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SUR LES PENSEES. Edition bilingue français-grec
EVAGRE LE PONTIQUE
CERF
40,00 €
Épuisé
EAN :9782204060813
Le traité sur les pensées est probablement celui où Evagre montre le mieux son talent pour l'analyse psychologique, analyse fondée sur son expérience personnelle dans le milieu monastique égyptien où il vécut à la fin du IVe siècle. Pour expliquer les faits ainsi observés et décrits avec une remarquable finesse, Evagre, utilise les ressources de sa profonde culture scolaire, principalement aristotélico-stoïcienne. Ces " pensées " inspirées par les démons selon la tradition du désert, utilisent les représentations d'origine sensible qui, conservées et rappelées par la mémoire, entretiennent dans l'esprit les obsessions du jour et les images des rêves nocturnes. Cette analyse, très fine, est faite avec une intention thérapeutique. Le moine, déjà engagé dans la vie gnostique et instruit de la façon dont les pensées apparaissent, se succèdent, parfois se chassent les unes les autres, saura triompher d'elles et ainsi progresser dans l'impassibilité et, avec l'aide des " pensées " angéliques et le secours du Christ " médecin des âmes ". Il s'élèvera, dans la contemplation jusqu'à la vision de la lumière divine, dans la prière pure, de la tradiction manuscrite, le donne pour la première fois sous sa forme complète. L'attribution à Evagre, jadis contestée, est désormais fermement établie.
Ce volume présente l'édition critique et la traduction française de 64 lettres d'Evagre qui ne sont pour la plupart conservées intégralement qu'en syriaque. La Lettre sur la foi, composée à Constantinople vers 381, alors que l'auteur se trouvait auprès de Grégoire de Nazianze, est comme son propre "Discours théologique" sur la Trinité, dirigé contre l'arianisme et le courant pneumatomaque. Le corpus des 62 lettres est formé de pièces d'inégale longueur, allant du simple billet à la longue "conférence spirituelle" . Toutes datent de la période monastique égyptienne (entre 383 et 399) et ont des accents plus personnels. Elles nous font entendre la voix de quelqu'un qui essaie de concilier les exigences de l'anachorèse et celles de l'amitié et qui sous couvert d'humilité délivre un enseignement spirituel de très haute valeur. Bien que dépourvues d'adresses, sauf la première, ces lettres peuvent être dans quelques cas favorables replacées dans leur contexte d'écriture. Parmi les destinataires probables figurent Mélanie l'Ancienne et Rufin, rencontrés à Jérusalem, à qui le "philosophe du désert" doit son engagement monastique, mais aussi Jean de Jérusalem et Grégoire de Nazianze. La Grande Lettre enfin offre un tableau grandiose des relations entre Dieu et sa création. Elle nous montre comment, après la chute et les divisions qu'elle a engendrées, les "natures raisonnables" retrouvent leur unité originelle et, tels les fleuves à la mer, se mêlent à l'océan divin. Paul Géhin, Directeur de recherche émérite au CNRS, ancien responsable de la Section grecque de l'IRHT (1997-2011), a déjà publié dans la collection sept volumes évagriens, seul (SC 340, 397, 514 et 589) ou en collaboration (SC 438, 614 et 615). Il poursuit maintenant l'édition des Képhalaia gnostica et des Skemmata.
Ce livre concerne essentiellement l'enseignement du gnostique: à quelles conditions celui-ci pourra enseigner, ce qu'il enseignera (notamment l'exégèse), comment il enseignera, les précautions qu'il devra prendre, ne révélant à chacun que ce qu'il est capable de comprendre et réservant aux plus avancés les vérités les plus hautes concernant la "physique" et la "théologie'."
Résumé : Les Chapitres sur la prière, au nombre de 153, comme les poissons de la pêche miraculeuse, représentent la fine pointe de l'enseignement d'Evagre, exprimé dans une langue ciselée et selon sa forme littéraire préférée. Après Clément d'Alexandrie et Origène, Evagre y aborde à son tour la prière, qu'il présente de manière épurée comme un colloque intime entre l'intellect et Dieu. Alors que dans d'autres traités il avait surtout analysé les passions et les pensées de l'âme, il explore ici l'intellect humain, dont il reconnaît à la fois la prééminence et les faiblesses, et s'emploie à déjouer les pièges empêchant celui-ci d'atteindre la prière "en esprit et en vérité". Il s'agit notamment de se débarrasser de toute forme de représentation et de multiplicité : car, au rebours de maintes pratiques modernes de méditation, cette contemplation exclut tout usage de l'imagination. Le traité a joui d'une grande popularité à la période byzantine, comme le montrent le nombre élevé des manuscrits et l'abondante tradition indirecte. L'authenticité évagrienne du traité, transmis pendant des siècles sous le nom de Nil d'Ancyre, est un point désormais acquis. Cette édition critique, complétée par plusieurs appendices, entend restituer ainsi sa teneur originelle.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".