Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Film, perception et mémoire
Esquenazi Jean-Pierre
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738427854
Que fait le film au spectateur ? D'abord il l'entraîne dans son mouvement, il le conduit vers ses espaces et ses personnages. Le spectateur s'y inscrit, y prend corps. Et il devient le dépositaire du film, sa mémoire : si le film peut évoquer son propre passé, s'il peut jouer avec ses propres formes, les renouveler, c'est bien parce que le spectateur est là qui se souvient de ce passé et de ces formes. Ainsi le film se construit en construisant son spectateur. S'il élabore des espaces et des temps, ce n'est pas pour édifier des positions et des postures pour que le spectateur puisse, au propre, s'y retrouver : nous nommons configurations d'espaces- temps un tel ensemble d'espaces, de temps, de positions et de postures. Mais un film ne s'y réduit pas : il en est, bien plutôt l'histoire. Et le spectacle auquel il nous fait assister, c'est bien celui de la construction d'une temporalité, d'une certaine façon de vivre le temps.
Dans cet ouvrage, Jean-Pierre Esquenazi s'empare d'un classique du cinéma mondial, Le Dictateur de Charlie Chaplin, dont la préparation débute en 1938 et qui est présenté au public pour la première fois le 15 octobre 1940. Mais c'est sous un angle particulier, celui du film politique, qu'il en analyse le contenu. Car cette oeuvre, dénonçant une situation au moment même où elle se déroule, appelant à la lutte contre l'inhumanité de ses instigateurs, est unique dans l'histoire du cinéma. Et cette volonté se traduit dans la manière de filmer de Chaplin. Car, alors que Le Dictateur s'ouvre comme une suite de Charlot soldat (1918) et de son esthétique, un monde sépare les deux films, qui résulte sans doute de la volonté chaplinienne de rendre compte de la dépression des années 1930 et de l'arrivée au pouvoir du fascisme et du nazisme. C'est donc à la question "Comment fait-on un film politique, notamment dans un contexte brûlant ? " que répond cet ouvrage passionnant, doté d'une magnifique iconographie directement issue des archives Chaplin.
Il y a cent ans naissait Dionigin Arkadievitch Kaufman, plus connu sous le pseudonyme de Dziga Vertov. Mais qui connaît encore l'auteur de films comme L'homme à la caméra ou de Enthousiasme ? Il paraît aujourd'hui enfoui sous les décombres du projet communiste. Pourtant, que l'édition de ce livre puisse se présenter aujourd'hui comme un hommage à ce grand documentariste sociétique est finalement le fait du hasard. Alors qu'on ne cesse pas d'affronter le problème du rapport entre l'image et la réalité, alors que les nouvelles technologies appliquées au cinéma prétendent renouveler le montage cinématographique, l'examen des solutions apportées par Vertov à ces questions apporte de grandes bouffées d'oxygène dans la confusion qui règne aujourd'hui. Les auteurs qui ont participé à ce recueil ont fait preuve, je crois, d'humilité : ils se sont acharnés à d'écrire et à comprendre la pensée du cinéaste sans s'embarrasser d'à priori commodes. Et le lecteur trouvera ici un ensemble qui jette une lumière crue sur les pratiques vertoviennes comme sur d'autres, plus contemporaines.
Résumé : Les ?uvres d'art ne sont reconnues comme telles qu'en fonction d'un processus complexe, incertain et marqué par la variation des statuts et des interprétations. Emancipées de leur contexte d'apparition, La Ronde de nuit ou Psychose, La Flûte enchantée ou Lucy in a sky with diamonds offrent chacune une succession de profils parfois peu conciliables les uns avec les autres. Inutile donc d'affronter les questions redoutables (" qu'est-ce qu'une ?uvre ? ", " la nature de l'?uvre est-elle fondamentalement sociale ou non ? ") si l'on ne se livre pas, au préalable, à une identification sociologique des différentes phases de la vie des ?uvres et à une réflexion d'ensemble sur ce parcours où l'identité artistique " ne s'affirme qu'à travers une suite de transformations. C'est à cette tâche aussi nécessaire qu'originale que se consacre le présent ouvrage. Il analyse le fonctionnement d'institutions productrices qui conçoivent les ?uvres, les exécutent selon des modèles appropriés et décident de leur présentation aux publics. Il examine le rôle crucial joué par ces derniers qui attribuent aux ?uvres sens et significations, se les approprient, communiquent à travers elles et parfois changent avec elles. L'auteur mobilise la sociologie de l'art et de la culture, l'histoire de l'art, de la littérature, du cinéma, mais aussi les Cultural et Genders Studies. La présentation et la discussion des définitions esthétiques et des apports sociologiques récents servent de socle à la mise en avant d'une approche compréhensive inédite de la production et de la fabrication des ?uvres.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.