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Histoire ecclésiastique. Tome 1, Livres I-IV
EUSEBE DE CESAREE
CERF
45,00 €
Épuisé
EAN :9782204067515
De l'exégèse au panégyrique, Eusèbe, évêque de Césarée de Palestine, écrivain prolixe et érudit, a cultivé presque tous les genres littéraires. Mais c'est surtout son ?uvre historique qui a fait sa renommée. Premier historien du christianisme, Eusèbe rapporte dans les dix livres de l'Histoire Ecclésiastique les événements qui se sont produits depuis la naissance du Christ, véritable fondateur de l'Église, jusqu'à la victoire de Constantin (313). Témoin du triomphe de l'Église après avoir été celui des persécutions, lecteur attentif des ouvrages contenus dans la bibliothèque de Césarée, Eusèbe livre une documentation inestimable, qui servira de base aux travaux historiques postérieurs. Il puise en effet aux sources mêmes de l'ancienne littérature chrétienne dont il recueille minutieusement les témoignages et dont il cite des textes aujourd'hui perdus. Ce volume contient les Livres I-IV de l'Histoire Ecclésiastique. La traduction est l'?uvre du chanoine Gustave Bardy (?) qui fut un grand spécialiste de l'antiquité chrétienne.
Les Questions évangéliques d'Eusèbe de Césarée représentent une forme nouvelle d'exégèse dans la littérature chrétienne, celle de la "question- réponse", qui deviendra courante dans les siècles suivants. L'oeuvre originale, perdue, nous est parvenue sous la forme abrégée qui est publiée ici et traduite en français pour la première fois. Avec toute son érudition, héritée d'Origène et de ses fameux "Hexaples", Eusèbe y affronte des questions venues de la polémique antichrétienne, comme celle des divergences entre les évangiles. Il propose des solutions multiples, parfois contradictoires, qu'il soumet au jugement du lecteur à la manière d'Origène. La première partie de l'oeuvre aborde la généalogie de Jésus et sa naissance, la seconde sa résurrection. Jérôme, Ambroise, Augustin et bien d'autres commentateurs des Écritures se sont largement inspirés de ce travail pionnier d'Eusèbe. Biographie de l'auteur Claudio ZamagniI est actuellement chercheur à l'Université de Genève (Faculté de théologie). Il a consacré sa thèse aux Questions évangéliques d'Eusèbe.
Dix-sept siècles après sa conversion, Constantin, premier empereur chrétien de l'histoire, reste une figure majeure et controversée. L'évêque et historien Eusèbe de Césarée, qui l'a personnellement connu, a rédigé juste après sa mort un long récit, entre biographie et hagiographie, où il présente la vie de Constantin essentiellement du point de vue religieux, comme il le précise lui-même. Ce texte à la fois bien documenté et engagé, même s'il demande à être interprété avec précaution, est notre source la plus ancienne et la plus précise sur la vie de cet empereur hors du commun. Comme dans l'Histoire ecclésiastique, Eusèbe appuie en outre son récit sur des documents qu'il cite en tout ou partie: c'est ainsi qu'il transmet une quinzaine de lettres et décrets de l'empereur, dont l'authenticité n'est plus guère discutée aujourd'hui. La Vie de Constantin est ici traduite en français pour la première fois depuis le dix-septième siècle, accompagnée d'une solide introduction qui fait le point sur tous les problèmes posés par l'oeuvre, et d'une riche annotation historique.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.