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Les chiffres et les couleurs. Edition bilingue français-arabe
Ellabbad Mohieddine
PORT A JAUNI
8,00 €
Épuisé
EAN :9782494753341
Après l'abécédaire des " Lettres arabes ", cet imagier de Mohieddine Ellabbad est dédié aux chiffres et aux couleurs. Un soleil, deux chaussures, trois roues d'un tricycle, quatre pattes de l'âne, cinq doigts, six poissons rouges dans un bocal, sept fleurs sur la tige, huit oiseaux sur la robe, neuf fenêtres à la grande maison, dix crayons dans leur boîte, onze graines à la pastèque, douze allumettes dans leur boîte, treize étoiles dans leur ciel, quatorze branches au peigne, quinze taches à la panthère... L'imagier de Mohieddine Ellabbad associe les chiffres et les couleurs à des dessins remplis d'humour. Ici, on apprend les chiffres jusqu'à quinze et huit couleurs, en arabe avec la transcription phonétique et la traduction en français, tout en s'amusant ! Déjà paru au Port a jauni : Le carnet du dessinateur (2018), Petite histoire de la calligraphie arabe (2019), Le dictionnaire des monstres (2020), T-Shirts (2022), Lettres arabes (2024)
Abdel Hakim Chawqi ; Ellabbad Mohieddine ; Gonzale
Voyageur en images, Mohieddine Ellabbad était un collectionneur fou : son atelier d'artiste ressemblait à une caverne remplie de journaux et de magasines du monde entier, mais aussi de livres d'enfants, de contes traditionnels illustrés et d'histoires de personnages fantastiques. Ainsi, passionné tout à la fois par l'illustration et par les cultures dites "populaires" (on pourrait aussi dire, cultures ancrées dans leur territoire et nourries par les paysages et les formes qui les entourent), Mohieddine Ellabbad vivait entouré d'un merveilleux bestiaire imaginaire issu du monde entier ! Ce "Dictionnaire des monstres" témoigne des deux passions de son auteur : on y retourne bien sûr le sphinx, Anubis, et la "ghoula", l'ogresse qui hante les rêves de tout enfant arabe, mais aussi Damavykas, le coq de feu de Lituanie, le Kappa japonais ou le Catoplenas d'Ethiopie. Si vous ne les connaissez pas, vous allez les adorer ! Après les avoir dessinés avec malice, Mohieddine Ellabbad a commandé à un comparse journaliste, Chaouqi Abdelhakim, d'écrire leur portrait, à la fois précis, documenté, rempli d'humour et d'anecdotes sociologiques. Ce "Dictionnaire des monstres" est à la fois un magnifique livre d'artiste et une source de documentation. Publié à Beyrouth dans les années 80 (pas de date de parution indiquée) par l'Atelier arabe du livre pour enfants (maison d'édition éphémère créée par Mohieddine Ellabbad), le livre est passé inaperçu et le fils de Ellabbad, lui-même, ignorait son existence jusque récemment. Ce livre est traduit pour la première fois en français. Le port a jauni prolonge avec cet ouvrage son travail d'hommage à l'oeuvre d'Ellabbad, avec la belle traduction d'Yves Gonzalez-Quijano.
