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Portrait de l'artiste en Glenn Gould. Tractatus de Musica
Caron Maxence ; Debluë Romain
PG DE ROUX
22,90 €
Épuisé
EAN :9782363710949
Voici "l'art de la fugue" par Maxence Caron, un récit en forme de fugue précisément. Qui fait surgir, de la nuit du monde, les voix les plus intimes et les plus contradictoires, puis les entraîne à parler toutes ensemble sans que jamais la conversation s'interrompe... Et pour cause, n'est-ce pas le mystère d'une présence plus haute qu'elle appelle et interroge à l'infini? Fort de cet enseignement, tiré de la musique de Bach, Glenn Gould (1932-1982) ne cessa de fuir toute sa vie. Sa fugue la plus célèbre se produisit à trente-deux ans. Quand, au faîte de sa gloire, il décida, en parfait anti-Faust, de claquer la porte des salles de concert pour la solitude de son studio d'enregistrement. Car le bruit des applaudissements l'empêchait désormais de percevoir le souffle créateur traversant l'oeuvre qu'il servait. Face à la technologie, Gould sut aussi être l'anti-apprenti sorcier, le "chasseur spirituel" qui, hostile à toute tentation de clef-en-main et d'illusion de puissance, élevait le coeur et l'âme au secret d'une écoute supérieure. Dans le triptyque poursuivant l'histoire de la fugue, l'on retrouvera, sous le regard de Glenn Gould tour à tour musicien, compositeur et écrivain, le paradis de Bach, l'enfer de Mozart et le combat héroïque, salvateur, de Beethoven.
Lorsque la sublime insolence de Maxence Caron se penche sur le monde et sur notre temps, ce ne sont pas eux qui gagnent. Les faciles facéties où s'ébattent les légions de petits pamphlétaires nerveux, ou les ironiques grincements dont se nourrit le ressentiment n'ont pas leur place ici : Maxence Caron les abandonne aux trottoirs du siècle. Dans ce Bloc notes de haute littérature, aussi noble qu'implacable, dans cette oeuvre dont la généreuse puissance et l'humour magnifique participent de ce "grand éclat de rire divin" qu'aimait Claudel, l'auteur de L'Insolent et des Fastes déploie la force jubilatoire d'un style illimité. Au terme de l'ouvrage figure également le premier texte autobiographique publié par un écrivain qui vit caché et qui fut toujours particulièrement discret sur sa vie.
Improviser n'est pas seulement mettre en valeur, sauf chez qui se sent de courber chamelliquement l'échine comme tous ces scribes à qui un Nietzsche n'eût certes point remis la palme de la zoroastrienne métamorphose du lion. Improviser est s'entretenir au ciel de l'essentiel, entre hommes qui ont vu quelque chose du coeur irriguant une oeuvre, entre voyants qui savent quelque chose d'essentiel. Tout ne sera pas dit par celui qui improvise, car tout pour celui-ci n'a pas été dit par la partition de celui qui suscite l'improvisation. Mais l'improvisation n'a pas à se livrer à trop d'explicite, elle fait - dans tous les sens du terme - miroiter : improviser rend hommage à fin d'une non-dite suggestion de dépassement. Ce dépassement a été dit ailleurs. L'improvisation est un songe réminiscent.
Résumé : Oeuvre fulgurante d'un jeune homme de vingt-neuf ans, considérée par certains, y compris à l'étranger, comme l'un des plus beaux textes de prose en langue française, La Vérité captive est le premier volume du monumental Système auquel Maxence Caron a donné naissance. Lorsque parut la première édition de cette oeuvre révolutionnaire, la critique la plus exigeante parla du "plus important ouvrage de philosophie de ces dernières décennies" . Il est ici publié dans une toute nouvelle édition. Un tel livre bouleverse les idées reçues. Long regard fertile, il donne à voir tout autre chose que ce que nous croyons connaître. Il dépasse les oppositions entretenues par les habituelles conceptions du monde. Il écrase les "phénoménologies" et autres "philosophies analytiques" . A contre-courant des gémissements passéistes à la mode, il ouvre et inaugure une autre époque : notre avenir, infiniment. Ce commencement à neuf de la philosophie impose d'emblée la personnalité démiurgique de Maxence Caron comme figure capitale de la littérature et de la pensée. Universel, virtuose et solitaire, il bâtit, incarne et porte leur renaissance. Admiratif de la force de cette renaissance, Marc Fumaroli en a ainsi écrit ces mots : "Maxence Caron suit son chemin de lumière comme si les ténèbres n'avaient pas de prise sur lui. Il nous conduit dans son sillage".
Le Système de la seule philosophie est achevé. La philosophie, qui avant lui n'avait pas commencé, est maintenant accomplie. L'histoire entre définitivement, à ma suite, dans une tout autre dimension dont j'ai seul dit le langage et préparé l'habitation. Une langue neuve révèle ici la neuve réalité qu'elle transmet. C'est une renaissance déstabilisante et monumentale, telle qu'on n'en a encore jamais vu". Maxence Système nouveau de la pensée et de son histoire passée, présente et à venir Plan de la Tétralogie I. La Vérité captive (De la philosophie, I) II. La Transcendance offusquée (De la philosophie, II) III. Le Verbe proscrit (De la philosophie, III) IV. Traité fondamental de la seule Philosophie (De la philosophie, IV)
Tantôt faits de pure matière poétique, tantôt marquant les amants au fer rouge de la passion, les innombrables nuances du sentiment amoureux répandent leurs frémissements au fil de ces dix histoires. De la tendresse naissante sous les cerisiers en fleurs de Kyoto à la poursuite de la femme rêvée en Arabie heureuse; de la voix intérieure de l'assassin de John Lennon au coeur de Manhattan, au doute mortel de Luchino Visconti sur le plateau palermitain du Guépard: que d'amours absolus, dans ce défilé de l'espèce humaine tout entière! Les jeunes comme les vieux, les riches comme les pauvres, les beaux comme les parias dont on ne parle jamais y sont convoqués. De somptueux conte des mille et une nuits en faits divers urbains, de joies fantasmées en désir de meurtre... A chaque page, l'amour envahit le moindre interstice créé par l'accident, la rencontre inattendue ou l'abandon brutal et, par-delà l'énigme du destin, réunit la mort à la vie.
Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive. Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme. Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.