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L'édition à l'ère numérique
Epron Benoît ; Vitali-Rosati Marcello
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707199355
Le numérique est en train de remodeler l'ensemble du processus de production du savoir, de validation des contenus et de diffusion des connaissances. En cause : l'émergence de nouveaux outils et de nouvelles pratiques d'écriture et de lecture, mais aussi un changement plus global que l'on pourrait qualifier de culturel. Les éditeurs ont posé en termes tantõt apocalyptiques tantôt technophiles un grand nombre de questions, notamment sur l'avenir du livre, les modes d'accès à la connaissance, la légitimation des contenus en ligne et les droits d'auteur. Cet ouvrage propose un état des lieux de l'impact effectif des mutations technologiques sur l'édition, à partir de trois fonctions principales des instances éditoriales : la production des contenus, leur circulation et leur légitimation. Cet ouvrage combine une approche académique de compréhension des modèles, une observation empirique des pratiques et usages et une analyse des logiques stratégiques déployées dans ce secteur.
Si chaque migration est une aventure humaine, que deviennent les migrantes dans leur pays d'accueil ? Cherchent-ils à conserver leur identité d'origine, leurs pratiques et leurs valeurs, voire à les cultiver ? Cherchent-ils, au contraire, à se rendre invisibles et à se fondre dans la population d'accueil ? Comment sont-ils accueillis et comment leurs différences sont-elles perçues ? En un mot, quelles sont les relations entre migrations et identité ? Tel est l'objet du présent livre qui, après une première partie théorique, est consacré au cas breton. Pourquoi étudier les migrations bretonnes ? Parce que, curieusement ? alors que, depuis le XIXe siècle, des centaines de milliers de Bretons ont migré vers Paris, la France et le monde ?, peu de travaux scientifiques leur ont été consacrés. En outre, les migrations vers la Bretagne, relativement faibles numériquement jusqu'à ces dernières années, sont souvent méconnues : cette Bretagne d'où l'on migre serait-elle également terre d'immigration ? Depuis quand ? Qui sont les migrants qui y vivent ? Le présent ouvrage n'a pas l'ambition de fournir une synthèse scientifique d'ensemble sur l'émigration et l'immigration bretonnes. En revanche, ses auteures espèrent, par leurs contributions, susciter l'intérêt de la communauté scientifique et du grand public pour un sujet qui mériterait de plus amples recherches.
Ils sont beaux, riches, américains. Ils ont décidé de partir ensemble découvrir Rome, puis Syracuse. Michael est écrivain, ancien lauréat du prix Pulitzer. Sa femme Lizzie est une journaliste en perte de vitesse. Finn est restaurateur et Taylor, son épouse, se dévoue entièrement à l'éducation de leur fille unique, Snow, une enfant énigmatique qui fait aussi partie du voyage. Tout est en place pour qu'ils passent des vacances de rêve dans des sites enchanteurs. Mais chacun arrive avec ses secrets, ses mensonges, ses non-dits, ses désirs inassouvis. Et petit à petit, dans les ruelles de la Sicile baroque, se noue un roman d'amour et de trahison au suspense implacable, où les personnages avancent à la fois masqués et aveugles. D'une justesse à faire froid dans le dos. Laurence Caracalla, Le Figaro magazine. Comme dans un roman de Patricia Highsmith, le dénouement apparaît aussi vicieux que vénéneux. Nathalie Dupuis, Elle. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Claire Desserrey.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.