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Exposer pour exporter. Culture visuelle et expansion commerciale en Suisse (1908-1939)
Debluë Claire-Lise
ALPHIL
24,99 €
Épuisé
EAN :9782889300488
Durant la première moitié du XXe siècle, les expositions et les foires internationales constituent un terrain d'affrontement privilégié entre les différents acteurs de la politique d'exposition. Alors que les entreprises suisses cherchent à conquérir de nouvelles positions sur les marchés extérieurs, la manière de représenter la Suisse à l'étranger fait particulièrement débat. Aux traditionnelles constructions régionalistes se substituent des aménagements aux lignes épurées, conçus selon les principes fonctionnalistes de la "construction nouvelle". Désigné dès le milieu des années 1930 sous le terme de "style suisse", ce nouveau visage de l'architecture d'exposition, simple et rationnel, rompt avec le vocabulaire formel du "style chalet", Si souvent privilégié dans les expositions universelles du tournant du XXe siècle. Loin de constituer un phénomène isolé, ces reconfigurations témoignent d'un mouvement plus large de rationalisation de l'organisation commerciale. Dans le sillage de la Première Guerre mondiale, des publications spécialisées aux foires modernes, l'efficience visuelle devient en effet un instrument incontournable de la "lutte pour les débouchés" commerciaux. La genèse du "style suisse" d'exposition, conçue comme le fruit d'une collaboration étroite entre les acteurs de l'expansion commerciale et du mouvement de l'architecture moderne, est au coeur du présent ouvrage. Au-delà d'une histoire purement institutionnelle, ce livre apporte un éclairage inédit sur les enjeux économiques et artistiques de la politique d'exposition. Il prête une attention particulière au rôle de certains "passeurs" dans la formulation et la diffusion d'une culture visuelle de l'action commerciale.
- Publié à l'occasion du 400ème anniversaire de la naissance du peintre (1606 - 1669), "Conversation avec Rembrandt" inaugure également une collection vouée au dialogue entre les arts : "Passage des arts". - Le livre de François Debluë est essentiellement consacré aux autoportraits du maître du clair-obscur. A travers eux, l'écrivain nous offre une biographie fragmentée, partiale et passionnée du peintre qui le fascine. - Cette "Conversation avec Rembrandt" est moins l'oeuvre d'un historien de l'art que l'oeuvre d'un poète, moins un livre sur Rembrandt qu'un livre avec Rembrandt.
Voici "l'art de la fugue" par Maxence Caron, un récit en forme de fugue précisément. Qui fait surgir, de la nuit du monde, les voix les plus intimes et les plus contradictoires, puis les entraîne à parler toutes ensemble sans que jamais la conversation s'interrompe... Et pour cause, n'est-ce pas le mystère d'une présence plus haute qu'elle appelle et interroge à l'infini? Fort de cet enseignement, tiré de la musique de Bach, Glenn Gould (1932-1982) ne cessa de fuir toute sa vie. Sa fugue la plus célèbre se produisit à trente-deux ans. Quand, au faîte de sa gloire, il décida, en parfait anti-Faust, de claquer la porte des salles de concert pour la solitude de son studio d'enregistrement. Car le bruit des applaudissements l'empêchait désormais de percevoir le souffle créateur traversant l'oeuvre qu'il servait. Face à la technologie, Gould sut aussi être l'anti-apprenti sorcier, le "chasseur spirituel" qui, hostile à toute tentation de clef-en-main et d'illusion de puissance, élevait le coeur et l'âme au secret d'une écoute supérieure. Dans le triptyque poursuivant l'histoire de la fugue, l'on retrouvera, sous le regard de Glenn Gould tour à tour musicien, compositeur et écrivain, le paradis de Bach, l'enfer de Mozart et le combat héroïque, salvateur, de Beethoven.
