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La basilique de Carthagenna et le locus des sept moines de Gafsa. Nouveaux édifices chrétiens de Car
Ennabli Liliane
CNRS EDITIONS
33,50 €
Épuisé
EAN :9782271056474
La basilique de Carthagenna et le monastère de Bigua faisaient partie du paysage monumental urbain dans lequel ont évolué les chrétiens de Carthage depuis la fin du ive siècle jusqu'à la conquête arabe. Ce qui rend leur découverte et leur étude très intéressantes vient de leur situation intra muros. Les découvertes antérieures sont principalement situées hors les murs. L'importance de la basilique de Carthagenna est capitale pour l'histoire de l'implantation et de la vie des chrétiens de Carthage. Elle permet de suivre les transformations d'un bâtiment à destination religieuse du IVe siècle jusqu'au milieu du vue siècle. Ce lieu de réunion chrétien transformé en église à la fin du IVe siècle fut détruit, ou fermé, et laissé à l'abandon pendant la période vandale. Rebâti de façon somptueuse à la période byzantine, c'est alors une grande basilique à deux absides, baptistère, salles annexes et chapelle attenante qui fonctionna jusqu'au milieu du VIIe siècle. La maison de Tellus, construite au Ier siècle, a subi au cours des cinq premiers siècles de notre ère différents aménagements. Une inscription sur mosaïque nous donne l'indication que, à la fin du Ve siècle, ce lieu a abrité les restes de sept moines de Gafsa martyrisés sous le règne du roi vandale Hunéric, en 483, et que ce locus des sept moines a été doublé d'une memoria, lieu de vénération des sept frères Macchabées, au début du VIIe siècle. Le rapprochement de cette découverte avec la fin du texte de la Passion des sept moines, attribué à Victor de Vita, permet de considérer qu'un groupe de moines s'installa au Ve siècle dans l'ancienne maison romaine qui prit alors le nom de monastère de Bigua. Après la fin de la persécution vandale, dans le courant du deuxième quart du VIe siècle, dans une partie de la maison conventuelle, prit place un xenodochium, servant sans doute de lieu d'accueil des pèlerins venus vénérer les reliques des martyrs de la persécution vandale. Son plan caractéristique avec une salle à auges en fait le monument de ce type le plus oriental ainsi qu'un des plus tardifs. L'ouvrage de Liliane Ennabli constitue un outil indispensable à l'heure de la reprise des fouilles dans le cadre de la campagne internationale de sauvegarde de Carthage.
Uppenna 1 a présenté le contexte de la grande découverte des années 1904-1907 Ce second volume expose d abord, dans un riche CD-Rom, les résultats des fouilles reprises par Dominique Raynal a partir des années 1970, complétant et corrigeant, malgré la difficulté de " fouiller une fouille ", les données anciennes. L'auteur apporte une réponse définitive à la question du schisme donatiste, tel qu'il s'est développé en Afrique romaine depuis le début du IVe siècle. Le catalogue complet, la typologie, l'étude minutieuse d'un ensemble exceptionnel de mosaïques funéraires couvrant la période du IIIe au VIe siècle renouvellent très largement notre vision de l'histoire de l'Afrique à cette époque. De cette démarche qui croise l'archéologie, l'épigraphie, l'étude iconographique, la reprise sous un éclairage neuf de textes célèbres, de Cyprien de Carthage à Augustin d'Hippone, l'image qu'on se faisait de l'évolution du christianisme africain ressort notablement enrichie.
Une presqu'île, un petit territoire rattaché par un isthme au continent africain et cerné par la Méditerranée au fond d'un golfe, c'est dans ce cadre que se sont développées deux grandes civilisations punique et romaine laissant les marques de leur histoire dans le sol et le paysage. Elles ont déposé dans son sous-sol d'abondants témoignages que, depuis plus d'un siècle et demi, des hommes passionnés par l'Histoire cherchent à comprendre et transmettre. Cet immense travail fait de passion et de raison, jamais achevé et toujours recommencé, est resté dispersé à travers la multitude et l'amas des écrits et publications. L'auteur s'est proposé de rassembler et d'ordonner cette documentation ici selon un plan raisonné, géographique et chronologique. Aujourd'hui cette presqu'île, qui fut à l'origine de l'entrée de l'Afrique dans l'histoire et qui n'a jamais cessé d'être occupée, est à nouveau totalement investie par l'emprise de la capitale tunisoise son héritière. Quel sort cette héritière du xxie siècle va-t-elle réserver à celle qui a établi ses assises et préparé son essor ? Le présent travail, en dehors de son apport scientifique, est destiné aussi à rappeler l'immense et prestigieux patrimoine dont la capitale d'aujourd'hui se doit de prendre conscience et soin. Aussi ce travail se referme sur un " éloge à la cité antique " comme foyer civilisateur, dont le respect peut être rédempteur pour l'homme de demain. Archéologue et historien, Abdelmagid Ennabli a été l'organisateur du programme UNESCO de sauvegarde de Carthage. Conservateur du musée et du site de Carthage, il a dirigé depuis 1973 la grande campagne de fouilles à laquelle ont participé de nombreuses équipes internationales oeuvrant à la connaissance, à la défense et à la mise en valeur du site menacé par l'urbanisation. Il a été jusqu'en 2001 directeur des sites et des monuments historiques au sein de l'Institut national du Patrimoine de Tunisie.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.