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Questions évangéliques
EUSEBE DE CESAREE
CERF
39,00 €
Épuisé
EAN :9782204087889
Les Questions évangéliques d'Eusèbe de Césarée représentent une forme nouvelle d'exégèse dans la littérature chrétienne, celle de la "question- réponse", qui deviendra courante dans les siècles suivants. L'oeuvre originale, perdue, nous est parvenue sous la forme abrégée qui est publiée ici et traduite en français pour la première fois. Avec toute son érudition, héritée d'Origène et de ses fameux "Hexaples", Eusèbe y affronte des questions venues de la polémique antichrétienne, comme celle des divergences entre les évangiles. Il propose des solutions multiples, parfois contradictoires, qu'il soumet au jugement du lecteur à la manière d'Origène. La première partie de l'oeuvre aborde la généalogie de Jésus et sa naissance, la seconde sa résurrection. Jérôme, Ambroise, Augustin et bien d'autres commentateurs des Écritures se sont largement inspirés de ce travail pionnier d'Eusèbe. Biographie de l'auteur Claudio ZamagniI est actuellement chercheur à l'Université de Genève (Faculté de théologie). Il a consacré sa thèse aux Questions évangéliques d'Eusèbe.
Dix-sept siècles après sa conversion, Constantin, premier empereur chrétien de l'histoire, reste une figure majeure et controversée. L'évêque et historien Eusèbe de Césarée, qui l'a personnellement connu, a rédigé juste après sa mort un long récit, entre biographie et hagiographie, où il présente la vie de Constantin essentiellement du point de vue religieux, comme il le précise lui-même. Ce texte à la fois bien documenté et engagé, même s'il demande à être interprété avec précaution, est notre source la plus ancienne et la plus précise sur la vie de cet empereur hors du commun. Comme dans l'Histoire ecclésiastique, Eusèbe appuie en outre son récit sur des documents qu'il cite en tout ou partie: c'est ainsi qu'il transmet une quinzaine de lettres et décrets de l'empereur, dont l'authenticité n'est plus guère discutée aujourd'hui. La Vie de Constantin est ici traduite en français pour la première fois depuis le dix-septième siècle, accompagnée d'une solide introduction qui fait le point sur tous les problèmes posés par l'oeuvre, et d'une riche annotation historique.
Résumé : Eusèbe de Césarée (vers 270-vers 340) lui-même a souhaité la fusion des deux discours présentés ici, pour justifier les constructions de l'empereur Constantin à Jérusalem. Le premier chante les louanges de Constantin à l'occasion de ses trente ans de règne, en 336. Il expose ce qui sera la théologie politique de l'Empire byzantin, mais qui aura aussi une longue postérité dans tous les royaumes chrétiens : le gouvernement du monde est donné par le Père au Christ-Logos, qui le délègue à l'empereur, et celui-ci règne à l'imitation du Logos, lequel règne sur le monde à l'imitation du Père, roi universel. Dans cette conception qui sacralise l'institution impériale et son titulaire, l'unité de l'empire va de pair avec celle du christianisme. Le second discours expose la théologie du Logos et procure une synthèse de la pensée d'Eusèbe sur la création et l'oeuvre de salut du Christ.
L'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée écrite vers le début du IVème siècle est bien la première histoire de l'Eglise élaborée par un grand érudit qui était en même temps un pasteur, ce qui la rend doublement précieuse. Cette traduction de l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée est une reprise de celle de Gustave Bardy publiée dans la collection Sources Chrétiennes. Cette édition est destinée à un public plus large que celui des hellénistes et donne en un volume le texte français sans inclure Les martyrs en Palestine (SC 55, p. 121 - 174). L'annotation a été reprise en se voulant actualisée et plus didactique, procédant par explication plutôt que par allusion ou empilement de références savantes. L'introduction vise à présenter Eusèbe en son temps, et à faire ressortir l'originalité de son ouvrage. L'index est de modeste dimension. Des cartes ont été ajoutées pour permettre de retrouver la majorité des lieux mentionnés.
Aux premiers siècles du christianisme, les païens restaient aux yeux des chrétiens les maîtres des formes traditionnelles de l'historiographie. Ainsi, il n'y eut aucune tentative sérieuse de christianiser Thucydide ou Tacite, qu'on étudiait pourtant encore avec soin. Il fallait donc soit inventer de nouvelles formes, comme l'histoire de l'Eglise, soit se cantonner à des genres déjà connus, comme la chronographie, en y ajoutant toutefois un message : c'est ce dernier chemin qu'emprunta Eusèbe de Césarée (env. 260339/340) dans sa Chronique. Dans cette oeuvre en deux livres, la chronologie devient philosophie de l'histoire. Tout antiquisant a un jour ou l'autre affaire à cette oeuvre labyrinthique, qui va d'Abraham jusqu'à l'époque romaine et couvre tous les peuples connus, des Chaldéens aux Assyriens, Mèdes, Lydiens, Perses, Hébreux, Egyptiens, Grecs et Romains. Ainsi, la Chronique est une référence indispensable pour le spécialiste d'histoire du christianisme, pour le chercheur en historiographie (Eusèbe étant une mine de fragments d'historiens perdus), mais aussi pour l'assyriologue, l'helléniste, le romaniste ou tout spécialiste d'autres secteurs, cherchant à dater tel ou tel épisode. L'original grec est perdu, mais on en conserve une version arménienne, qui remonte au ve ou au vie siècle. Le présent volume fournit la première traduction française de la première partie de la Chronique.
