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Mots-Bidons. Ce qu'ils nous disent de l'entreprise : 109 mots décodés
Emsellem Bernard
DU PALIO
22,00 €
Épuisé
EAN :9782354491307
Lorsque l'entreprise se transforme, elle étend son vocabulaire. La parole managériale s'enrichit ainsi régulièrement de tropes inédits et de mots-valises nouveaux. Certains reflètent une réalité : ils sont appelés à prospérer. D'autres masquent des concepts improbables, ce sont les mots-bidons. Les mots-bidons naissent, vivent et meurent de bien des manières : dévitalisés, surutilisés, déconnectés, approximatifs. Et les signaux qu'ils nous envoient en disent long sur l'évolution des entreprises. Riche de son expérience de la communication et du management, Bernard Emsellem passe en revue 109 éléments de langage qui lui paraissent relever des mots-bidons. Les mots, dit René Char, "savent des choses" que nous ignorons. L'exégèse tous azimuts de ceux qui sont disséqués ici montre l'ampleur des changements en cours dans les pratiques professionnelles et leur accélération depuis la pandémie. "C'est en refondant leur rôle dans la société que les entreprises assureront leur pérennité" estime l'auteur, qui ajoute : "Elles ne peuvent plus se payer de mots, encore moins de mots-bidons".
Résumé : " C'est de la com' ! "?Cette expression se veut dévastatrice, et elle l'est. Que se passe-t-il ? " Avant ", le schéma était simple? Un émetteur, un récepteur, un message plus ou moins formaté. Et parfois de la contestation. Le schéma pépère, où l'enjeu principal était de " faire passer le message ". La " manière " était reine, elle permettait beaucoup. La pub était à son heure de gloire? La communication savait rendre cela joli, voire très séduisant. Et le message institutionnel pesait souvent son poids de langue de bois, d'éléments de langage artificiels et convenus... Et puis, patatras, les messages ne passent plus ! Le destinataire d'une communication n'est pas une pâte molle, malléable à souhait. Au contraire, il est autonome et choisit d'entrer ou non en relation. Il devient un acteur exigeant, d'autant qu'il ne fait plus confiance d'emblée. Le livre de Bernard Emsellem en tire la conclusion : abandonner définitivement l'idée de " faire passer le message " si chère aux dirigeants. On ne fera plus accepter les messages comme ça. C'est une autre approche qu'il faut porter, fondée sur l'information, dans une relation de respect, avec une participation à modalités multiples qu'il faut porter. Non plus " faire passer " mais : expliquer, débattre, partager, construire avec, décider avec, etc. Et " le message " ne sera plus partiel ou secondaire mais prenant à bras-le-corps les sujets qui touchent les parties prenantes. En une dizaine de chapitres à la manière d'un puzzle qui s'agence, l'auteur décrit les impasses de la com', porte un regard sur les organisations, explore les évolutions des mentalités (étudiées à partir d'un décorticage des schémas de communication), analyse les transformations structurelles, et pas seulement techniques, induites par le numérique. Et reconstruit des chemins?
La mobilisation des "gilets jaunes" ne recèle pas en elle-même son principe d'intelligibilité, comme il en est le cas pour tout phénomène. L'irruption des "gilets jaunes" sur le devant de la scène dévoile d'abord quelque chose de notre situation historique. Elle conduit à s'interroger sur le processus de déconstitution qui affecte l'ensemble de la société, au plan économique, politique, idéologique. Comme y insiste le sociologue François Dubet, il faut en la matière a revenir à un regard historique a. Dès lors, le questionnement doit aussi porter sur la "réception" du phénomène auprès des commentateurs, sociologues, journalistes, responsables politiques, faiseurs d'opinion. Dès leur entrée en scène, les "gilets jaunes" ont été assez largement célébrés et plus ou moins identifiés au "peuple". Image d'un peuple sans substrat social clairement délimité, sans finalité politique d'ordre général, agrégat de forces, multitude, peuple réduit à ses affects, ne "consultant pas la raison", et dont les actes semblent pour une large part se légitimer par la seule "colère". Sous les éloges, on perçoit l'expression d'une condescendance, d'un certain mépris à l'égard du peuple, qui, quant au fond, porte récusation de sa capacité souveraine. Une telle figure du peuple remonte aux temps médiévaux, à l'Ancien régime, aux thèses contre-révolutionnaires et fascisantes. L'enquête menée auprès d'éléments du "peuple", révèle au contraire que ceux-ci peuvent se révéler circonspects à l'égard du mouvement des "gilets jaunes", clairvoyance politique qui contraste avec les jugements portés par ses suiveurs fervents, de tous bords politiques, et qu'on répute plus "éclairés". Il est vrai qu'à ces fractions du peuple, la parole a rarement été donnée.
Ce volume expose comment les Juifs ont été empêchés de vivre normalement pendant deux millénaires et convoque les principaux textes qui ont jalonné l'histoire de l'antisémitisme, textes connus des spécialistes mais souvent ignorés du grand public : bulles et décrets, prières et sermons, écrits et discours, rumeurs et fausses nouvelles, poèmes et témoignages, sondages et statistiques. Les documents présentés sont bruts, ce sont des faits, des documents, ou des extraits d'ouvrages d'historiens. Ils sont tous référencés avec rigueur, et replacés globalement dans leur contexte. Ils sont regroupés par grands thèmes : vie civile, vie religieuse, marques de ségrégation, lieux de vie, expulsions, tueries... Certains sont du domaine public, mais beaucoup sont présentés grâce aux autorisations de reproduction d'une soixantaine d'auteurs, organisations mémorielles, centres de recherche ou universitaires, sites institutionnels, revues spécialisées, éditeurs, français, américains, israéliens, etc.
