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L'état verbal. De la grammaire du verbe à la conjugaison en contexte camerounais plurilingue
Evouna Jacques ; Onguene Mete Tony Noël
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782140271199
Quelles sont les difficultés liées à la description et à l'enseignement/apprentissage de la morphologie flexionnelle du verbe, la conjugaison ? Elles tiennent principalement à la complexité d'un système catégoriel à la connaissance duquel la tradition grammaticale et les pratiques pédagogiques permettent un accès restreint. La défiance de ces dernières vis-à-vis des avancées de la linguistique, et l'emprise de l'intuition, en matière de catégories verbales, sont telles qu'elles entraînent, avec des conséquences malheureuses sur les plans épistémologique, théorique et pédagogique, une collusion entre le domaine du verbe et celui du nom. La particularité de l'environnement linguistique camerounais est de faire se côtoyer 230 à 300 langues autochtones en plus de l'anglais et du français qui bénéficient du statut de langues officielles et de prestige, au détriment des langues locales dominées et reléguées à des usages domestiques ou exclusivement ruraux.
L'approche par les compétences a été mise à l'abandon une poignée d'années d'expérimentation par la plupart des systèmes éducatifs francophones d'Afrique qui l'ont adoptée. Dans la plupart des systèmes où elle reste d'actualité, elle alimente de vives polémiques du fait de l'ampleur des problèmes qu'elle pose. Le monde pédagogique camerounais est justement confronté à des difficultés d'ordre épistémologique, méthodologique, théorique. Aussi, ce livre, adossé sur le cas du Cameroun, en dresse-t-il l'état de la pédagogie au cur, depuis une demi-décennie, d'une réforme risquée car engagée et conduite dans la confusion, l'incertitude généralisée et l'impréparation. Par-delà les alertes lancées à la bureaucratie routinière, à l'autorité pédagogique et aux décideurs pour amoindrir le coût exorbitant de dérives aussi fâcheuses que préoccupantes, L'Ecole des compétences formule des propositions pour une réforme effective et profonde du système éducatif et pour un aménagement pédagogique cohérent et efficace.
Mbida Mbida rémy ; Evouna Tsimi gilbert ; Yaouba A
L'Etat africain dans le cadre du modèle importé est un Etat vide de culture et les processus de régionalisation constituent une opportunité historique. Cet ouvrage fait le bilan théorique des effets de la régionalisation sur les cultures particulières et les mouvements culturels nationaux. Cette recherche démontre que la culture est le fondement de toute dynamique politique et c'est à partir d'elle que se dessinent les bases d'une fondation culturelle de la régionalisation par une expression totale de l'humain dans sa relation à lui-même et au pouvoir. Ces bases sont socioanthropologiques (fonder une identité nationale), politiques (matérialisées par une politique de la diversité culturelle qui soit performante à l'intérieur et à l'extérieur), économiques (mis en place par une économie culturelle ancrée dans le système de production et consommation, performante à l'intérieur et à l'extérieur). A rebours des théories du conflit des autorités entre national et régional, cette réflexion postule que la régionalisation participe d'une spatialisation fonctionnelle efficace de la décision politique. Elle ouvre à un raisonnement complexe sur les rapports entre le(s) territoire(s), le(s) pouvoir(s), la performance des politiques publiques, le développement et le rayonnement international d'une nation et de sa culture en général dans le contexte particulier de l'Etat en Afrique.
Près de deux siècles après l'abolition définitive de l'escalvage, il peut paraître surprenant de voir surgir, dans les esprits, la problématique esclavagiste. Pour les contemporains, l'expérience de l'eclavage semble tellement lointaine qu'ils ont du mal à imaginer ce qu'elle a été. La preuve en est que la tragédie de la colonisation, qui lui est corrélée, et qui pourtant nous est proche, se dissipe de plus en plus dans les mémoires. Les générations africaines actuelles, du moins celles qui ont moins de soixante ans, n'ont vécu ni la colonisation ni l'esclavage et, par conséquent, peuvent se représenter ces expériences historiques comme des faits de légende. Leur évocation donne ainsi l'impression qu'on veut réveiller de vieux fantasmes. Dans cette optique, l'ouvrage que nous propose Jean Bernard Evoung Fouda sur le roman de l'esclavage peut apparaitre comme un réveil des consciences endormies et qui croyaient s'être débarrassées de leurs démons. Il nous remet en face d'une réalité que nous croyions lointaine, mais qui pourtant survit dans la gouvernance mondiale. Cet ouvrage nous montre bien que, malgré la première et la deuxième abolitions, l'esclavage est resté vivace, tout au moins dans certains esprits, et a nourri une abondante littérature jusqu'au dix-neuvième et au vingtième siècle.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.