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Histoires universelles et philosophies de l'histoire. De l'origine du monde à la fin des temps
Escudier Alexandre ; Martin Laurent
SCIENCES PO
28,01 €
Épuisé
EAN :9782724616606
De l'origine du monde à la fin des temps L'histoire globale et ses divers avatars - histoire connectée, comparée, internationale, transnationale, etc. - séduisent le monde académique et le grand public aujourd'hui sensibilisé au thème de la mondialisation. En invitant à la prise en compte des interactions entre individus et groupes humains relevant d'unités géoculturelles distinctes, elle permet un décentrement du regard et le détourne de l'ethnocentrisme scientifique et politique. Ce paradigme devenu quasi dominant de nos jours est l'héritier d'une longue tradition intellectuelle, qui trouve ses prémices dans l'antiquité gréco-latine : la tradition des histoires universelles et des philosophies de l'histoire que présentent dans cet ouvrage des philosophes, des historiens, des anthropologues, des géographes, ainsi que des spécialistes d'aires culturelles non occidentales, chinoises et arabes notamment. Par histoire universelle, on entend le projet de considérer l'humanité, à la fois unie et diverse, dans son ensemble et dans son devenir historique commun ; par philosophie de l'histoire, l'ambition de donner un sens à ce devenir, c'est-à-dire autant une orientation qu'une signification. Illustrées, pour la première, par les travaux de penseurs tels que Ibn Khaldûn, Spengler, Toynbee, pour la seconde, par ceux de Hegel, de Marx ou de Comte, ces deux traditions ont fait de l'histoire pensée par la philosophie la clef de compréhension ultime des sociétés humaines.
Jean Baechler compte parmi les derniers grands auteurs de la sociologie classique. Comme les fondateurs des sciences humaines et sociales, son oeuvre mobilise tour à tour les registres de la philosophie, de la sociologie et de l'histoire. D'envergure encyclopédique, elle porte aussi bien sur la sociologie historique du politique que les origines du capitalisme, la sociologie des religions, l'éthique, la métaphysique et l'épistémologie. Elle se caractérise par sa dimension comparatiste et diachronique, englobant toutes les formes d'organisation sociale (bandes, tribus, cités, royaumes, empires, nations) sur la plupart des grandes aires civilisationnelles depuis le Paléolithique supérieur. Mêlant tradition philosophique et sciences sociales, ce premier tome (en deux volumes) témoigne de l'approche conceptuelle rigoureuse, chez Baechler, des questions explorées dans ses enquêtes empiriques. Interroger les fondements était, pour lui, la condition de toute démarche scientifique. Définir précisément un problème, formuler des hypothèses plausibles sur ses manifestations historiques et guider l'examen des facteurs sociologiques actualisant le possible y relevait surtout d'une théorie générale du règne humain. Ce volume articule cette problématisation anthropologique des histoires humaines avec un " réalisme critique " épistémologique, offrant un accès privilégié à la pensée de Baechler. Son interrogation sur l'Absolu, qu'il soit religieux ou séculier, révèle en outre un pan cardinal de sa réflexion anthropologique et historique sur l'humain.
Dans son essai marquant de 1997, Comment naissent les valeurs, le sociologie allemand Hans Joas s'attaque à la difficile question de l'origine et du rôle des valeurs. En puisant dans la tradition du pragmatisme américain, il récuse la définition de la modernité en tant que processus de sécularisation et soutient que les valeurs (justice, bien, etc.), que nous lèguent l'histoire et la foi, peuvent être, précisément par la transcendance de leurs manifestations, les vectrices de l'émancipation moderne. Alexandre Escudier a réuni plusieurs chercheuses et chercheurs pour discuter de cette oeuvre. Hans Joas leur répond en clôture de ce dossier, dans une perspective qui invite à prolonger la discussion.
Pourquoi, comment et à quelles conditions la démocratie survit-elle au populisme, à la démagogie, aux dérives illibérales et dictatoriales de toutes sortes ? Dans quelle mesure peut-on parler de "résilience démocratique" ? Dans un monde démocratique tourmenté, ces questions méritent un examen diachronique et thématique approfondi, à défaut de pouvoir être exhaustif. Tel est l'objet du présent ouvrage, qui croise des approches historiques, sociologiques et philosophiques diverses. Avec les contributions de : Vincent Azoulay, Bertrand Badie, Jean Baechler (? ), Marc Boone, Fabrice Brandli, Elisabeth Crouzet-Pavan, Antony Dabila, Alexandre Escudier, Yann Le Bohec, Nicolas Leron, Charles-Edouard Levillain, Thomas Maissen, Fernando Menezes de Almeida, Arnaud Mercier, Gilbert Merlio, Christian de Perthuis, Frédéric Ramel, Alain Rouquié, Flocel Sabaté, Ilaria Taddei, Virginie Tournay, François Vergniolle de Chantal et Kurt Weyland.
Jean Baechler compte parmi les derniers grands auteurs de la sociologie classique. Comme les fondateurs des sciences humaines et sociales, son oeuvre mobilise tour à tour les registres de la philosophie, de la sociologie et de l'histoire. D'envergure encyclopédique, elle porte aussi bien sur la sociologie historique du politique que les origines du capitalisme, la sociologie des religions, l'éthique, la métaphysique et l'épistémologie. Elle se caractérise par sa dimension comparatiste et diachronique, englobant toutes les formes d'organisation sociale (bandes, tribus, cités, royaumes, empires, nations), sur la plupart des grandes aires civilisationnelles, depuis le Paléolithique supérieur. Le deuxième tome (en deux volumes) rassemble les écrits sociologiques de Jean Baechler. Abordant des questions aussi variées que la guerre, les révolutions, les suicides, les idéologies ou les morphologies sociales (bandes, tribus, cités, villes-centres, castes, féodalité, royaumes, empires, nations), il invite à porter un regard sociologique et comparatiste sur l'histoire universelle. Dans chaque texte, après une définition rigoureuse des termes d'un problème et l'inventaire de ses coordonnées historiques, Baechler s'emploie à peser les facteurs sociologiques expliquant pourquoi une configuration sociale latente, pensable ex ante, s'est manifestée ici plutôt qu'ailleurs, à telle période plutôt qu'une autre. L'articulation entre macro- et micro-sociologie, entre agrégats émergents et intentionnalité d'acteurs, s'y révèle toujours centrale.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.