Les Français sont-ils à la traîne des Anglo-saxons en matière de lobbying ? Est-il possible de parler du lobbying de façon ouverte et transparente ? Peut-on passer du lobbying classique aux techniques des affaires publiques ? Comment s'est déroulé le lobbying sur la directive services et le règlement REACH ? Comment travailler avec les media et les ONG ? Stéphane Desselas, lobbyiste depuis plus de 15 ans à Bruxelles, présente pour la première fois en langue française des cas réels de lobbying et décrit sans langue de bois les règles d'or du lobbying à Bruxelles. Un lobbying à visage découvert offre aux lobbyistes professionnels, mais aussi aux étudiants et aux citoyens une vision complète de ce nouveau métier et de ses méthodes. . . L'auteur, Stéphane Desselas, est avocat de formation et diplômé de l'ESCP. Il a fondé et dirige le cabinet de lobbying européen Athenora Consulting, membre indépendant du réseau mondial Public Relations Global Network. Il est maître de conférences à Sciences Po Paris.. Dans le cadre de la réalisation des enquêtes et de la rédaction de l'ouvrage, il a reçu le précieux soutien de Camille Le Borgne, diplômée de l'IEP de Strasbourg et lobbyiste au sein de la direction des affaires européennes de l'ACFCI.
Innover est vital et naturel : les enfants le font à chaque instant ! Mais à l'âge adulte, tout se complique ! Aussi, pour retrouver cette aptitude essentielle avons-nous besoin de méthodes.. Né dans les années 50 aux Etats-Unis, le Creative Problem Solving (CPS) propose notamment huit grandes étapes qui nous permettent de faire re-vivre notre capacité d'innovation.. Nous pouvons innover si nous le voulons. Il nous faut pour cela prendre conscience de nos besoins ; repérer le sens de nos actions individuelles et collectives ; développer des relations à la fois plus élaborées et plus directes avec nous-mêmes et les autres ; intégrer l'approche systémique. Ensuite, c'est une affaire de méthode. Celle que propose Olwen Wolfe, à travers cet ouvrage de référence, permet d'innover de façon tangible, tant en ce qui concerne les relations humaines que les organisations. . . Olwen Wolfe, franco-américaine, est diplômée de Sciences Economiques du Développement de Paris L et titulaire d'un DESS de Psychologie Clinique de Paris VII. Elle est certifiée par la Creative Education Foundation pour utiliser et développer le CPS. Elle est également praticienne qualifiée du MBTI. Fondatrice de la société Worlding (intercultural strategic consultancy), Olwen Wolfe est conseillère de dirigeants sur plusieurs continents. Elle a constitué un réseau d'experts avec lesquels elle recherche et crée les conditions d'émergence de cultures innovantes au sein de diverses organisations internationales vouées au développement de la pensée créative (CEE, Créa-Université, EACI), ainsi que de grands groupes tels que L'Oréal et Nestlé.
Soixante ans après le Traité de Rome, le devenir de l'Europe est plus que jamais discuté par les Français. Pour ses partisans, l'Union européenne est notre planche de salut dans la compétition économique internationale. Seule, la France risquerait d'être durablement distancée. Avec le starter européen, elle peut rester dans la course. Selon ses adversaires, l'Europe serait à l'origine de tous nos maux : trop hétérogène, trop bureaucratique, elle entraînerait notre pays dans une voie ne correspondant ni à son intérêt économique, ni à ses aspirations sociales. Pour dépasser ce débat idéologique, Franck Proust passe en revue les conséquences concrètes de l'action des institutions européennes sur la vie quotidienne des Français. Chacun peut ainsi les placer objectivement à l'actif ou au passif de l'UE. Pour l'auteur, le solde est positif. Mais pour rendre l'Europe plus concrète et efficace, il est urgent de recentrer son action sur des priorités politiques.
Pourquoi jetons-nous la pierre aux marchands chez qui, pourtant, nous faisons la queue, quoiqu'ils aient en boutique: des voitures, de la politique, des jeux, du sport, des opinions? Sans notre tendance à la servitude volontaire, comme le disait déjà La Boétie il y a quatre siècles, ils n'auraient jamais pris le pouvoir, alors pourquoi tant de haine? Parce que les marchands sont de fins renards et nous, des singes pas très malins. Ils nous vendent ce dont nous ne pouvons pas nous passer: des croyances, et notre propension au mimétisme fait le reste. Ils savent que toute influence a des racines religieuses, et nous laissent endosser le rôle de l'homme moderne, cet esprit fort si convaincu de n'être plus l'esclave d'aucun préjugé. Ruse des uns, illusions des autres: forcément, au bal des singes, ce sont les renards qui mènent la danse. Y a-t-il un moyen de sortir de ce piège? Un seul: la lucidité. Un essai vif et caustique qui entraîne le lecteur dans une cavalcade où le jeu des idées n'oublie jamais de se ressourcer au plus profond des sciences humaines.