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Et la voie fut tracée... Les débuts du mouvement communiste en Chine (Shanghaï, 1920-1927)
Smith Stephen A. ; Roux Alain ; Lamoureux Jean-Cla
NUITS ROUGES
17,50 €
Épuisé
EAN :9782913112643
Accomplir une révolution prolétarienne dans un pays où la classe ouvrière ne constitue qu'une faible minorité, c'est cette gageure que soutinrent en ces années 1920 le petit Parti communiste chinois et derrière lui le parti russe, désireux d'ajouter une nouvelle république à l'Union soviétique. Ces incertitudes n'empêchèrent pas le prolétariat de Shanghai, mû autant par instinct de classe naissant que par nationalisme, de fonder des syndicats, de lancer des grèves et des soulèvements, tout en s'essayant à la "terreur rouge". Historien du travail, l'auteur de Petrograd rouge expose les liens de toute sorte (selon l'origine régionale, le métier, l'affiliation aux sociétés secrètes...) qui structuraient la classe ouvrière dans la grande métropole chinoise. Il s'intéresse aussi à l'action des mafias, actives en matière de marchandage ouvrier et troupes de choc du patronat, comme de Chiang Kaï-shek, lors du massacre des communistes d'avril 1927, évoqué par Malraux dans sa Condition humaine. Porteur d'une grande valeur documentaire, le livre retrace donc les efforts malheureux du PCC, soumis aux louvoiements incohérents de la Comintern, pour s'emparer du pouvoir. Il y parviendra comme on sait, mais bien plus tard, appuyé cette fois sur la paysannerie.
Résumé : Cinquante ans d'indépendance... Forts de leur droit d'inventaire, de leur nombre, de leur jeunesse, forts aussi de leur liberté d'esprit, qu'ont fait les Africains du legs de l'ancien colonisateur ? De la langue française ? De la baguette de pain ? De la Françafrique? En Côte d'Ivoire, en Guinée, au Sénégal et au Mali, au Cameroun, au Congo et jusqu'au Gabon, Stephen Smith rencontre des hommes ordinaires et extraordinaires, croise les regards, chamboule les idées reçues, mêlant l'Histoire aux histoires, le passé au quotidien. Dans les villes et en brousse, à bord du Congo-Océan ou sur une " moto-taxi " sans freins ni phare, Voyage en Postcolonie nous entraîne à la découverte d'un Nouveau Monde.
Résumé : Trump a été élu en agitant la menace d'une "invasion" qui n'aura pas lieu : depuis dix ans, plus d'immigrés mexicains sont retournés dans leur pays qu'il n'y a eu de nouveaux arrivants. A l'inverse, entre l'Europe et l'Afrique, la pression migratoire va crescendo : l'UE compte 510 millions d'habitants vieillissants, l'Afrique 1,25 milliards dont 40 pour cent ont moins de 15 ans ; en 2050, 450 millions d'Européens feront face à 2,5 milliards d'Africains (d'ici à 2100, trois sur quatre personnes venant au monde naîtront au sud du Sahara). La démographie est implacable. La jeune Afrique ne peut que se ruer vers le Vieux Continent. L'Europe comptera dans trente ans entre 150 et 200 millions d'Afro-Européens (9 millions aujourd'hui). Comment gérer un tel flux migratoire, qui va être au coeur des débats des prochaines décennies ? Stephen Smith aborde ici le sujet en "dé-moralisant" le débat, à partir de la rationalité des faits et en s'affranchissant des oeillères idéologiques (l'irénisme humaniste fait en la matière autant de dégâts que l'égoïsme nationaliste). Il démontre, entre autres : que ce ne sont pas les plus pauvres qui émigrent : les jeunes qui peuvent quitter le village pour la ville, puis la ville pour la capitale, puis le continent pour le monde, sont les forces vives des pays de départ, les espoirs de l'Afrique "émergente". Les plus pauvres sont vissés à leur village et les plus riches vivent - très bien - sur place ; que la jeunesse démographique des sociétés subsahariennes amenuise leur chance de consolider des systèmes démocratiques ; que vouloir faire de la Méditerranée la douve d'une "forteresse Europe" en érigeant des remparts - des grillages, un mur d'argent, des Etats policiers en première ligne... - autour du continent de l'opulence et de la sécurité sociale est une illusion ; que le "co-développement" est une aporie : il vise à retenir les pauvres chez eux alors qu'il finance leur déracinement (les pays riches versent une prime à la migration en aidant des pays pauvres à atteindre le seuil de prospérité à partir duquel un nombre croissant de leurs habitants disposent des moyens pour partir s'installer ailleurs) ; qu'une diaspora tardant à se dissoudre dans son pays d'accueil encourage à venir d'autres immigrés qui, sans elle, ne se mettraient pas en route ; que l'Europe, et singulièrement la France, ne pourra durablement conjuguer ses valeurs et sa politique d'immigration, sous peine de laisser triompher chez elle un populisme "nativiste" : elle sera contrainte de renoncer à sa prétention morale (la rançon payée à des autocrates pour endiguer les flux migratoires s'accommode mal de l'angélisme proclamé) et d'abandonner son modèle social, le souci d'équité et l'Etat-providence.
Le rôle de la 101st US Airborne Division est décisif dans la bataille des Ardennes : encerclée dans Bastogne, la division empêche les Allemands de foncer vers l'ouest et la bataille dure plusieurs semaines, avec l'appui de la 3rd US Army du général Patton.