Geoltrain Pierre ; Kaestli Jean-Daniel ; Roessli J
Les textes recueillis dans ces deux volumes sont des apocryphes, ce qui signifie qu'en dépit d'un contenu comparable à celui des Écritures ils n'appartiennent pas au canon. En effet, soit ils s'écartent de la doctrine officielle de l'Église en véhiculant des idées hétérodoxes, soit ils font trop appel au merveilleux, aspect dont l'Église s'est toujours méfiée. Mais rappelons que le canon des Écritures n'a pas été fixé tout de suite, son histoire court jusqu'à la quatrième session du Concile de Trente (1546). Ajoutons aussi qu'il y a toujours désaccord en la matière entre l'Église catholique et les Églises protestantes pour certains livres. Les textes réunis dans le premier tome relèvent de l'Antiquité chrétienne et recoupent différents genres bibliques : évangiles (auquel il convient d'adjoindre des écrits relatant la vie et la dormition de Marie, mère de Jésus), épîtres, Actes des apôtres, apocalypses (sur les derniers temps et l'au-delà). Ces pièces sont précieuses. Elles permettent une connaissance plus approfondie des premiers temps de l'Église et la compréhension de traditions - dans le domaine de la piété, de la liturgie ou de l'art - dont nous n'avons pas trace dans les textes canoniques. Les textes réunis dans le second tome sont, dans leur majorité, plus tardifs. Ce volume accorde, d'autre part, une place plus grande que le premier à des livres qui circulèrent dans des aires religieuses et linguistiques autres que le monde byzantin et l'Occident latin ; les traditions copte, arabe, éthiopienne, arménienne y sont bien représentées. Pour la plupart, ces écrits n'avaient encore jamais été publiés en langue française. Les écrits chrétiens que l'on dit " apocryphes " n'ont cessé d'être diffusés, récrits, adaptés. Ils furent le terreau de l'imaginaire chrétien, et une source d'inspiration pour les sculpteurs, les peintres, les écrivains, les musiciens et les cinéastes : le Bunuel de La Voie lactée se souvient des Actes de Jean. C'est que, face au discours régnant, institutionnel, ces textes ouvrent un espace à l'imagination. Ils se développent en quelque sorte dans les interstices des livres canoniques. Ils comblent des vides, inscrivent une parole dans les silences, donnent une voix aux personnages muets, un nom et un visage à ceux qui n'étaient que des ombres. Comme toute littérature, ils rusent avec le discours clos.
Le texte de la Bible de Jérusalem. Des explications théologiques. Des clefs pour comprendre le sens. Des propositions de lectures pour mieux l'aborder. Des questions pour en débattre. Des pistes pour prier en groupe ou seul. L'évangile de Jean, souvent considéré comme le plus mystique des évangiles, forme le cinquième titre de cette collection. Un véritable compagnon pour lire la Bible, réunissant les meilleurs spécialistes au service d'une pédagogie pour tous.
En attendant la fin du monde, il était temps que le voile soit levé sur le plus énigmatique des textes bibliques. Une vraie révélation sur la Révélation. Jamais le livre de l'Apocalypse n'a autant inspiré notre culture occidentale : au cinéma, en littérature, dans l'histoire de l'art ou même en politique, il fait l'objet de tous les fantasmes. L'image zodiacale des douze étoiles n'est-elle pas constitutive du drapeau européen ? Que dire des mouvements millénaristes, souvent violents et radicaux, inspirés par l'une ou l'autre des pages du livre ? Sans religion ni Dieu, ne les retrouve-t-on pas jusque chez nous, dans la plus proche actualité, sous la forme de groupes aux velléités d'insurrection ? Dans un langage crypté mais apte à traverser siècles et cultures, l'Apocalypse énonce un diagnostic profond et décisif des maux structurels de l'humanité, qui débouche sur une vision d'espérance pour le monde d'aujourd'hui. André Paul nous offre ici une nouvelle traduction pour expliquer l'un des plus grands textes de l'humanité. Un livre à lire et à relire.
Biographie de l'auteur Jacques Cazeaux, docteur ès lettres, chercheur au CNRS (MOM de Lyon), a mis sa méthode d'analyse proprement littéraire au service de la Bible. Son oeuvre, publiée aux Éditions du Cerf, s'étend de la Genèse jusqu'aux livres des Rois et au Cantique des Cantiques. Son commentaire des Actes des apôtres a paru en 2008.