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Mères-filles. Une relation à trois
Eliacheff Caroline ; Heinich Nathalie
ALBIN MICHEL
24,90 €
Épuisé
EAN :9782226131447
Quand des femmes se retrouvent entre elles, de quoi parlent-elles ? N'en déplaisent à ces messieurs, de leurs mères. C'est ce que soutiennent Caroline Eliacheff et Nathalie Heinich dans leur ouvrage consacré à la relation mères-filles. Les figures de la mère sont nombreuses et variées : mère jalouse, mère supérieure, mère immature, mère confidente, mère marieuse... Chaque grand événement de la vie appelle son lot de regards et de postures maternelles que le cinéma, la littérature et les contes populaires ont bien souvent immortalisés. Le choix méthodologique de la psychanalyste et de la sociologue, qui conjuguent ici leurs compétences, est de s'appuyer sur la manière dont la culture populaire représente spontanément et décline à l'envi les relations entre mères et filles. Délibérément éclectiques, les auteurs se réfèrent aussi bien à l'incontournable Françoise Dolto qu'à Colette ou Virginia Woolf, en passant par Pedro Almodovar. Mère-filles : une relation à trois met indéniablement en appétit. Mais si les femmes ne se lassent jamais de parler des mères qu'elles ont, qu'elles sont, qu'elles auraient aimé avoir, qu'elles seront peut-être, qu'elles ne seront jamais... il n'est pas moins vrai qu'elles aimeraient aussi s'expliquer ou mieux comprendre la nature des rapports difficiles qu'elles entretiennent avec la fonction maternelle. Sur le même thème : de Marie-Magdeleine Messana : Entre mère et fille : un ravage ; d'Aldo Naouri : Les Filles et leurs Mères. --Emilio Balturi
Résumé : En imaginant un va-et-vient entre la trajectoire et l'oeuvre de la comtesse de Ségur, sa propre expérience de psychanalyste et sa vie personnelle, Caroline Eliacheff nous fait redécouvrir une auteure en avance sur son temps. Une femme engagée, qui a sans relâche défendu la cause des enfants et épinglé les parents maltraitants. Une pionnière dans la compréhension des plus jeunes, dont les intuitions se sont trouvées confirmées par les théories psychanalytiques, de Freud à Françoise Dolto. Et bien sûr la romancière à succès qui a formé des générations de lecteurs : des Malheurs de Sophie au Général Dourakine en passant par François le bossu et Un bon petit diable, les écrits de la comtesse hantent notre imaginaire collectif. La famille, l'éducation, la féminité, l'héritage et la transmission sont au coeur de ces pages délicates.
Qui sont les bons parents ? Quel nom de famille transmettre à ses enfants ? Peut-on divorcer sans douleur ? Anorexique ou boulimique ?... Bien au-delà des apparences, Caroline Eliacheff interroge notre manière de vivre en famille, puisant dans sa pratique de psychanalyste et dans son expérience personnelle. Elle nous livre ses coups de coeur et ses coups de sang. Sous son regard, les petites choses de la vie comme les questions de société les plus graves révèlent les contours de nouvelles mythologies : les nôtres.
Résumé : Séparation et exclusion : les deux thématiques sont intimement associées, la première appelant souvent la seconde. Au c?ur de chacune, un lien menacé, malmené par l'histoire, et pourtant vital pour l'adulte en devenir qu'est le bébé. Ce lien commence avec les premières perceptions f?tales, se construit plus tard dans le langage, avec la mère, la famille et l'entourage, puis vient s'inscrire plus largement dans la société. Les spécialistes qui ont participé à ce recueil (psychanalystes, médecins, historiens, chercheurs, sages-femmes, travailleurs sociaux...) s'attardent, chacun, sur une facette de ce lien et réfléchissent aux pratiques médicales et sociales qui le mettent en danger ou peuvent, au contraire, contribuer à le consolider. L'intégration sociale, lent processus débutant dès la naissance, ne peut en effet s'accomplir que par l'écoute attentive et respectueuse du tout-petit. Cela suppose la mise en place de structures souples favorisant la restauration et le développement de ces liens vitaux qui permettront ensuite à l'enfant, puis au jeune adulte, de trouver sa place dans la société.
Commentaires L'enfance est de plus en plus protégée. Les multiples formes de maltraitance sont de mieux en mieux dépistées. En quelques années le mur du silence, dans les familles comme dans des institutions, s'est largement effrité. On ne pourrait que se féliciter de cette évolution des mœurs si elle n'était elle-même porteuse de nouvelles formes de violence. La victimisation des enfants s'accompagne en effet trop souvent d'une diabolisation des "mauvais parents". Dans l'opinion publique, bien sûr, mais malheureusement aussi dans les institutions d'accueil où sont placés les enfants ou encore à travers les décisions de justice. Comme on le sait depuis À corps et à cri, Caroline Eliacheff, psychanalyste et pédopsychiatre, travaille avec des nourrissons et de très jeunes enfants dans une pouponnière de l'Aide sociale à l'enfance. Confrontée quotidiennement aux effets ravageurs de la violence parentale, elle témoigne dans Vies privées des conséquences destructrices de cette stigmatisation des parents fautifs. C'est ajouter au malheur d'un enfant que de lui retirer symboliquement son père et sa mère en le traitant comme un orphelin. Protéger l'enfant maltraité sans disqualifier la fonction parentale dont tout être a besoin, voilà la voie difficile qu'il faudrait savoir suivre. Parce qu'une vie ne saurait être privée de ses origines, l'auteur dénonce également les conditions dans lesquelles l'accouchement sous X est pratiqué en France. --Émilio Balturi
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.