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Le mythe, l'écriture et la technique
Eyene Essono Auguste ; Poulain Jacques
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782343028958
Cet ouvrage présente pour la première fois une archéologie anthropo-biologique et philosophique des rapports du mythe, de l'écriture et de la technique. Confrontant ses résultats aux théories les plus reconnues de la communication et des médias, il détermine les limites de leur validité. Comparant le désir pragmatique de communication au phénomène mythique, A. Eyene Essono dégage, à la suite de G. d'Humboldt, la prosopopée verbale comme fondement sensible et intellectuel du rapport de l'être humain au monde. Le mythe active ce rapport en se traduisant directement en perceptions, en actions et en actions consommatoires. Ce rapport se clive de lui-même avec l'apparition de l'écriture. Celle-ci coupe ce rapport pragmatique du vivant au monde de ses racines référentielles et s'implante comme monde autoréférentiel à la place du monde réel. La restitution de la complétude de ce rapport a lieu dans l'insertion de la parole dans l'histoire : dans le récit, comme l'avait vu P. Ricoeur. Mais le récit se clive lui-même dans l'historiographie qui invente l'archive comme lieu présumé d'une objectivité historique. Cette reconstruction de la phylogenèse préhistorique et historique de l'être humain s'achève par les analyses du phénomène d'abstraction numérique du langage, où la pensée se trouve dépotentialisée, et de la photographie, où s'opère la résurgence du récit. L'idéologie de l'agir communicationnel se trouve ainsi relativisée dans sa visée comme dans ses effets, ce qui permet d'intégrer, de confirmer ou d'invalider par l'anthropobiologie les diagnostics des théoriciens des médias.
Prise à l'échelle globale, la scène contemporaine africaine demeure en grande partie déterminée par une gent masculine située en Occident. Ce fut le constat du symposium " Curating in Africa " organisé par la Tate Modern à Londres en octobre 2010 et c'est une des raisons d'être de ce numéro d'Africultures. Ce dossier s'attache ainsi à déconstruire le discours identitaire ayant accompagné la " conquête de l'Ouest " par les plasticiens africains. Il propose de revenir sur certaines grandes lignes des courants féministes et d'en examiner l'actualité et la pertinence, en regard de la démarche de plasticiennes dont l'oeuvre se place à l'avant-scène de l'art contemporain en Afrique et dans la diaspora. Au-delà des thèmes et d'une esthétique dits féminins, il est aussi question de mettre en évidence le dialogue qui s'instaure entre une commissaire d'expositions et des artistes femmes. Quelles formes un commissariat genré peut-il revêtir ? Quelle est l'ampleur du phénomène d'identification dans le processus de médiation de l'artiste vers le public ? Autant de questions traitées à travers des articles de fond, des interviews et des portfolios inédits rassemblés dans cette publication accompagnant l'exposition itinérante " [Kaddu Jigeen] La Parole aux Femmes " (2011-2012), inaugurée à l'Institut Français Léopold Sédar Senghor à Dakar le 8 mars 2011, à l'occasion du Centenaire de la Journée International de la Femme.
La pensée de Hayek vise à ériger le marché en macro-ordre-social favorisant l'accumulation des richesses, engendrant et renforçant la cohésion sociale. Cependant, la structuration de l'ordre social sur certains principes d'action ne suppose-t-elle pas, comme le pensait Hegel, une certaine connaissance des fins politiques, économiques et sociales à atteindre ou à accomplir ?
La souffrance au travail est aujourd'hui une réalité reconnue de tous. Théoriciens et praticiens se mobilisent autour d'interventions centrées sur le travailleur, sa santé physique et psychique, pour favoriser son maintien ou retour en emploi. Or, d'après l'Organisation mondiale de la Santé, le bien-être d'un individu dépend d'un équilibre entre sa santé physique, psychique et sociale. Mais cette dernière va bien au-delà du professionnel. Aussi, quelle est la réalité de cette santé sociale ? Comment la souffrance interfère-t-elle avec la sphère privée ? La parole donnée aux intéressés témoigne de la complexité de leur vie sociale. Dans un mouvement de résistance, alternant repli sur soi et élan vers les autres, ils vont déployer différentes stratégies et emprunter le chemin du care, pour trouver les moyens de sortir de leur souffrance. Issu d'une recherche qualitative, cet ouvrage vise à engager une réflexion sur la prise en charge des personnes en souffrance au travail, entendues alors dans leur capacité à agir. Il offre donc une occasion favorable de réajuster les postures professionnelles, de repenser les pratiques et de co-construire entre acteurs, un accompagnement coopératif.
A la déraison, à l'obscurantisme et la folie meurtrière du gouvernement, "il faut opposer une dynamique de la libération qui impose la responsabilisation de l'individu, acteur de son propre destin". Notre devoir absolu est de nous hâter de briser les liens d'héritage qui risquent d'assombrir pour longtemps l'avenir de notre pays, de prendre en otage nos rêves, nos espoirs. Car le risque est grand de voir bientôt les héritiers s'installer au pouvoir. A cela s'ajoute la tyrannie de la pensée unique et la privation de liberté.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.