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VERTOV. L'invention du réel !
Esquenazi Jean-Pierre
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782738461490
Il y a cent ans naissait Dionigin Arkadievitch Kaufman, plus connu sous le pseudonyme de Dziga Vertov. Mais qui connaît encore l'auteur de films comme L'homme à la caméra ou de Enthousiasme ? Il paraît aujourd'hui enfoui sous les décombres du projet communiste. Pourtant, que l'édition de ce livre puisse se présenter aujourd'hui comme un hommage à ce grand documentariste sociétique est finalement le fait du hasard. Alors qu'on ne cesse pas d'affronter le problème du rapport entre l'image et la réalité, alors que les nouvelles technologies appliquées au cinéma prétendent renouveler le montage cinématographique, l'examen des solutions apportées par Vertov à ces questions apporte de grandes bouffées d'oxygène dans la confusion qui règne aujourd'hui. Les auteurs qui ont participé à ce recueil ont fait preuve, je crois, d'humilité : ils se sont acharnés à d'écrire et à comprendre la pensée du cinéaste sans s'embarrasser d'à priori commodes. Et le lecteur trouvera ici un ensemble qui jette une lumière crue sur les pratiques vertoviennes comme sur d'autres, plus contemporaines.
Tout discours possède ses propres règles : en étudiant celles qui organisent la programmation de TFI, on se propose de comprendre comment la chaîne pèse sur ses interlocuteurs, les téléspectateurs. L'examen de la plupart des émissions de la chaîne révèle d'abord la profonde cohérence d'un style. Il permet ensuite de prendre la mesure d'un monde, celui de TF1. Ce monde repose sur deux mythes. D'abord le mythe de l'intimité qui unirait ses présentateurs et "ses" téléspectateurs : tout ce qui se dit, à TFI passe par le canal de cette supposée intimité. La possibilité d'une information instantanée et impartiale constitue le second : toute parole en devient comme irréfutable, décisive. Le monde de TFI est à la fois celui de la présentation, productrice d'intimité, et de l'impartialité, garante de la vérité de la parole. Et une question surgit, la même pour chaque téléspectateur : "Quel monde est plus "vrai", celui de la télévision ou le mien propre ?"
La " politique des auteurs " inventée, par François Truffaut et ses amis rédacteurs des Cahiers du cinéma, a permis de faire basculer définitivement le cinéma dans le domaine de l'art : pas tout le cinéma certes, mais au moins le cinéma d'auteur, celui qui est conçu et réalisé par une personne unique, un artiste, un Hitchock, un Rossellini ou... un Truffaut. Cette conception du film a gouverné notre idée du cinéma, celle à laquelle presque tous les cinéphiles du monde ont adhéré : toute culture cinématographique est d'abord celle des grands auteurs du cinéma. Peut-être le moment est-il venu de s'interroger sur une représentation à ce point dominante. Le cinéma lui-même nous y invite: il est si évidemment une tâche collective et une entreprise marchande qu'il est difficile d'en rester à l'image du réalisateur génial et solitaire. Cet ouvrage prend le parti de sonder le cœur de la politique des auteurs, ses ressorts secrets, sa pensée ultime. Les auteurs Nathalie Heinich, Jean-Pierre Esquenazi, Richard Begin, Vincenz Herliger, Germain Lacasse remplissent cette tâche chacun à sa façon : l'ensemble de leurs textes dessine assez bien le cadre intellectuel de la " politique des auteurs ". En conclusion, Pierre Sorlin tente de reconstruire une notion dont il n'est bien entendu pas question de se passer mais à laquelle il faut sans doute reconnaître de nouveaux contours.
Faisant fi de tout jugement formaté par l'intelligentsia, les téléspectateurs du XXIe siècle se sont emparés du phénomène "séries télévisées". Comment expliquer ce goût si prononcé, quasi addictif, pour les séries? Faut-il y lire, à la suite de ce que provoquent d'autres arts populaires comme la bande dessinée ou le polar, une envie de communiquer à l'unisson et de laisser entrer tes héros des temps modernes dans l'intimité de notre quotidien?
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.