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CRITIQUE DE L'INTERPRETATION
ELISSALDE
VRIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782711614585
Interpréter, est-ce sans limites ? La thèse de l'illimitation de l'interprétation nous est aujourd'hui familière. Comment, en effet, ne pas dire, comme tout le monde, que l'interprétation d'une langue étrangère, d'une œuvre littéraire ou artistique, d'un texte religieux ou philosophique, d'un rêve ou d'un acte, d'un texte de loi, d'une parole, ou même d'un phénomène quelconque, est infinie ? L'idée a séduit l'intellectuel, le chercheur en sciences humaines, aussi bien que l'homme du commun, par ses promesses de fécondité (" Le sens de ce texte est inépuisable "), de relativisme (" A chacun son interprétation ") et de licence (" Chacun est libre d'interpréter comme il l'entend "). L'interprétation semble donc naturellement coextensive à la culture. Depuis plus d'un siècle, cette illimitation méthodologique est relayée et amplifiée par des penseurs qui ont tenté de la légitimer théoriquement. Préparée par Nietzsche, fondée par Heidegger, développée par Gadamer, la (les) philosophie(s) de l'interprétation, ou " herméneutique " prétend faire du concept d'interprétation un principe dominateur de la pensée humaine. Refusant de nous résigner sans examen au principe du " Tout est interprétable à l'infini " ou du " Tout est interprétation ", nous entendons entraîner avec nous le lecteur moderne dans une discussion critique, tâche sceptique d'autant plus nécessaire qu'elle s'attaque à un credo dorénavant au-dessus de tout soupçon.
L'idée de réflexion implique un dédoublement de prime abord étonnant du sujet en sujet regardant et sujet regardé, puisque réfléchir serait comme se voir en esprit. Mais, à supposer que chacun dispose d'une telle vision, pourquoi serait-plus aisé de connaître la vérité sur soi que sur les choses ? De ce que je suis ? du moins le crois-je naïvement ? intérieur à moi-même s'ensuit-il que j'échappe à l'ignorance et à l'erreur à mon sujet ?
Quoi de commun entre la traduction linguistique, l'exégèse d'un texte sacré, la pratique divinatoire, la jurisprudence d'un procès, l'analyse psychanalytique d'un rêve, le jeu musical ou théâtral, la compréhension finale des résultats d'une expérience scientifique, la critique littéraire, esthétique ou philologique, le commentaire des philosophes ? La présente analyse fait le pari que la forte équivocité du mot et de l'idée d'interprétation n'est pas irréductible et que, par suite, un concept d'interprétation véritablement unifié peut être créé. Concept difficile mais passionnant, aux enjeux considérables (épistémologie, méthodologie des sciences humaines, théorie du langage et des facultés de compréhension, esthétique, droit, philosophie, herméneutique, religion), l'interprétation doit d'urgence être purgée des nombreux préjugés qui l'occultent afin d'être définie rigoureusement.
Une synthèse sur la notion de langage qui présente ses enjeux ontologiques, logiques, épistémologiques, psychologiques et éthiques. Les textes fondamentaux et une bibliographie des textes de référence sont proposés.
Elissalde Benjamin ; Tomas Frédéric ; Delmas Hugue
Le mensonge est au centre de beaucoup de fantasmes, de croyances souvent infondées et la méconnaissance générale des mécanismes qui y sont liés peut poser de nombreux problèmes opérationnels et éthiques. Cet ouvrage universitaire aborde les éléments psychologiques (croyances, émotions, biais du jugement), les indices concrets (non-verbaux et verbaux) ainsi que les outils qui permettent de le détecter (polygraphe, oculométrie, analyse du discours, méthodes d'entretien).
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.