Smith Stephen A. ; Hasard Antoine ; Lamoureux Jean
Ce classique de l'universitaire anglais Steven Smith (publié en 1983) s'intéresse à ces acteurs paradoxalement méconnus de la révolution russe - les ouvriers - à travers l'action des comités créés spontanément dans leurs usines, d'abord pour contrer le sabotage des patrons, puis pour contrôler la production. L'auteur décrit dans le détail, et sans parti pris, les conditions spécifiques du salariat russe, les avancées permises par la révolution de Février, mais aussi les difficultés de la période, le chômage massif, les déplacements d'entreprises, et le choix final opéré par les bolchéviques de subordonner les comités d'usine aux syndicats - entraînant leur disparition et avec eux les espoirs mis par certains dans l'autogestion ouvrière.
Doyle Arthur Conan ; Challaye Félicien ; Lamoureux
Contrairement à ce que son titre peut laisser croire, ce texte n'est pas une aventure inédite de Sherlock Holmes, mais un pamphlet de son créateur qui voulut enquêter lui-même sur les massacres et atrocités perpétrés entre 1885 et 1908 dans " l'Etat indépendant du Congo ", propriété personnelle du roi des Belges, Léopold II. La rapacité du roi et des compagnies concessionnaires entraîna l'asservissement des paysans congolais, mobilisés pour " faire du caoutchouc ". Plusieurs millions d'entre eux y laisseront la vie, assassinés, affamés ou rendus malades. L'opinion mondiale retint surtout ces clichés d'enfants aux mains coupées, celles que les tirailleurs de la Force publique ramenaient aux officiers blancs pour prouver qu'ils n'avaient pas gaspillé leurs cartouches...Tout comme à cette époque Félicien Challaye, secrétaire de Brazza lors de son inspection menée sur la rive " française " du Congo en 1905, Doyle se réclame d'un colonialisme soucieux de l' " amélioration de la condition des races indigènes ", et peut-être plus encore de la " liberté du commerce ". C'est-à-dire, dans sa conception, celui que pratiquaient les Anglais - oubliant la quasi-extermination des premiers Australiens - et, dans une moindre mesure, les Français, bien qu'ils eussent adopté l'essentiel du système léopoldien dans leur colonie congolaise, où le pillage des ressources caoutchouteuses, quoique moins abondantes, était aussi intense. C'est ce qui ressort du texte implacable de Challaye, publié par Charles Péguy en 1906 dans ses Cahiers de la quinzaine, malgré la modération de son expression.
Résumé : Expulsée des Etats-Unis en 1920, la militante anarchiste débarque en Russie révolutionnée, où elle espère prendre sa part de la construction d'une société nouvelle. Petit à petit, son enthousiasme va céder la place au scepticisme, puis à la désillusion devant les signes de corruption du nouveau régime qu'elle découvre tout au long de ses voyages dans le pays et de ses rencontres avec les militants et dirigeants du parti au pouvoir, les anarchistes persécutés et de nombreux anonymes. Certes, Goldman fait la part des destructions, des souffrances et des famines provoquées par les interventions armées des Etats capitalistes et de la résistance acharnée des armées Blanches, mais les conceptions "autoritaires" des bolchéviques ont aussi leur part de responsabilités dans cette involution, pense-t-elle, dont on sait depuis qu'elle préfigurait le totalitarisme stalinien. "On ne soulignera jamais assez que la révolution ne sert à rien si elle n'est pas inspirée par son idéal ultime. Les méthodes doivent être en harmonie avec les objectifs révolutionnaires. Les moyens mis en oeuvre pour réaliser la révolution doivent correspondre à ses buts", écrit-elle en conclusion de son récit.
La commémoration de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises s'est plus focalisée sur la générosité des libérateurs que sur l'esclavage lui-même. Elle a surtout dissimulé deux choses : d'abord que cette forme d'exploitation survécut longtemps à sa prétendue abolition ; ensuite, que celle-ci fut un préalable nécessaire au colonialisme moderne, qui prit son essor dès les années 1850 et se prolongera jusque vers 1960. Le grand anticolonialiste Félicien Challaye, qui fit plusieurs voyages en Afrique noire, au Maghreb et en Indochine, dresse dans ce livre oublié, publié en 1935, un terrible tableau des crimes du colonialisme ordinaire, notamment du travail forcé qu'il jugeait " sous certains rapports, pire que l'esclavage ". En ces temps de repentance, on attend encore celle des ex-puissances coloniales pour ces crimes contre l'humanité qui, en un siècle, causèrent des dizaines de millions de morts. Ce volume contient divers documents, dont un discours de Félix Houphouët-Boigny, ainsi qu'un article d'Eric Deroo sur les tirailleurs africains.
Résumé : Le livre montre comment la dialectique entre luttes sociales et réformes a impulsé l'évolution de la Chine communiste depuis 1949. Sous la première période, jusqu'au milieu des années 1970, pendant les années de transition des années 1976-1990, puis dans la période plus proprement capitaliste qui a suivi, le régime du PCC a répondu à l'agitation sociale par un mélange de répression, de concessions et de réformes. Ruckus montre que cette dynamique a fait entrer le pays dans une nouvelle phase à chaque fois - et finalement l'a fait passer à un "capitalisme réellement existant" , contrôlé par l'Etat. ? Une sorte de "voie capitaliste vers le communisme" , pourraient dire les actuels dirigeants qui prétendent toujours vouloir atteindre ce but. c