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Lettres
EVAGRE LE PONTIQUE
CERF
59,00 €
Épuisé
EAN :9782204164412
Ce volume présente l'édition critique et la traduction française de 64 lettres d'Evagre qui ne sont pour la plupart conservées intégralement qu'en syriaque. La Lettre sur la foi, composée à Constantinople vers 381, alors que l'auteur se trouvait auprès de Grégoire de Nazianze, est comme son propre "Discours théologique" sur la Trinité, dirigé contre l'arianisme et le courant pneumatomaque. Le corpus des 62 lettres est formé de pièces d'inégale longueur, allant du simple billet à la longue "conférence spirituelle" . Toutes datent de la période monastique égyptienne (entre 383 et 399) et ont des accents plus personnels. Elles nous font entendre la voix de quelqu'un qui essaie de concilier les exigences de l'anachorèse et celles de l'amitié et qui sous couvert d'humilité délivre un enseignement spirituel de très haute valeur. Bien que dépourvues d'adresses, sauf la première, ces lettres peuvent être dans quelques cas favorables replacées dans leur contexte d'écriture. Parmi les destinataires probables figurent Mélanie l'Ancienne et Rufin, rencontrés à Jérusalem, à qui le "philosophe du désert" doit son engagement monastique, mais aussi Jean de Jérusalem et Grégoire de Nazianze. La Grande Lettre enfin offre un tableau grandiose des relations entre Dieu et sa création. Elle nous montre comment, après la chute et les divisions qu'elle a engendrées, les "natures raisonnables" retrouvent leur unité originelle et, tels les fleuves à la mer, se mêlent à l'océan divin. Paul Géhin, Directeur de recherche émérite au CNRS, ancien responsable de la Section grecque de l'IRHT (1997-2011), a déjà publié dans la collection sept volumes évagriens, seul (SC 340, 397, 514 et 589) ou en collaboration (SC 438, 614 et 615). Il poursuit maintenant l'édition des Képhalaia gnostica et des Skemmata.
Ce commentaire des Proverbes est l'oeuvre d'un des auteurs les plus originaux de la fin du IVe siècle, Evagre le Pontique, qui a si profondément marqué toute la spiritualité orientale, malgré les condamnations dont il a fait l'objet après sa mort. Il relève d'un genre qui n'est pas encore représenté dans la collection "Sources Chrétiennes" : celui des scholies exégétiques. Il s'agit de notes généralement brèves portées sur des passages choisis de l'Ecriture. La difficulté que pourrait constituer pour le lecteur la discontinuité propre au genre est, dans le cas présent, en partie compensée par le retour de quelques grands thèmes et d'un vocabulaire tout à fait caractéristique. Ces 382 scholies intéresseront particulièrement les historiens de l'exégèse et de la spiritualité elles pourront aussi nourrir la vie spirituelle.
Résumé : Les Chapitres sur la prière, au nombre de 153, comme les poissons de la pêche miraculeuse, représentent la fine pointe de l'enseignement d'Evagre, exprimé dans une langue ciselée et selon sa forme littéraire préférée. Après Clément d'Alexandrie et Origène, Evagre y aborde à son tour la prière, qu'il présente de manière épurée comme un colloque intime entre l'intellect et Dieu. Alors que dans d'autres traités il avait surtout analysé les passions et les pensées de l'âme, il explore ici l'intellect humain, dont il reconnaît à la fois la prééminence et les faiblesses, et s'emploie à déjouer les pièges empêchant celui-ci d'atteindre la prière "en esprit et en vérité". Il s'agit notamment de se débarrasser de toute forme de représentation et de multiplicité : car, au rebours de maintes pratiques modernes de méditation, cette contemplation exclut tout usage de l'imagination. Le traité a joui d'une grande popularité à la période byzantine, comme le montrent le nombre élevé des manuscrits et l'abondante tradition indirecte. L'authenticité évagrienne du traité, transmis pendant des siècles sous le nom de Nil d'Ancyre, est un point désormais acquis. Cette édition critique, complétée par plusieurs appendices, entend restituer ainsi sa teneur originelle.
Découvertes à la fin des années 1950, les Scholies aux Psaumes bénéficient pour la première fois d'une édition critique complète et d'une traduction. Composées par Evagre le Pontique (? 399) à une période intermédiaire de son activité littéraire, elles constituent le plus important de ses commentaires bibliques, par leur nombre - près de 1400 scholies - et par leur contenu spirituel et doctrinal exceptionnel. Le "philosophe du désert" y retrace l'itinéraire spirituel de chaque individu vers la connaissance de Dieu, mais aussi l'histoire globale de toutes les créatures et souligne le rôle central du Christ dans cette histoire. L'exégète interprète la totalité du Psautier grec, mais, comme à son habitude, de façon sélective, en choisissant tels versets, tels mots. Il témoigne ainsi de l'excellente connaissance du Psautier dans les milieux monastiques égyptiens, où il était connu par coeur et récité dans la cellule, en privé, pendant l'office de nuit appelé "petite synaxe" . Ce premier volume contient, avec l'introduction des deux tomes, le texte grec des scholies aux psaumes 1 à 70, accompagné d'une traduction française annotée. Marie-Josèphe Rondeau, professeur émérite à l'Université de Caen, a consacré sa thèse aux Commentaires patristiques du Psautier (IIIe-Ve siècles) et elle est l'auteur de la traduction française de la Vie de Constantin (SC 559). Paul Géhin, directeur de recherche émérite au CNRS (IRHT, Section grecque et de l'Orient chrétien) a publié plusieurs textes évagriens dans la Collection, seul (SC 340, 397, 514, 589), ou en collaboration avec Antoine et Claire Guillaumont (SC 438). Il poursuit maintenant l'édition des Lettres, des Képhalaia gnostica et des Skemmata. Matthieu Cassin, chargé de recherche au CNRS (IRHT, Section grecque et de l'Orient chrétien) et spécialiste de Grégoire de Nysse, a publié les Homélies sur le Notre Père de cet auteur, avec Christian Boudignon (SC 596). Il prépare maintenant l'édition du Contre Eunome III et des Homélies sur les Béatitudes du même auteur.
Résumé : Le traité sur les pensées est probablement celui où Evagre montre le mieux son talent pour l'analyse psychologique, analyse fondée sur son expérience personnelle dans le milieu monastique égyptien où il vécut à la fin du IVe siècle. Pour expliquer les faits ainsi observés et décrits avec une remarquable finesse, Evagre, utilise les ressources de sa profonde culture scolaire, principalement aristotélico-stoïcienne. Ces " pensées " inspirées par les démons selon la tradition du désert, utilisent les représentations d'origine sensible qui, conservées et rappelées par la mémoire, entretiennent dans l'esprit les obsessions du jour et les images des rêves nocturnes. Cette analyse, très fine, est faite avec une intention thérapeutique. Le moine, déjà engagé dans la vie gnostique et instruit de la façon dont les pensées apparaissent, se succèdent, parfois se chassent les unes les autres, saura triompher d'elles et ainsi progresser dans l'impassibilité et, avec l'aide des " pensées " angéliques et le secours du Christ " médecin des âmes ". Il s'élèvera, dans la contemplation jusqu'à la vision de la lumière divine, dans la prière pure, de la tradiction manuscrite, le donne pour la première fois sous sa forme complète. L'attribution à Evagre, jadis contestée, est désormais fermement établie.