Bozzini David ; Fresia Marion ; Killias Olivia ; L
Qu'est-ce que L'engagement en anthropologie ? Comment s'engage-t-on aujourd'hui ? En s'appuyant sur le parcours de notre collègue et amie Ellen Hertz, cet ouvrage souhaite renouveler la réflexion sur ces questions. Il montre l'intérêt de penser l'engagement de manière élargie, non seulement comme un souci de rendre ta recherche pertinente et accessible à un large public, mais aussi comme une responsabilité exercée au quotidien au sein des institutions académiques et au-delà. Si Ellen Hertz s'est engagée par ses choix de recherche centrés sur l'analyse du pouvoir, sa trajectoire est aussi faite d'engagements a priori plus ordinaires - pédagogiques, diplomatiques, relationnels et amicaux, de mentoring et d'encadrement - la plupart du temps absents des débats sur le sujet. S'inspirant de cette trajectoire, onze contributions nous invitent à explorer et à valoriser la diversité des manières de s'engager, loin d'une science uniquement motivée par la course aux publications. L'engagement s'y dessine comme un art aux facettes multiples, qui se déploie tant à partir de positions prestigieuses d'autorité et d'expertise, que dans des activités académiques et administratives peu visibles, voire ingrates. Un art qui repose sur l'indignation tout comme sur l'humour, la légèreté, le care et l'amitié, mais qui souvent suppose une disponibilité totale dont les coûts et les limites sont également abordés dans l'ouvrage.
S'appuyant sur un rappel de ses racines italiennes, la présente série d'entretiens commence par évoquer en détail les premières années de cet enfant du Val-de-Travers, entre fratrie nombreuse, parents mal appariés et aïeux profondément aimants. On évoque ensuite ses séjours à Genève et à Engelberg (OW), passages obligés vers le Grand séminaire. C'est de cette abbaye bénédictine que le choc d'une lecture le ramène à Neuchâtel, pour y achever ses études gymnasiales et universitaires. A côté de quelques mentions discrètes sur sa vie de couple et de famille, on le suit, à compter du milieu des années 1960, dans sa carrière d'enseignant, d'abord, puis de conservateur au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, qu'il codirigera de main de maître pendant près de trois décennies. Le fait de renvoyer en sous-titre à la forme des " carnets de route " relève à la vérité d'une aimable provocation : c'est en effet un des petits secrets du personnage que d'avoir été marqué, durant la première moitié de sa vie d'adulte, par une réelle phobie des voyages ou, comme il aime à le dire, des " déplacements latéraux "! Au final, ce petit clin d'oeil ne fait donc que souligner mieux encore la persistante fidélité de Jean-Pierre Jelmini à l'axe de la verticalité. Celui-là même qui l'aspira d'abord vers le Ciel avant de le plonger dans le fécond gisement des siècles passés, qu'il ne cessa d'exploiter pour le plaisir et l'édification des Neuchâtelois curieux de leur propre histoire.Entretien avec Julien Knoepfler.
A l'occasion de sa nouvelle exposition permanente, le Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel interroge ses collections et les fait dialoguer à travers le prisme du mouvement, une notion à la fois individuelle et universelle. Un éclairage inédit et interdisciplinaire est proposé au public par un questionnement pluriel. Quels sont les profils et les motivations des personnes migrantes ? Quels rôles jouent les guerres et le négoce international dans les déplacements ? Quelle est la nature des biens produits et les stratégies mises en oeuvre pour les exporter ? Quels sont les liens entre les réseaux commerciaux et la traite négrière ? Que cherchent les artistes sous des ciels lointains ? Quels obstacles rencontrent les migrants et migrantes dans leur quotidien ? Un parcours au fil des petites et grandes histoires où se reflètent mémoire et richesse des destinées. L'ouvrage collectif réunit les textes d'exposition rédigés par les conservatrices et conservateurs du Musée. Il livre une vaste sélection d'objets qui nous saisissent par leur beauté, la maîtrise technique de leur créateur ou leur histoire. Placés dans un contexte mondial, ces objets permettent d'établir des liens avec les enjeux contemporains, comme le débat mémoriel autour du passé colonial de la ville de Neuchâtel. Le questionnement s'étend ici jusqu'à l'espace public et témoigne de la nécessité du Musée de refléter un monde en mutation.
Le 3 mai 1842, l'un des tout premiers hôtels de luxe de la Riviera est inauguré sur les rives du Léman : l'Hôtel des Trois Couronnes, à Vevey. Gabriel Monnet, son fondateur, est alors loin d'imaginer les soubresauts de l'Histoire, les progrès techniques, la révolution des transports et l'explosion du tourisme que connaîtront les siècles à venir. Comment son établissement a-t-il réussi à demeurer jusqu'à aujourd'hui l'un des prestigieux fleurons de l'hôtellerie helvétique ? Cet ouvrage vous révélera tous les secrets de sa passionnante histoire. Bienvenue à l'Hôtel des Trois Couronnes !