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LE CAPITAL CORPORATE, MANIFESTE
EMSELLEM BERNARD
TEXTUEL
23,30 €
Épuisé
EAN :9782845970311
Bouge, meurs, ressuscite ! Celui qui ne bouge pas est mort. Dans cette configuration délicate, la communication est au c?ur de la stratégie des entreprises. Elle apparaît de plus en plus comme un outil déterminant de management. Mais quelle communication ? Et avec quelle ambition affichée ? Bernard Emsellem lance ici un appel à la défense du capital corporate : pour que chaque entreprise le renforce et l'enrichisse. L'opinion publique donne de la voix, le citoyen ne s'efface plus derrière le consommateur, Internet amplifie les manifestations critiques ou le boycottage. Les entreprises ne peuvent plus se cacher derrière la marque. Nourri de récits et présentant des cas nombreux, ce livre démontre comment le capital corporate des entreprises, intégrant leur identité, leur réputation et leur relationnel est une digue contre les aléas et un moteur pour faire grandir les parts du futur.
Lorsque l'entreprise se transforme, elle étend son vocabulaire. La parole managériale s'enrichit ainsi régulièrement de tropes inédits et de mots-valises nouveaux. Certains reflètent une réalité : ils sont appelés à prospérer. D'autres masquent des concepts improbables, ce sont les mots-bidons. Les mots-bidons naissent, vivent et meurent de bien des manières : dévitalisés, surutilisés, déconnectés, approximatifs. Et les signaux qu'ils nous envoient en disent long sur l'évolution des entreprises. Riche de son expérience de la communication et du management, Bernard Emsellem passe en revue 109 éléments de langage qui lui paraissent relever des mots-bidons. Les mots, dit René Char, "savent des choses" que nous ignorons. L'exégèse tous azimuts de ceux qui sont disséqués ici montre l'ampleur des changements en cours dans les pratiques professionnelles et leur accélération depuis la pandémie. "C'est en refondant leur rôle dans la société que les entreprises assureront leur pérennité" estime l'auteur, qui ajoute : "Elles ne peuvent plus se payer de mots, encore moins de mots-bidons".
La mobilisation des "gilets jaunes" ne recèle pas en elle-même son principe d'intelligibilité, comme il en est le cas pour tout phénomène. L'irruption des "gilets jaunes" sur le devant de la scène dévoile d'abord quelque chose de notre situation historique. Elle conduit à s'interroger sur le processus de déconstitution qui affecte l'ensemble de la société, au plan économique, politique, idéologique. Comme y insiste le sociologue François Dubet, il faut en la matière a revenir à un regard historique a. Dès lors, le questionnement doit aussi porter sur la "réception" du phénomène auprès des commentateurs, sociologues, journalistes, responsables politiques, faiseurs d'opinion. Dès leur entrée en scène, les "gilets jaunes" ont été assez largement célébrés et plus ou moins identifiés au "peuple". Image d'un peuple sans substrat social clairement délimité, sans finalité politique d'ordre général, agrégat de forces, multitude, peuple réduit à ses affects, ne "consultant pas la raison", et dont les actes semblent pour une large part se légitimer par la seule "colère". Sous les éloges, on perçoit l'expression d'une condescendance, d'un certain mépris à l'égard du peuple, qui, quant au fond, porte récusation de sa capacité souveraine. Une telle figure du peuple remonte aux temps médiévaux, à l'Ancien régime, aux thèses contre-révolutionnaires et fascisantes. L'enquête menée auprès d'éléments du "peuple", révèle au contraire que ceux-ci peuvent se révéler circonspects à l'égard du mouvement des "gilets jaunes", clairvoyance politique qui contraste avec les jugements portés par ses suiveurs fervents, de tous bords politiques, et qu'on répute plus "éclairés". Il est vrai qu'à ces fractions du peuple, la parole a rarement été donnée.
