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Vulnérabilités et accès au(x) droit(s). Etudes de cas socio-juridiques
Eyraud Benoît ; Véron Paul ; Béal Arnaud
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753596993
L'expression "accès aux droits" suggère qu'entre l'affirmation abstraite d'un droit et sa réalisation concrète, un chemin doit bien souvent être parcouru. Ce chemin est souvent semé d'embuches comme l'illustrent les travaux consacrés aux différentes expériences de "non-recours" aux droits. Pour les personnes en situation de vulnérabilité physique, psychique ou cognitive, en raison d'une maladie ou d'un handicap, les obstacles quotidiens à l'effectivité des droits sociaux ou à l'exercice des libertés sont nombreux. A travers des études de cas rédigées par des chercheurs de différentes disciplines universitaires, des professionnels de la relation d'aide ou de soins, ou des personnes faisant elles-mêmes l'expérience d'une vulnérabilité, cet ouvrage propose d'illustrer la diversité des difficultés éprouvées par les intéressés pour accéder à leurs droits. La vulnérabilité peut conduire, en particulier, à un renversement - en droit ou en fait - de la présomption de capacité de ces personnes à décider et agir pour elles-mêmes, pouvant conduire à des excès de protection et à des insuffisances d'accompagnement. Dans un contexte social de promotion de l'autonomie individuelle où l'on cherche à "protéger sans diminuer" , l'accès aux droits ne semble plus devoir être conçu simplement comme le fait de faire accéder les personnes vulnérabilisées à des lieux, à des biens ou à des prestations, mais comme le fait de permettre la participation actives des personnes à l'exercice même de leurs droits : en prêtant attention à leurs choix de vie, à leur volonté et à leurs préférences, bref à leur liberté.
Extrait Extrait de l'introduction générale Cet ouvrage s'intéresse à l'instauration, à l'exercice, et au vécu des régimes de tutelles et de curatelles. Ces mesures de droit civil constituent l'organisation judiciaire de la protection de personnes jugées très vulnérables, non capables de pourvoir par elles-mêmes à leur intérêt. Elles concernent aujourd'hui près de 800 000 personnes en France, ainsi que les milliers de proches, voisins, médecins, juges, travailleurs sociaux, intervenants à domicile, mandataires à domicile, qui les côtoient. Il s'agit là d'un phénomène social qui pose la question de la prise en considération civile et sociale des capacités des êtres humains à se gouverner par eux-mêmes. Dans les sociétés démocratiques, cette prise en considération repose institutionnellement sur les principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme qui proclament la liberté et l'égalité en dignité et en droit des êtres humains. Ces principes se traduisent en droit civil par la reconnaissance d'une pleine et égale capacité. Celle-ci garantit aux personnes la liberté d'agir de manière autonome. Cette autonomie signifie que nul n'est en droit de prendre des décisions à la place d'autrui, et encore moins d'entraver ses mouvements, sans que le consentement de ce dernier ne soit donné, au moins sous une forme implicite. Dans la vie sociale, la prise en considération de ces capacités à se gouverner se fait le plus souvent sous une forme beaucoup plus informelle, et nécessairement plus confuse. Un encouragement bien ciblé dans un moment d'apprentissage, une attention discrète, un environnement bienveillant, contribuent tout autant à nous rendre capable d'agir que nos aptitudes individuelles. À l'échelle de nos vies, les actions dans lesquelles nous nous engageons ne relèvent pas tant de décisions autonomes mais de multiples enchevêtrements, attaches affectives, matérielles, qui nous tiennent raisonnablement les uns aux autres dans l'action. Ces dimensions institutionnelles et informelles de la prise en considération de nos capacités à agir se régulent ordinairement sans qu'on s'en rende véritablement compte. Les pratiques de solidarité et de soin se renforcent dans certains moments de fragilisation, maladie, coups durs, accidents alors que notre propension à nous sentir libres s'accentue quand tout semble aller bien. Les moments de formalisation de l'évaluation de nos capacités, ceux où la société est amenée à dire ce qui relève de notre propre compétence et ce qui relève de notre environnement, sont rares. La remise en cause du statut civil de personne capable était même traditionnellement exceptionnelle. Pendant longtemps, seules les actions rompant brutalement avec l'équilibre ordinaire de la vie familiale et sociale remettaient en cause l'organisation normale des solidarités informelles et pouvaient conduire à l'instauration d'un statut civil spécifique renforçant tout à la fois la protection de la personne, mais aussi la protection des proches et de l'environnement envers la personne manifestement déraisonnable. L'aliénation mentale a constitué ainsi, pendant de nombreuses décennies, le seul véritable motif de remise en cause de la pleine capacité civile des personnes, celui-ci étant justifié in fine par la promesse thérapeutique de la médecine mentale.
