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La télévision et ses téléspectateurs. [actes du colloque de Metz, mars 1994
Esquenazi Jean-Pierre
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738438638
Qu'est-ce qu'un "téléspectateur" ? Il est parfois un prétexte, de temps à autre une ménagère de Carpentras, ou encore la voix de l'opinion publique : les réponses usuelles sont pour le moins variées, et se situent à des niveaux d'intérêt très différents. Faire le point sur les différentes acceptions de ce terme est l'objectif de cet ouvrage. Depuis le téléspectateur militant, en passant par le téléspectateur qui se souvient, le téléspectateur impliqué par le reality-show, le téléspectateur témoin de l'actualité, le téléspectateur reconstruit par la télévision, le téléspectateur modèle, etc., jusqu'à la multiplicité des téléspectateurs nationaux, les auteurs dessinent un portrait multiforme d'une notion qu'ils contribuent ainsi à cerner. Et surtout, l'ensemble de leurs travaux permet d'envisager une articulation entre les différents "noms" du téléspectateur. Comprendre le fonctionnement social de la télévision, n'est-ce pas d'abord comprendre le téléspectateur ? C'est-à-dire d'une part déterminer les pratiques des téléspectateurs telles que la télévision les régit et, d'autre part, évaluer les détournements que les téléspectateurs ne se privent pas d'opérer. Le colloque "Télévision" est organisé chaque année par l'Université de Metz la dernière semaine du mois de mars. Il rassemble des chercheurs sur une thématique choisie, et veut être un lieu de confrontation des problématiques, nécessaire quand il s'agit d'un objet aussi complexe que la télévision.
Que fait le film au spectateur ? D'abord il l'entraîne dans son mouvement, il le conduit vers ses espaces et ses personnages. Le spectateur s'y inscrit, y prend corps. Et il devient le dépositaire du film, sa mémoire : si le film peut évoquer son propre passé, s'il peut jouer avec ses propres formes, les renouveler, c'est bien parce que le spectateur est là qui se souvient de ce passé et de ces formes. Ainsi le film se construit en construisant son spectateur. S'il élabore des espaces et des temps, ce n'est pas pour édifier des positions et des postures pour que le spectateur puisse, au propre, s'y retrouver : nous nommons configurations d'espaces- temps un tel ensemble d'espaces, de temps, de positions et de postures. Mais un film ne s'y réduit pas : il en est, bien plutôt l'histoire. Et le spectacle auquel il nous fait assister, c'est bien celui de la construction d'une temporalité, d'une certaine façon de vivre le temps.
Il y a cent ans naissait Dionigin Arkadievitch Kaufman, plus connu sous le pseudonyme de Dziga Vertov. Mais qui connaît encore l'auteur de films comme L'homme à la caméra ou de Enthousiasme ? Il paraît aujourd'hui enfoui sous les décombres du projet communiste. Pourtant, que l'édition de ce livre puisse se présenter aujourd'hui comme un hommage à ce grand documentariste sociétique est finalement le fait du hasard. Alors qu'on ne cesse pas d'affronter le problème du rapport entre l'image et la réalité, alors que les nouvelles technologies appliquées au cinéma prétendent renouveler le montage cinématographique, l'examen des solutions apportées par Vertov à ces questions apporte de grandes bouffées d'oxygène dans la confusion qui règne aujourd'hui. Les auteurs qui ont participé à ce recueil ont fait preuve, je crois, d'humilité : ils se sont acharnés à d'écrire et à comprendre la pensée du cinéaste sans s'embarrasser d'à priori commodes. Et le lecteur trouvera ici un ensemble qui jette une lumière crue sur les pratiques vertoviennes comme sur d'autres, plus contemporaines.
La " politique des auteurs " inventée, par François Truffaut et ses amis rédacteurs des Cahiers du cinéma, a permis de faire basculer définitivement le cinéma dans le domaine de l'art : pas tout le cinéma certes, mais au moins le cinéma d'auteur, celui qui est conçu et réalisé par une personne unique, un artiste, un Hitchock, un Rossellini ou... un Truffaut. Cette conception du film a gouverné notre idée du cinéma, celle à laquelle presque tous les cinéphiles du monde ont adhéré : toute culture cinématographique est d'abord celle des grands auteurs du cinéma. Peut-être le moment est-il venu de s'interroger sur une représentation à ce point dominante. Le cinéma lui-même nous y invite: il est si évidemment une tâche collective et une entreprise marchande qu'il est difficile d'en rester à l'image du réalisateur génial et solitaire. Cet ouvrage prend le parti de sonder le cœur de la politique des auteurs, ses ressorts secrets, sa pensée ultime. Les auteurs Nathalie Heinich, Jean-Pierre Esquenazi, Richard Begin, Vincenz Herliger, Germain Lacasse remplissent cette tâche chacun à sa façon : l'ensemble de leurs textes dessine assez bien le cadre intellectuel de la " politique des auteurs ". En conclusion, Pierre Sorlin tente de reconstruire une notion dont il n'est bien entendu pas question de se passer mais à laquelle il faut sans doute reconnaître de nouveaux contours.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !