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Le perfectionnisme libéral. Anthologie de textes fondamentaux
Escudier Alexandre ; Pélabay Janie
HERMANN
43,75 €
Épuisé
EAN :9782705693312
L'Etat doit-il nous rendre meilleurs ? Doit-il chercher à influencer la manière dont nous conduisons nos vies ? Le libéralisme politique répond habituellement par la négative. En démocratie, chacun devrait pouvoir choisir librement les valeurs qui guident son existence et être protégé contre les abus d'un Etat moralisateur et paternaliste. Dans une société pluraliste, les divers modes de vie devraient être traités impartialement par les autorités publiques. Les philosophes partisans du "perfectionnisme libéral" refusent pourtant cette réponse à leurs yeux trop simple, qui exige de l'Etat une impossible "neutralité axiologique". La fragilité des démocraties libérales réclame plutôt que les valeurs et vertus sur lesquelles elles reposent, telles l'autonomie et la tolérance, soient activement défendues. Les politiques publiques dans le domaine de la santé ou de la famille, des religions ou de l'éducation civique devraient ainsi guider les citoyens en les détournant du pire, voire en les orientant vers le meilleur. Le présent recueil, qui introduit à ce courant original de la pensée politique contemporaine, réunit douze textes fondamentaux, tous inédits en français.
De l'origine du monde à la fin des temps L'histoire globale et ses divers avatars - histoire connectée, comparée, internationale, transnationale, etc. - séduisent le monde académique et le grand public aujourd'hui sensibilisé au thème de la mondialisation. En invitant à la prise en compte des interactions entre individus et groupes humains relevant d'unités géoculturelles distinctes, elle permet un décentrement du regard et le détourne de l'ethnocentrisme scientifique et politique. Ce paradigme devenu quasi dominant de nos jours est l'héritier d'une longue tradition intellectuelle, qui trouve ses prémices dans l'antiquité gréco-latine : la tradition des histoires universelles et des philosophies de l'histoire que présentent dans cet ouvrage des philosophes, des historiens, des anthropologues, des géographes, ainsi que des spécialistes d'aires culturelles non occidentales, chinoises et arabes notamment. Par histoire universelle, on entend le projet de considérer l'humanité, à la fois unie et diverse, dans son ensemble et dans son devenir historique commun ; par philosophie de l'histoire, l'ambition de donner un sens à ce devenir, c'est-à-dire autant une orientation qu'une signification. Illustrées, pour la première, par les travaux de penseurs tels que Ibn Khaldûn, Spengler, Toynbee, pour la seconde, par ceux de Hegel, de Marx ou de Comte, ces deux traditions ont fait de l'histoire pensée par la philosophie la clef de compréhension ultime des sociétés humaines.
Koselleck Reinhart ; Escudier Alexandre ; Werner M
Comment le travail de l'historien s'inscrit-il dans son époque ? Quelle incidence a la posture d'observation sur l'analyse produite ? Comment mesurer, dans l'entreprise d'explication historique, la part des concepts et de leur pouvoir structurant ? En réponse à ces questions, Reinhart Koselleck propose ici un parcours de recherche qui relie la genèse d'une science de l'histoire, au tournant du XVIIIème siècle, à l'anthropologie et à l'herméneutique historiques d'aujourd'hui. Questionnant à la fois le concept d'histoire, dans les acceptions successives qu'il a prises au fil du temps, et la notion d'expérience développée par les philosophes écossais et affinée, jusqu'à nos jours, par les sciences humaines internationales, il dessine les contours d'une véritable démarche réflexive en histoire. En scrutant les pratiques de la mémoire collective et en les rapportant à l'exercice de la "sémantique historique", il construit à son tour un champ d'expérience qui frappe aussi bien par son ampleur que par la diversité de ses actualisations possibles. Ce livre est ainsi le témoin d'une entreprise intellectuelle forte et originale qui renouvelle la réflexion historienne contemporaine.
Dans son essai marquant de 1997, Comment naissent les valeurs, le sociologie allemand Hans Joas s'attaque à la difficile question de l'origine et du rôle des valeurs. En puisant dans la tradition du pragmatisme américain, il récuse la définition de la modernité en tant que processus de sécularisation et soutient que les valeurs (justice, bien, etc.), que nous lèguent l'histoire et la foi, peuvent être, précisément par la transcendance de leurs manifestations, les vectrices de l'émancipation moderne. Alexandre Escudier a réuni plusieurs chercheuses et chercheurs pour discuter de cette oeuvre. Hans Joas leur répond en clôture de ce dossier, dans une perspective qui invite à prolonger la discussion.
Jean Baechler compte parmi les derniers grands auteurs de la sociologie classique. Comme les fondateurs des sciences humaines et sociales, son oeuvre mobilise tour à tour les registres de la philosophie, de la sociologie et de l'histoire. D'envergure encyclopédique, elle porte aussi bien sur la sociologie historique du politique que les origines du capitalisme, la sociologie des religions, l'éthique, la métaphysique et l'épistémologie. Elle se caractérise par sa dimension comparatiste et diachronique, englobant toutes les formes d'organisation sociale (bandes, tribus, cités, royaumes, empires, nations), sur la plupart des grandes aires civilisationnelles, depuis le Paléolithique supérieur. Le deuxième tome (en deux volumes) rassemble les écrits sociologiques de Jean Baechler. Abordant des questions aussi variées que la guerre, les révolutions, les suicides, les idéologies ou les morphologies sociales (bandes, tribus, cités, villes-centres, castes, féodalité, royaumes, empires, nations), il invite à porter un regard sociologique et comparatiste sur l'histoire universelle. Dans chaque texte, après une définition rigoureuse des termes d'un problème et l'inventaire de ses coordonnées historiques, Baechler s'emploie à peser les facteurs sociologiques expliquant pourquoi une configuration sociale latente, pensable ex ante, s'est manifestée ici plutôt qu'ailleurs, à telle période plutôt qu'une autre. L'articulation entre macro- et micro-sociologie, entre agrégats émergents et intentionnalité d'acteurs, s'y révèle toujours centrale.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.