Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'analyse de film avec Deleuze
Esquenazi Jean-Pierre ; Montebello Pierre
CNRS EDITIONS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782271095114
Deleuze s'est aventuré à l'intérieur du monde des oeuvres cinématographiques, en dressant une cartographie conceptuelle suscitée par les films eux-mêmes. Mais il n'a pas cherché à en extraire une méthode de l'analyse de film. C'est la tâche à laquelle s'attaque ce livre. L'intuition fondamentale de Cinéma 1 : l'image mouvement - le cinéma est fait de mouvements, chaque film est composé par des mouvements spécifiques, des " mouvements de film " - est amplifiée, complétée et retravaillée à l'aide de concepts venus de l'ensemble de l'oeuvre deleuzienne : la territorialisation, le plissement, la bifurcation, l'idée de film, etc. Ce sont eux qui sont mis à l'épreuve dans des séquences choisies de films, de Barry Lindon à Margin Call. Chaque film apparaît comme le déploiement d'une question obsédante, dont la figuration se noue en mouvements spécifiques, panoramiques plissés, zooms coagulants, etc. Les problèmes classiques de l'espace et du temps, du sujet, du montage sont revisités et trouvent des solutions originales. " Jean-Pierre Esquenazi, écrit Pierre Montebello dans sa préface, nous fait renouer avec le plaisir pris à voir, voir ce qu'on ne voyait plus, voir le mouvement même des images, une gestualité des images, un cinéma en actes. "
La " politique des auteurs " inventée, par François Truffaut et ses amis rédacteurs des Cahiers du cinéma, a permis de faire basculer définitivement le cinéma dans le domaine de l'art : pas tout le cinéma certes, mais au moins le cinéma d'auteur, celui qui est conçu et réalisé par une personne unique, un artiste, un Hitchock, un Rossellini ou... un Truffaut. Cette conception du film a gouverné notre idée du cinéma, celle à laquelle presque tous les cinéphiles du monde ont adhéré : toute culture cinématographique est d'abord celle des grands auteurs du cinéma. Peut-être le moment est-il venu de s'interroger sur une représentation à ce point dominante. Le cinéma lui-même nous y invite: il est si évidemment une tâche collective et une entreprise marchande qu'il est difficile d'en rester à l'image du réalisateur génial et solitaire. Cet ouvrage prend le parti de sonder le cœur de la politique des auteurs, ses ressorts secrets, sa pensée ultime. Les auteurs Nathalie Heinich, Jean-Pierre Esquenazi, Richard Begin, Vincenz Herliger, Germain Lacasse remplissent cette tâche chacun à sa façon : l'ensemble de leurs textes dessine assez bien le cadre intellectuel de la " politique des auteurs ". En conclusion, Pierre Sorlin tente de reconstruire une notion dont il n'est bien entendu pas question de se passer mais à laquelle il faut sans doute reconnaître de nouveaux contours.
Résumé : Phénomène de société autant que médiatique, les séries ont littéralement explosé sur nos écrans depuis une dizaine d'années. De secondaires, elles sont devenues bien souvent le principal "programme d'appel" de la télévision. Suivies avec passion par toutes les classes et tous les âges de la population, les séries télévisées font désormais partie intégrante de nos sociétés. Cet ouvrage, premier en son genre, cherche à comprendre ce phénomène culturel et artistique exceptionnel en en présentant les racines économiques et culturelles mais aussi en révélant les mutations qu'il a entraînées dans le système de production et les modes d'écriture. A travers de très nombreux exemples, de Star Trek à Six Feet Under, de Mission : Impossible à Sex in the City... Sont ici analysées et commentées ces nouvelles formes narratives et esthétiques qui mettent en scène des mondes complexes et s'attachent à révéler des personnalités en prise directe avec notre temps.
Dans cet ouvrage, Jean-Pierre Esquenazi s'empare d'un classique du cinéma mondial, Le Dictateur de Charlie Chaplin, dont la préparation débute en 1938 et qui est présenté au public pour la première fois le 15 octobre 1940. Mais c'est sous un angle particulier, celui du film politique, qu'il en analyse le contenu. Car cette oeuvre, dénonçant une situation au moment même où elle se déroule, appelant à la lutte contre l'inhumanité de ses instigateurs, est unique dans l'histoire du cinéma. Et cette volonté se traduit dans la manière de filmer de Chaplin. Car, alors que Le Dictateur s'ouvre comme une suite de Charlot soldat (1918) et de son esthétique, un monde sépare les deux films, qui résulte sans doute de la volonté chaplinienne de rendre compte de la dépression des années 1930 et de l'arrivée au pouvoir du fascisme et du nazisme. C'est donc à la question "Comment fait-on un film politique, notamment dans un contexte brûlant ? " que répond cet ouvrage passionnant, doté d'une magnifique iconographie directement issue des archives Chaplin.
Qu'est-ce qu'un "téléspectateur" ? Il est parfois un prétexte, de temps à autre une ménagère de Carpentras, ou encore la voix de l'opinion publique : les réponses usuelles sont pour le moins variées, et se situent à des niveaux d'intérêt très différents. Faire le point sur les différentes acceptions de ce terme est l'objectif de cet ouvrage. Depuis le téléspectateur militant, en passant par le téléspectateur qui se souvient, le téléspectateur impliqué par le reality-show, le téléspectateur témoin de l'actualité, le téléspectateur reconstruit par la télévision, le téléspectateur modèle, etc., jusqu'à la multiplicité des téléspectateurs nationaux, les auteurs dessinent un portrait multiforme d'une notion qu'ils contribuent ainsi à cerner. Et surtout, l'ensemble de leurs travaux permet d'envisager une articulation entre les différents "noms" du téléspectateur. Comprendre le fonctionnement social de la télévision, n'est-ce pas d'abord comprendre le téléspectateur ? C'est-à-dire d'une part déterminer les pratiques des téléspectateurs telles que la télévision les régit et, d'autre part, évaluer les détournements que les téléspectateurs ne se privent pas d'opérer. Le colloque "Télévision" est organisé chaque année par l'Université de Metz la dernière semaine du mois de mars. Il rassemble des chercheurs sur une thématique choisie, et veut être un lieu de confrontation des problématiques, nécessaire quand il s'agit d'un objet aussi complexe que la télévision.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.