Résumé : " C'est de la com' ! "?Cette expression se veut dévastatrice, et elle l'est. Que se passe-t-il ? " Avant ", le schéma était simple? Un émetteur, un récepteur, un message plus ou moins formaté. Et parfois de la contestation. Le schéma pépère, où l'enjeu principal était de " faire passer le message ". La " manière " était reine, elle permettait beaucoup. La pub était à son heure de gloire? La communication savait rendre cela joli, voire très séduisant. Et le message institutionnel pesait souvent son poids de langue de bois, d'éléments de langage artificiels et convenus... Et puis, patatras, les messages ne passent plus ! Le destinataire d'une communication n'est pas une pâte molle, malléable à souhait. Au contraire, il est autonome et choisit d'entrer ou non en relation. Il devient un acteur exigeant, d'autant qu'il ne fait plus confiance d'emblée. Le livre de Bernard Emsellem en tire la conclusion : abandonner définitivement l'idée de " faire passer le message " si chère aux dirigeants. On ne fera plus accepter les messages comme ça. C'est une autre approche qu'il faut porter, fondée sur l'information, dans une relation de respect, avec une participation à modalités multiples qu'il faut porter. Non plus " faire passer " mais : expliquer, débattre, partager, construire avec, décider avec, etc. Et " le message " ne sera plus partiel ou secondaire mais prenant à bras-le-corps les sujets qui touchent les parties prenantes. En une dizaine de chapitres à la manière d'un puzzle qui s'agence, l'auteur décrit les impasses de la com', porte un regard sur les organisations, explore les évolutions des mentalités (étudiées à partir d'un décorticage des schémas de communication), analyse les transformations structurelles, et pas seulement techniques, induites par le numérique. Et reconstruit des chemins?
Durant son existence, et une carrière d'une rare longévité, Henri Salvador se sera beaucoup amusé. Faux dilletante, il laisse une provision de chansons qui forment un pan de notre mémoire collective. Lorsqu'il débarque au Havre à l'âge de douze ans, après avoir quitté sa Cayenne natale, le petit Henri ne peut imaginer le destin exceptionnel qui l'attend. La découverte du Paris des années 1930 et de la guitare l'amène naturellement vers le jazz. Autodidacte acharné, il parvient très tôt à se faire remarquer par le grand Django Reinhardt. Puis c'est avec Ray Ventura qu'il découvre et développe ses talents de chanteur et de fantaisiste. Inventeur du rock'n roll à la française avec son ami Boris Vian, on ne compte plus, au fil des ans, ses succès. Il alterne les chansons humoristiques, les airs de jazz et les balades sentimentales. Il fut aussi homme de télévision, dont un des plus grands fans était Charles De Gaulle! A l'heure de la retraite, sonnée depuis longtemps, il remettra les pendules à l'heure, épinglant son rire au sommet des hits. Et il y avait encore le pétanquiste acharné, le pataphysicien sans y croire, l'amoureux passionné, le râleur: autant de facettes que ce livre met en scène avec une foison de documents où chaque page réserve une surprise, à l'instar de la vie de ce gentleman funambule.
Résumé : Qui sont les nouveaux militants libertaires à l'heure de la déliquescence des partis politiques ? Francis-Dupuis Déri, chercheur en science politique et militant, livre loin des clichés médiatques un exposé fascinant sur les nouveaux anarchismes. Son propos est nourri de dizaines d'entretiens réalisés auprès de militants anarchistes en France et aux Etats-Unis.
Résumé : Miguel Benasayag nous alerte sur le risque majeur que font peser les algorithmes sur nos démocraties : les big data sont en train de décider des orientations du monde et c'est au quotidien que la vie collective est insidieusement "prise en charge" par les machines. En conséquence de l'effondrement au XXe siècle du mythe fondateur qui voyait en la raison humaine le garant du bien, les élites ont délégué le pouvoir de décision aux robots et calculateurs. C'est cette servitude, signe de notre entrée dans une ère post-démocratique, que dénonce Miguel Benasayag. Loin du clivage entre technophiles et technophobes, il démontre ici comment la résistance à la colonisation de l'humain par la machine doit passer par une recherche d'hybridation. Il ne s'agit ni de refuser l'intelligence artificielle ni de se laisser dominer par elle, mais d'appréhender les conséquences politiques et démocratiques de cette nouvelle forme de domination. Un plaidoyer pour repenser la conflictualité nécessaire à la démocratie, au carrefour de la science, de la philosophie et de la politique.
C'est une histoire radicalement neuve, ouverte et transversale que présente cet ambitieux ouvrage en abordant non pas la mode mais les modes dans leur extraordinaire diversité. S'attachant au contexte historique, économique, sociologique et culturel, cette histoire des modes de 1330 aux années 2000 prend en compte les usages, les modes de vie, les matériaux et les savoir-faire. Loin de se limiter à l'histoire formelle du costume des élites - des cours aristocratiques jusqu'aux podiums de la haute couture -, les auteurs ont choisi d'étudier aussi les vêtements des classes moyennes et populaires, des hommes et des enfants, des contre-cultures et des anti-modes. De la poulaine à la tennis, du coffre médiéval au dressing contemporain, des bragards aux punks en passant par la mode à la girafe, cette somme explore sur plus de 600 ans la vie des vêtements, mais aussi les soins du corps et les accessoires qui participent à la construction des apparences. Ce livre de référence de 500 pages et 450 illustrations propose un parcours rythmé de trouvailles insolites et fascinantes.