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Chronique. Tome 1
EUSEBE DE CESAREE
BELLES LETTRES
37,50 €
Épuisé
EAN :9782251450797
Aux premiers siècles du christianisme, les païens restaient aux yeux des chrétiens les maîtres des formes traditionnelles de l'historiographie. Ainsi, il n'y eut aucune tentative sérieuse de christianiser Thucydide ou Tacite, qu'on étudiait pourtant encore avec soin. Il fallait donc soit inventer de nouvelles formes, comme l'histoire de l'Eglise, soit se cantonner à des genres déjà connus, comme la chronographie, en y ajoutant toutefois un message : c'est ce dernier chemin qu'emprunta Eusèbe de Césarée (env. 260339/340) dans sa Chronique. Dans cette oeuvre en deux livres, la chronologie devient philosophie de l'histoire. Tout antiquisant a un jour ou l'autre affaire à cette oeuvre labyrinthique, qui va d'Abraham jusqu'à l'époque romaine et couvre tous les peuples connus, des Chaldéens aux Assyriens, Mèdes, Lydiens, Perses, Hébreux, Egyptiens, Grecs et Romains. Ainsi, la Chronique est une référence indispensable pour le spécialiste d'histoire du christianisme, pour le chercheur en historiographie (Eusèbe étant une mine de fragments d'historiens perdus), mais aussi pour l'assyriologue, l'helléniste, le romaniste ou tout spécialiste d'autres secteurs, cherchant à dater tel ou tel épisode. L'original grec est perdu, mais on en conserve une version arménienne, qui remonte au ve ou au vie siècle. Le présent volume fournit la première traduction française de la première partie de la Chronique.
L'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée écrite vers le début du IVème siècle est bien la première histoire de l'Eglise élaborée par un grand érudit qui était en même temps un pasteur, ce qui la rend doublement précieuse. Cette traduction de l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée est une reprise de celle de Gustave Bardy publiée dans la collection Sources Chrétiennes. Cette édition est destinée à un public plus large que celui des hellénistes et donne en un volume le texte français sans inclure Les martyrs en Palestine (SC 55, p. 121 - 174). L'annotation a été reprise en se voulant actualisée et plus didactique, procédant par explication plutôt que par allusion ou empilement de références savantes. L'introduction vise à présenter Eusèbe en son temps, et à faire ressortir l'originalité de son ouvrage. L'index est de modeste dimension. Des cartes ont été ajoutées pour permettre de retrouver la majorité des lieux mentionnés.
Dix-sept siècles après sa conversion, Constantin, premier empereur chrétien de l'histoire, reste une figure majeure et controversée. L'évêque et historien Eusèbe de Césarée, qui l'a personnellement connu, a rédigé juste après sa mort un long récit, entre biographie et hagiographie, où il présente la vie de Constantin essentiellement du point de vue religieux, comme il le précise lui-même. Ce texte à la fois bien documenté et engagé, même s'il demande à être interprété avec précaution, est notre source la plus ancienne et la plus précise sur la vie de cet empereur hors du commun. Comme dans l'Histoire ecclésiastique, Eusèbe appuie en outre son récit sur des documents qu'il cite en tout ou partie: c'est ainsi qu'il transmet une quinzaine de lettres et décrets de l'empereur, dont l'authenticité n'est plus guère discutée aujourd'hui. La Vie de Constantin est ici traduite en français pour la première fois depuis le dix-septième siècle, accompagnée d'une solide introduction qui fait le point sur tous les problèmes posés par l'oeuvre, et d'une riche annotation historique.
Résumé : Eusèbe de Césarée (vers 270-vers 340) lui-même a souhaité la fusion des deux discours présentés ici, pour justifier les constructions de l'empereur Constantin à Jérusalem. Le premier chante les louanges de Constantin à l'occasion de ses trente ans de règne, en 336. Il expose ce qui sera la théologie politique de l'Empire byzantin, mais qui aura aussi une longue postérité dans tous les royaumes chrétiens : le gouvernement du monde est donné par le Père au Christ-Logos, qui le délègue à l'empereur, et celui-ci règne à l'imitation du Logos, lequel règne sur le monde à l'imitation du Père, roi universel. Dans cette conception qui sacralise l'institution impériale et son titulaire, l'unité de l'empire va de pair avec celle du christianisme. Le second discours expose la théologie du Logos et procure une synthèse de la pensée d'Eusèbe sur la création et l'oeuvre de salut du Christ.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.