Durant son enfance au Caire, Mohieddine Ellabbad fouine et glane dans la bibliothèque paternelle, chez le marchand de journaux du trottoir d'en face, au souk des soldeurs de livres à Ezbekkiya, les " petites choses " graphiques qui nourrirent, sa vie durant, une culture visuelle sans frontière, et sans pareille : "J'ai plus été formé par ces " petites " choses telles que les timbres, les publicités sur les objets et les boîtes d'allumettes, que par les Beaux-arts. C'est pour cela que (dans le "Carnet du dessinateur") je tente de communiquer aux enfants ma propre expérience d'enfant devenu à l'âge adulte illustrateur et créateur. J'essaie de leur faire part de mon expérience, de tout ce qui a contribué à me former, à former ma mémoire, mon affect, et tout le reste." Petite histoire de la calligraphie arabe est le dernier ouvrage de Mohieddine Ellabbad, publié de manière posthume. On y découvre l'histoire des lettres arabes, de l'écriture arabe, des styles de calligraphies, des vies de calligraphes, du rapport à l'écrit dans le monde arabo-musulman en partant de l'époque de la poésie du désert jusqu'à l'époque contemporaine, et en passant par le temps des Abbassides, des Ayyubides, des Ottomans, etc. D'une érudition vertigineuse, ce recueil destiné aux jeunes lecteurs est rempli d'anecdotes et d'humour. On devine au fil des pages le collectionneur passionné et génial que fut Mohieddine Ellabbad. Le port a jauni a publié en 2018 un premier volume de cette oeuvre majeure, "Le carnet du dessinateur", et poursuit un travail de valorisation de l'image arabe et de son histoire avec ce nouveau recueil.
Première proposition pour lancer notre nouvelle collection Kalimat dédiée aux mots, "Les Lettres arabes" de Mohieddine Ellabbad est un abécédaire qui associe chaque lettre arabe à deux mots : B comme Baqara (vache) et Bourtouqal (orange), T comme Toufah (pomme) et Timsah (crocodile)... Ainsi, de lettre en lettre, l'enfant acquiert du vocabulaire dans les deux langues, tout en découvrant l'alphabet arabe. Cet abécédaire a été publié en 1985 au Caire par la maison Dar el-fata el-arabi. ? Nous avons choisi de commencer cette nouvelle collection avec lui, car il est plus qu'un simple abécédaire : ses dessins sont magnifiques, l'association des mots est fine et emplie d'humour, il est l'oeuvre de Mohieddine Ellabbad auquel nous rendons hommage depuis plusieurs années en traduisant ses ouvrages qui sont autant de pierres angulaires dans l'histoire de la littérature jeunesse du monde arabe. Déjà paru au Port a jauni : Le carnet du dessinateur (2018), Petite histoire de la calligraphie arabe (2019), Le dictionnaire des monstres (2020), T-Shirts (2022).
Abracadabra est l'histoire d'un magicien peu commun. Pas un lapin ne sort de son chapeau, pas une colombe de sa manche. Le magicien Chahbandour n'a pas de chapeau mais sait des tours qu'aucun autre ne connaît... D'une boîte d allumettes, il fait surgir une palmeraie qui aussitôt se met à pousser, d'un mouchoir une autruche gigantesque ou un serpent à tête d'humain. Jamais il ne fait deux fois le même tour, toujours sa magie est renouvelée, alors une grande clameur s'élève pour le magicien Chahbandour... Le livre est bilingue en français et en arabe, il se lit à double sens, les tours de Chahbandour se croisent et la clameur s'élève, au début et à la fin. Ainsi un sens de lecture ne prévaut pas sur l'autre, et les illustrations, inspirées de l'art populaire soudanais, servent de support aux deux langues.
Mo Abbas est un poète itinérant dans les villes où il observe et croque en détails et en jeux de mots les incongruités urbaines. Son écriture est fortement inspirée des poètes de l'Oulipo, l'Ouvroir de littérature potentielle, et l'on entend dans ses mots l'écho de Pérec ou de Calvino. Ses poèmes sur le macadam sont comme des regards d'enfants attentifs aux détails et cherchant les mots pour mieux les exprimer. Mo Abbas liste et consigne les panneaux de signalisation, les noms de rues insolites, les devantures de cafés, les cris des gabians et les cris des mamans, les bruits, les voix, les sons, les têtes, les bêtes, tout... Et tout cela ressurgit dans son écriture urbaine. A partir de ces chroniques poétiques, Julien Martinière a mis en scène un ours dans les rues de la ville, un ours avec un chapeau, des lunettes, une moto, un ours comme un homme, mais légèrement décalé... Un ours dans la ville avec la vie marseillaise qui tourne autour de lui, tout cela est-il bien urbain ?