Dans chaque équipe, il y a des profils qui compliquent le quotidien : l'expert grognon, le chef de projet ultra-perfectionniste, la commerciale trop arrogante, l'assistant stressé ou encore la secrétaire désabusée... Derrière ces attitudes parfois déroutantes se cachent souvent des peurs, des blessures ou des besoins non exprimés. Pour sortir de l'impasse découvrez la méthode PACTE : Percevoir, Analyser, Communiquer, Transformer, Evaluer qui vous aidera à décrypter 20 personnalités types à travers 10 failles psycho-affectives. A l'appui de sa riche expérience de manager terrain, l'auteur propose une approche directe, humaine et efficace pour désamorcer les tensions et canaliser l'énergie au coeur de l'équipe. Et si, en refermant ce livre, vous vous rendiez compte qu'il nous arrive à tous d'être la personnalité difficile de quelqu'un ? Pourtant, il est toujours possible de changer de regard pour apprendre à mieux se comprendre et à mieux travailler ensemble !
Derrière la douleur, il y a toujours une lumière à retrouver". Récit d'une traversée, Debout dans l'orage narre le destin d'Alexandre, confronté aux mécanismes insidieux de la manipulation familiale. Pendant des années, il a porté le poids d'une enfance marquée par l'emprise d'un parent toxique. Ce témoignage autobiographique dévoile avec une rare sincérité les mécanismes de l'influence émotionnelle et leurs répercussions sur la construction de soi. Devenu père, Alexandre se trouve à nouveau face à ces schémas destructeurs, déterminé cette fois à protéger sa fille de ce qu'il a lui-même enduré. Entre blessures intimes et combats pour préserver les liens essentiels, ce livre explore les parts d'ombre de la psyché humaine tout en traçant un chemin vers l'espoir. Une oeuvre nécessaire sur la transmission des traumatismes et la force de briser les cycles toxiques. Car derrière la douleur, il y a toujours une lumière à retrouver. Alexandre Eyraud a traversé de profondes épreuves personnelles qui l'ont conduit à analyser les mécanismes des relations toxiques et de l'aliénation parentale. Confronté dès l'enfance à la manipulation d'un parent, il a puisé dans cette expérience la force de résister et de protéger à son tour sa propre fille. Avec ce témoignage, il partage son histoire pour éclairer ceux qui vivent des situations similaires.
Se loger, c'est la sécurité première, ou plutôt, aujourd'hui, la première des insécurités. Tout le monde, ou presque, est concerné. Les loyers n'ont cessé d'augmenter, pour atteindre des niveaux insupportables. Les impayés et les expulsions explosent. L'hébergement d'urgence ne répond plus. Les habitats indignes prolifèrent. Pourquoi ? Et comment tolérer l'intolérable ? L'intolérable, c'est 150 000 sans-logis, quand 2,4 millions de logements restent vacants ! L'intolérable, c'est 3,6 millions de mal-logés, quand on vend au secteur privé des pans entiers du logement social ! Les lois Duflot sont insuffisantes ou contre-productives et ne feront pas baisser les loyers. Les logements neufs promis par le candidat Hollande ne seront pas au rendez-vous. Cet ouvrage dresse le bilan d'un désastre et propose un plan d'urgence pour y répondre : soixante mesures à prendre immédiatement pour que chacun(e) puisse se loger dignement. Parce qu'un toit, c'est un droit !
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour