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La Religion perverse. Essai sur le charisme
Evard Jean-Luc
DU ROCHER
21,55 €
Épuisé
EAN :9782268064406
Depuis que les sociologues ont adopté la notion de "charisme", on est souvent tenté d'oublier les origines théologiques du mot, et de la relation qu'il évoque. Et d'oublier aussi le genre singulier d'allégeance et d'obédience qu'il désigne depuis les commencements de l'époque totalitaire et de la manipulation idolâtrique des émotions religieuses et esthétiques. Partant du cas particulier de l'Allemagne des années 1920-1930, on a donc cherché à décrire ce moment et ses conséquences sur l'économie du pouvoir absolu en ces temps de guerres et de révolutions en chaîne. Le charisme y passe en effet par des dispositifs différents, selon qu'un homme de guerre, un homme de lettres ou un homme de foi en prend l'initiative. Si les passions charismatiques concourent toutes à l'instauration de religions politiques, elles n'en respectent pas moins la différence première de ces trois ordres. Pour décrire cette constellation tripartite des pouvoirs du guerrier, du poète et du penseur, on s'est donc penché sur trois cas de figure et sur leurs trajets dans la révolution conservatrice allemande: Ernst Kantorowicz, le disciple de Stefan George; Martin Heidegger, lecteur de Hölderlin; Joseph Goebbels, avant le passage au national-socialisme. La démarche est celle de l'enquête historique, mais la question posée est philosophique: la domination charismatique répond à une demande de servitude. Cette demande a-t-elle un avenir
Les intensités d'information qui nous gouvernent aujourd'hui définissent les normes de la communication, ses idéologies, ses stratégies, ses tabous. Transmettre, c'est toujours un peu soumettre. Comme tout système de domination, les nôtres combattent un adversaire irréductible. Son nom : les bruits de fond. Ou encore : les rumeurs. Vieil adversaire de toujours ! Engeance mal aimée des philosophes et des théologiens ! Si la rumeur défit si bien les pouvoirs et les savoirs, c'est qu'elle connaît leurs préjugés, à commencer par leur prédilection pour les valeurs optiques, aux dépens des valeurs acoustiques de l'expérience. Les hommes d'oreille, depuis des siècles, restent à la marge de nos institutions panoptiques. L'oeil a subjugué l'ouïe. Il la censure. Les figures de la rumeur révèlent donc cette emprise, et la tiennent en échec. Leur anarchie illustre et nargue cette hiérarchie. Voici le récit de ce duel.
Les intellectuels, c'est bien connu, sont assez souvent enclins à la grandiloquence. Ils aiment les grandes phrases, les propositions définitives et par-dessus tout la critique. Leur légendaire "sens du problème" paraît même leur interdire de découvrir des solutions simples aux questions que tout le monde se pose. Karl Popper se singularise ainsi par son mépris pour l'intellectualisme et les querelles philosophico-philosophiques. Il n'a pas de termes assez durs pour stigmatiser le culte de l'incompréhensibilité et le style digne d'un oracle antique pratiqué dans de si nombreux cénacles. "Qui ne peut s'exprimer clairement et simplement doit se taire et continuer à travailler jusqu'à ce qu'il puisse parler clairement", déclare-t-il. L'ensemble des conférences publiées ici manifeste un seul souci : exposer les résultats de ses études de façon à être entendu par le plus grand nombre. Sur des sujets aussi variés que le totalitarisme, l'art, la science ou le système libéral, Popper, homme parmi les hommes, nous donne une grande leçon de modestie et de probité. --Paul Klein
L'essai de J.-L. Evard propose de placer l'?uvre d'Ernst Jünger - les récits, les essais de la période militante, les Journaux, la correspondance - sous l'éclairage de la philosophie politique. Une question guide toute l'enquête : comment l'idéal de la " mobilisation totale " et celui du Léviathan-Travailleur de l'âge totalitaire parviennent-ils, chez Jünger - mais aussi chez d'autres auteurs de la révolution conservatrice allemande -, à puiser une partie considérable de leurs motifs dans un discours révolutionnaire appuyé sur les dates symboliques de 1789 et de 1917 ? Pour étayer cette problématique, trois champs sont explorés : celui du nihilisme, celui de l'antisémitisme et celui des rapports historiques noués par la guerre et la révolution. Se construit ainsi une phénoménologie de la révolte contre le Bourgeois, révolte dont la révolution conservatrice allemande et une partie de l'hitlérisme captent les affects, les topoi et les équivoques. Jünger est par excellence l'auteur qui permet de saisir comment la guerre civile allemande a été prise dans une véritable crise mimétique, qui l'oppose à d'autres phases antérieures ou contemporaines du drame de la guerre et de la révolution, en Allemagne, mais aussi à l'échelle du continent européen. Pour faire entendre comment cette ?uvre donne une image en miniature des transformations de la guerre et de la révolution entre le commencement et la fin du vingtième siècle, J.-L. Evard campe en Jünger le personnage d'un transfuge de la révolution conservatrice. Du " cas Jünger " on passe ainsi à la question générale des modes de conversion de l'idéologie, dont les effets se font sentir aujourd'hui dans les lectures contemporaines d'un Carl Schmitt, pour ne citer qu'un exemple.
