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Le pouvoir d'un média : TF1 et son discours
Esquenazi Jean-Pierre
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782738440006
Tout discours possède ses propres règles : en étudiant celles qui organisent la programmation de TFI, on se propose de comprendre comment la chaîne pèse sur ses interlocuteurs, les téléspectateurs. L'examen de la plupart des émissions de la chaîne révèle d'abord la profonde cohérence d'un style. Il permet ensuite de prendre la mesure d'un monde, celui de TF1. Ce monde repose sur deux mythes. D'abord le mythe de l'intimité qui unirait ses présentateurs et "ses" téléspectateurs : tout ce qui se dit, à TFI passe par le canal de cette supposée intimité. La possibilité d'une information instantanée et impartiale constitue le second : toute parole en devient comme irréfutable, décisive. Le monde de TFI est à la fois celui de la présentation, productrice d'intimité, et de l'impartialité, garante de la vérité de la parole. Et une question surgit, la même pour chaque téléspectateur : "Quel monde est plus "vrai", celui de la télévision ou le mien propre ?"
Ce livre constitue une réflexion sur les évolutions du cinéma contemporain, qu'il s'agisse des attitudes des publics, de l'économie du cinéma ou des variations esthétiques. Des études réunies ici, il est impossible de tirer une leçon ou une morale globale. Mais l'ouvrage pose un nombre particulièrement élevé de questions capables de piquer l'intérêt et la curiosité, d'offrir des pistes nouvelles pour la réflexion sur le cinéma qui nous arrive. Entre tel auteur qui lie des pratiques d'auteur à celles de la nouvelle vague, tel autre qui voit une rupture presque définitive avec un cinéma moderne aujourd'hui classique, l'écart est important, comme il l'est entre les publics parisiens et ceux des banlieues, ceux de Varda et ceux de Scream. Bref les lecteurs seront certainement surpris et décontenancés autant, semble-t-il, que les chercheurs le sont. En témoigne, le texte que nous proposons en tête de ce recueil, qui "ose" s'interroger sur "la mort du cinéma".
Les textes rassemblés explorent notamment deux questions. La première concerne la série comme "tout" , comme objet singulier : comment parler de l'unité d'un objet aussi morcelé, comment le saisir comme une oeuvre achevée ? La seconde touche à une éventuelle spécificité des séries : peuvent-elles se prévaloir d'une qualité narrative et esthétique distincte d'autres objets narratifs, romans, films, bandes dessinées ? De nombreux exemples sont proposés : Six Feet Under, Breaking Bad, 24 heures chrono, Battlestar Galactia, Law and Order, et bien d'autres sont examinées.
Faisant fi de tout jugement formaté par l'intelligentsia, les téléspectateurs du XXIe siècle se sont emparés du phénomène "séries télévisées". Comment expliquer ce goût si prononcé, quasi addictif, pour les séries? Faut-il y lire, à la suite de ce que provoquent d'autres arts populaires comme la bande dessinée ou le polar, une envie de communiquer à l'unisson et de laisser entrer tes héros des temps modernes dans l'intimité de notre quotidien?
Qu'est-ce qu'un "téléspectateur" ? Il est parfois un prétexte, de temps à autre une ménagère de Carpentras, ou encore la voix de l'opinion publique : les réponses usuelles sont pour le moins variées, et se situent à des niveaux d'intérêt très différents. Faire le point sur les différentes acceptions de ce terme est l'objectif de cet ouvrage. Depuis le téléspectateur militant, en passant par le téléspectateur qui se souvient, le téléspectateur impliqué par le reality-show, le téléspectateur témoin de l'actualité, le téléspectateur reconstruit par la télévision, le téléspectateur modèle, etc., jusqu'à la multiplicité des téléspectateurs nationaux, les auteurs dessinent un portrait multiforme d'une notion qu'ils contribuent ainsi à cerner. Et surtout, l'ensemble de leurs travaux permet d'envisager une articulation entre les différents "noms" du téléspectateur. Comprendre le fonctionnement social de la télévision, n'est-ce pas d'abord comprendre le téléspectateur ? C'est-à-dire d'une part déterminer les pratiques des téléspectateurs telles que la télévision les régit et, d'autre part, évaluer les détournements que les téléspectateurs ne se privent pas d'opérer. Le colloque "Télévision" est organisé chaque année par l'Université de Metz la dernière semaine du mois de mars. Il rassemble des chercheurs sur une thématique choisie, et veut être un lieu de confrontation des problématiques, nécessaire quand il s'agit d'un objet aussi complexe que la télévision.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.