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La monarchie de Dieu
Buber Martin ; Evard Jean-Luc
VERDIER
25,50 €
Épuisé
EAN :9782864327370
Avec le volume dont nous proposons aujourd'hui la traduction, les travaux d'histoire religieuse de Buber deviennent désormais accessibles dans leur intégralité à la réception française. Elle avait commencé du vivant de l'auteur, quand en 1957 Albert Kohn avait publié sa traduction du Moïse. L'année 2003 vit paraître La Foi des prophètes et les Écrits sur la Bible. II aura fallu plus d'un demi-siècle, un différé singulier quand on sait l'écho rencontré en France par les autres composantes de l'ceuvre, celle du théologien kierkegaardien, et celle du transmetteur du hassidisme (la traduction de Je et Tu remonte à 1938). Luttant pied à pied avec la science biblique de son temps, Buber entreprend rien de moins que le déchiffrement scrupuleux du récit du discours relatif au Dieu juif.
La tradition est la plus noble des libertés pour la génération qui l'assume avec la conscience claire de sa signification, mais elle est aussi l'esclavage le plus misérable pour celui qui en recueille l'héritage par simple paresse d'esprit." À travers ces textes, dont la publication s'échelonne entre 1909 et 1952, Martin Buber s'efforce de penser le judaïsme et, plus précisément, "le processus spirituel du judaïsme qui s'accomplit dans l'histoire comme un effort vers la réalisation toujours plus parfaite de trois idées connexes: l'idée d'unité, l'idée d'action, l'idée d'avenir"; l'idée n'étant pas entendue comme concept abstrait, mais comme force de manifestation de l'être au monde.
La légende des Hassidim [... ] a grandi dans d'étroites ruelles et de sombres réduits, passant de lèvres malhabiles dans des oreilles anxieusement attentives; c'est en bégayant qu'elle est née et s'est propagée de génération en génération. Des livres populaires, des cahiers et des feuilles volantes me l'ont transmise, mais je l'ai entendue aussi de lèvres vivantes, de ces lèvres qui en avaient elles-mêmes reçu le bégayant message. [... ] Je porte en moi le sang et l'esprit de ceux qui l'ont créée et c'est par l'esprit et le sang qu'elle est née à nouveau en moi. Je ne suis qu'un maillon dans la chaîne des narrateurs, un anneau entre les anneaux, je répète à mon tour la vieille histoire, et si elle sonne neuf, c'est que le neuf était en elle quand elle fut dite la première fois."
Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard est une oeuvre monumentale, sans équivalent au cinéma, dans l'histoire de l'art et même dans les manières d'écrire l'Histoire. Le cinéma y apparaît enfin tel qu'il est : la forme d'art majeure du XXe siècle et son centre, au-delà du spectacle divertissant pour lequel on le tient généralement et même de l'objet d'amour particulier des cinéphiles. "Le cinéma a fait exister le XXe siècle", il en a été la fabrique. A l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du XXe — de l'imaginaire des salles obscures, de l'horreur réelle des désastres, aux tentatives de rédemption par l'art.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.
Dans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.