Résumé : Avec le volume dont nous proposons aujourd'hui la traduction, les travaux d'histoire religieuse de Buber deviennent désormais accessibles dans leur intégralité à la réception française. Elle avait commencé du vivant de l'auteur, quand en 1957 Albert Kohn avait publié sa traduction du Moïse. L'année 2003 vit paraître La Foi des prophètes et les Écrits sur la Bible. II aura fallu plus d'un demi-siècle, un différé singulier quand on sait l'écho rencontré en France par les autres composantes de l'ceuvre, celle du théologien kierkegaardien, et celle du transmetteur du hassidisme (la traduction de Je et Tu remonte à 1938). Luttant pied à pied avec la science biblique de son temps, Buber entreprend rien de moins que le déchiffrement scrupuleux du récit du discours relatif au Dieu juif.
Résumé : Pour tous ceux qui désirent bien enchérir + La nouvelle présentation plus visuelle simplifiera votre lecture avec de nombreuses Fiches d'exemples. + Les conseils et conventions. les meilleures et les plus récentes pour joueurs expérimentés, sont traités séparément à la fin du livre avant les chelems. + Vous serez surpris de voir avec quelle facilité vous trouverez la bonne enchère en face de votre partenaire.
Résumé : Dans la mémoire populaire, le nom de Georges Brassens reste indélébile. Riches et pauvres, agriculteurs et ouvriers, vieux et jeunes, tous se retrouvaient dans les chansons de cet homme de coeur et de conviction. Mais connaît-on tous les lieux et les personnes qui se cachent derrière le chanteur à la célèbre moustache : de sa ville de Sète à l'impasse Florimont, avec Joha Heiman, alias "Püppchen", l'amour de sa vie, un parcours en chanson et en image. Avec des titres inoubliables comme "Copains d'abord", "L'auvergnat", "mauvaise réputation", il reste indéniablement l'un des grands chanteurs poète du siècle.
Résumé : Il y a dans le ciel des étoiles, "des stars" éteintes depuis longtemps et dont les lumières nous arrivent encore... Joe Dassin en fait partie et son éclat brille toujours! C'est ainsi que débute le récit des treize années passées par Robert Toutan auprès de celui qui, trente ans après sa tragique disparition, reste l'un des plus grands noms de la chanson de variétés des sixties et seventies. Avec une lucidité pétrie d'humour et de dérision, Robert Toutan, Attaché de presse avec un "A" majuscule, nous livre ses révélations et ses secrets, écrits en toute vérité et sans concession, sur "son artiste numéro 1", comme il le dit encore, Joe Dassin. Un artiste qu'il a soutenu dans les" hauts et les bas" de sa vie, ne l'ayant pratiquement jamais quitté pour l'aider à devenir et rester celui que l'on surnomme encore "l'homme en smoking blanc". L'auteur lève le voile sur un personnage secret, inquiet, jamais satisfait, fragile, avec un ego hors du commun, mais restant toujours un professionnel à l'américaine, un Joe Dassin dont personne n'avait osé jusqu'à maintenant nous montrer le vrai visage.