Bonjour, je m'appelle Caramel. Des machines ont envahi le Bois-joli, où je vis avec tous mes amis. Suis-moi pour découvrir tous les secrets de ce chantier ! " Une histoire drôle et tendre et des infos vérifiées par un conducteur de travaux pour découvrir l'univers des engins de chantier. Dès 3 ans.
Chevillot Catherine ; Le Normand-Romain Antoinette
Sculpteur mondialement célèbre à partir de 1900, Rodin a réexaminé tous les aspects fondamentaux de la sculpture. A chaque génération, les nouveaux regards portés sur son oeuvre, loin de le rejeter dans un passé révolu, ont enrichi la compréhension que nous avons de son art. L'ouvrage présente les apports décisifs de Rodin expressionniste et expérimentateur, son univers créatif, son accueil par ses contemporains, et, enfin, les appropriations que son oeuvre a suscitées de la part des artistes. Rodin ouvre en effet la voie à une sensibilité nouvelle, explorant un rapport particulier au temps, à la matière et au sens. La masse sculpturale paraît comme animée d'une énergie vitale propre : l'épiderme est le lieu où affleure avec plus ou moins d'impétuosité l'effervescence intérieure. Les émotions cherchent à s'exprimer et leur houle vient mourir à la surface des oeuvres.
Incroyable parcours que celui de ce peintre flamand qui se fait diplomate, s'élève dans la société et intercède auprès des princes ! Très jeune, Pierre Paul Rubens sillonne de cour en cour une Europe belliqueuse où les alliances entre familles dominantes se font et se défont. Recommandé auprès des uns en Italie, mandaté par les autres en Espagne, adoubé aussi bien par la maison d'Angleterre que par la famille de Habsbourg, Rubens se nourrit un peu plus à chaque séjour des modèles qu'il découvre dans les collections des grands monarques de son temps. Mais Rubens n'est pas seulement peintre virtuose au service du pouvoir car l'art de la couleur rejoint, chez lui, l'art de la politique. Réunir ses portraits, c'est aussi prendre le parti de mettre en avant cet aspect si particulier de sa carrière. Le Musée du Luxembourg, à travers cette exposition sur les portraits princiers de Rubens, met à l'honneur un sujet qui résonne avec l'histoire du lieu comme avec celle de Marie de Médicis.