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La santé des restes
Fabre Gérard ; Fenzy Rémy ; Gervasoni Jean-Luc ; V
RMN
6,00 €
Épuisé
EAN :9782711841455
Le recueil du musée Ziem de Martigues s'ouvre sur la santé des restes. Les collections dans leur éclectisme en sont la dédicace, l'offrande. Tout y est utile : la chair, le sang, la graisse, la peau, les os, les tripes... Quant à l'âme, une fois numérisée à l'inventaire, elle demeure au c?ur d'un catalogue... Les restes densifient l'espace à saturation, traquent les traces et dépoussièrent l'exposé. La temporalité de la présentation en finit avec le carnage des dates, la hiérarchie des goûts. La programmation est une migration entre la mort et la vie, d'une ?uvre disponible aux autres. Les choix oscillent entre les artistes édités et les oubliés, non parus... L'exposition est un piège pour déambuler à travers les éternités éphémères, carcasses d'art. L'intention joue d'absences et de présences mortelles. Le musée ne va pas encore où l'art se fait. Il tente une mise en présence avant la dispersion.
Dirkx Paul ; Détrez Christine ; Fabre Gérard ; Dub
Le dossier "Le corps de l'écrivain" de la revue "Sociologie de Art" réunit un ensemble d'études dont chacune met en valeur une ou plusieurs caractéristiques sociohistoriques du corps de l'écrivain - ou plutôt, car il faut se garder d'essentialiser ce phénomène, des corps des écrivains Le point de départ est à chaque fois un terrain bien délimité, composé de textes, de métatextes et/ou d'entretiens. Le présent volume (Opus 19) se concentre sur "Le corps en amont", c'est-à-dire que l'accent est mis sur le corps de l'écrivain avant et pendant l'acte d'écriture. Dans une première contribution, Christine Détrez montre à quel point ce corps écrivant détermine l'écriture littéraire dans ses conditions d'existence même, en prenant comme exemple le discours des écrivains féminins maghrébins sur leurs propres pratiques scripturales. Ecrire en tant que femme en Algérie et au Maroc continue d'avoir un coût social et physique élevé. Gérard Fabre offre une version plus textuelle de certaines des observations faites par Détrez, sous forme d'une analyse d'un poème du Québécois Gérald Godin, où celui-ci évoque son incarcération en 1970 pour agitation indépendantiste. Le corps écrivant y est central : non seulement la forme singulière du poème s'éclaire-t-elle en la rapportant au corps captif du poète, mais ce n'est qu'en établissant ce lien que l'on voit le poème livrer une part insoupçonnée de sa signification. L'expérience somatique de l'écrivain est ici manifestement au fondement de l'acte littéraire. A travers le cas du dramaturge français Bernard-Marie Koltès, Jérôme Dubois entend montrer ensuite qu'une sociologie du corps de l'écrivain gagnerait à relier la poétique d'un écrivain et la façon dont celui-ci envisage le corps en général et le sien en particulier. Il s'agit d'examiner le corps de l'écrivain comme source d'inspiration ou, plus exactement, d'imagination. A cet effet sont convoqués des outils sociologiques et psychanalytiques.
Cet ouvrage présente une confrontation des approches de la littérature développées par Lucien Goldmann, Mikhaïl Bakhtine et Roland Barthes, de manière à en tirer à la fois les forces et les faiblesses. Il s'agit notamment de s'interroger, dans une perspective sociologique, sur les notions de représentation (et ses variantes goldmaniennes : vision du monde, expression, homologie, médiation), de chronotope (Bakhtine), de polysémie et de texte pluriel (Barthes). Les horizons théoriques de ces trois approches sont éloignés au point de les rendre difficilement conciliables. Mais chacune contribue à sa façon à l'élaboration actuelle d'une sociologie littéraire soucieuse autant de l'œuvre elle-même que de sa production et de sa réception. En tenant compte de l'apport indéniable de Jean Molino pour raccorder ces trois niveaux le plus souvent dissociés, il convient parallèlement de se déprendre du culte de l'auteur (sans pour autant faire disparaître ce dernier de l'analyse) et de s'attacher à une sociologie de la lecture qui ne se limite ni à une étude socio-démographique des lecteurs, ni à un repérage des évolutions de la consommation et des goûts littéraires. Une des problématiques les plus fécondes pour cerner les cycles de possibles produits à partir d'une œuvre (d'une génération de lecteurs à l'autre) consiste à transposer la théorie de l'échange de Marcel Mauss, le processus d'écriture-lecture se concevant alors comme un rapport de don à contre-don.
Résumé : L'approche socio-historique adoptée dans cet ouvrage fait le lien entre des épidémies très différentes et dégage leur singularité. Par cette mise en perspective, la réflexion sur le sida gagne en originalité et en profondeur. Ce sont les moments forts de l'imaginaire du mal contagieux en Occident qui sont ainsi articulés. La contagion suscite deux grands modes de réacion : la peur et le déni. Biologique, le malheur devient social aussitôt qu'il touche les êtres humains. C'est pourquoi la contagion met une société à l'épreuve, aiguise ses tensions, accuse ses faiblesses tout en révélant ses forces. Issu de plusieurs recherches en archives ou sur des terrains actuels, cet ouvrage en présente un bilan synthétique, sous forme d'essai. Il s'ouvre donc à un large public intéressé par la santé et les maladies. Les étudiants en sciences anthroposociales trouveront ici les repères majeurs sur l'impact des épidémies dans l'évolution de nos sociétés.
Né en 1821 à Beaune (Côte d'Or), Félix Ziem décède à Paris, en 1911, à l'âge de 90 ans. Sa vie entière aura été consacrée à l'art. Dessinateur, aquarelliste, peintre, sa production est l'une des plus importante de la seconde moitié du XIXe siècle. En 1854, alors âgé de 33 ans, il décide de tenir un journal qu'il laissera inachevé le 9 août 1898. Pourtant l'intérêt de ce texte est immense. Ne s'agissant en rien d'un écrit dans lequel l'artiste exprime ses sentiments, ce journal est avant tout une aide à la réflexion. Sa volonté de l'utiliser comme un outil de travail lui permettant de résoudre les problèmes techniques rencontrés lors de la pratique de son art est d'ailleurs clairement énoncée. Il le complètera néanmoins par une autobiographie. Ainsi, entre recherches plastiques, autocritique et souvenirs personnels, ce texte permet-il d'appréhender au plus près l'un des artistes les plus collectionné du XIXe siècle.
Some of the most iconic and influential images of nineteenth-century French painting, including Gustave Courbet's famous The Meeting ("Bonjour, Monsieur Courbet!"), highlight the celebrated Bruyas Collection from the Musée Fabre in Montpellier. With tastes ranging from romanticism to realism, Alfred Bruyas (1821-1877) collected both traditional and what was then avant-garde art. Featuring nine masterpieces by Courbet, as well as important painting, drawings, and sculptures by such leading artists of the period as Delacroix, Ingres, Géricault, Millet, Corot, Rousseau, and Barye, this book examines Bruyas's role as one of the foremost collectors of contemporary art in France, and the significance of his patronage of living artists.
C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation. Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur. Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.