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Régionalisation et action culturelle au Cameroun
Mbida Mbida rémy ; Evouna Tsimi gilbert ; Yaouba A
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782336405070
L'Etat africain dans le cadre du modèle importé est un Etat vide de culture et les processus de régionalisation constituent une opportunité historique. Cet ouvrage fait le bilan théorique des effets de la régionalisation sur les cultures particulières et les mouvements culturels nationaux. Cette recherche démontre que la culture est le fondement de toute dynamique politique et c'est à partir d'elle que se dessinent les bases d'une fondation culturelle de la régionalisation par une expression totale de l'humain dans sa relation à lui-même et au pouvoir. Ces bases sont socioanthropologiques (fonder une identité nationale), politiques (matérialisées par une politique de la diversité culturelle qui soit performante à l'intérieur et à l'extérieur), économiques (mis en place par une économie culturelle ancrée dans le système de production et consommation, performante à l'intérieur et à l'extérieur). A rebours des théories du conflit des autorités entre national et régional, cette réflexion postule que la régionalisation participe d'une spatialisation fonctionnelle efficace de la décision politique. Elle ouvre à un raisonnement complexe sur les rapports entre le(s) territoire(s), le(s) pouvoir(s), la performance des politiques publiques, le développement et le rayonnement international d'une nation et de sa culture en général dans le contexte particulier de l'Etat en Afrique.
L'Union européenne (UE) s'est engagée à négocier des Accords de partenariat économique (APE) individuels avec chaque pays de la zone "Afrique, Caraïbes, Pacifique" (ACP), dans le souci de garantir la continuité des anciens accords UE-ACP, et ceci en contradiction avec ses fondements éthiques et ses engagements antérieurs de promouvoir l'intégration régionale au sein des pays ACP. Cette initiative surprenante de l'UE, motivée par la crise économique structurelle en Europe occidentale, incite les pays africains à adopter un comportement stratégique et collectif tendant à préserver leurs intérêts de développement à long terme, ceci d'autant plus que les APE tendent à reconduire le modèle de développement extraverti de l'Afrique, qui a montré toutes ses limites au cours des cinquante dernières années. Dans cette perspective, l'auteur démontre notamment que les théories économiques, le droit international, le bilan des précédents accords de coopération avec l'Occident, et le plan à long terme d'intégration et de développement de l'Afrique, sont défavorables à la signature par les pays africains des APE proposés par l'UE, considérés comme de "véritables marchés de dupes". A cet effet, en lieu et place des APE, l'auteur propose l'application rigoureuse du plan rénové d'intégration et de développement de l'Afrique à long terme, issu du traité d'Abuja du 3 juin 1991 qui, seul, permettra au continent de gagner, de manière décisive et efficace, la bataille contre le sous-développement et la marginalisation sur la scène internationale.
Mbida Onambélé Max Zachée Saintclair ; Onana Janvi
L'impasse sécuritaire dans laquelle le Cameroun semble désormais piégé, depuis la dernière décennie du XXe siècle, tend à devenir une endémie d'insécurité. Pour comprendre l'aggravation d'une situation à insécurité mutante, l'auteur fait une étude phénoménologique des espaces et sens des insécurités auxquelles le pays est confronté et analyse de manière conséquente les menaces réelles ou potentielles qui ont, ou peuvent avoir, un impact sur la stabilité du pays. A partir d'une approche de géopolitique des instabilités, il met en lumière la crise de la sécurité et de la défense nationales au Cameroun et s'intéresse à la palette des phénoménalités insécuritaires qui y ont cours ou qui sont probables à travers une configuration à trois pôles d'instabilités qui rendent compte du degré ou de l'amplitude de pourrissement sécuritaire. Il se dégage dès lors un triptyque phénoménal d'où découlent les formes analytiques telles que les régions à instabilité certaine, les régions à stabilité relative et les régions à instabilité planifiée. Cette perspective suggère la nécessité d'une réécriture de la doctrine de la sécurité et de la défense nationales et la mise en place d'un dispositif de sécurité et de défense nationales cohérent qui maîtrise les temporalités et phénoménalités insécuritaires et prend prioritairement en compte la mobilité des menaces, leur mutabilité et leur complexité pour une épistémologie stratégique efficace de leur potentiel d'instabilisation.
J'ai longtemps rêvé de toi Cala ! / J'ai longtemps rêvé de ta justice / Comme des sagesses ancestrales / Comme des tendresses angéliques / En ce magnifique jour de nos prouesses/ En ce jeudi saint de nos promesses / Nous livrons aux peuples belliqueux / La leçon qui leur manque en temps / D'épreuve / Ce matin, chez toi comme chez moi / Le verbe a vaincu sans façon / Les cruels obus souvent soufflés / Sans remords sur ma semence / L'horrible char souvent lancé / Sans regret sur mon sentier
Au coeur de ce roman, la jeunesse camerounaise d'aujourd'hui, celle qui est incomprise, celle à qui on impose tout jusqu'au chemin de son devenir. Un chemin qui conduit l'héroïne dans une université de province, bien loin de ses rêves d'adolescente. Sur ce beau campus posé comme un bouquet de fleurs parfumé sur un tapis de verdure, la vie n'a que l'apparence de la rose. Les personnages ont en commun le sentiment de vivre l'exil, l'impasse, l'inabouti, l'errance peut-être, plus exactement l'absence de quelque chose d'indispensable. Cette absence, chacun la vit à sa manière. Certains l'expriment en termes de rêve, de foi en l'avenir. D'autres par contre la réprouvent, se battent contre le vide, contre les promesses, contre une certaine manière d'espérer, une certaine forme d'espoir. De ligne en ligne, les phrases bousculent rapidement les limites de la représentation. Elles cessent d'être des parures autour des maux pour faire du texte entier un gros point d'interrogation autour de concepts tels que la " paix sociale ", l'" unité nationale ", la " transmission des valeurs nationales ", que l'on célèbre à grand renfort d'artifices. L'auteur aborde dans son texte, sans tabou, des thèmes aussi sensibles que la relation entre anglophones et francophones.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.