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Vies privées. De l'enfant roi à l'enfant victime
Eliacheff Caroline
JACOB
9,55 €
Épuisé
EAN :9782738109651
Commentaires L'enfance est de plus en plus protégée. Les multiples formes de maltraitance sont de mieux en mieux dépistées. En quelques années le mur du silence, dans les familles comme dans des institutions, s'est largement effrité. On ne pourrait que se féliciter de cette évolution des mœurs si elle n'était elle-même porteuse de nouvelles formes de violence. La victimisation des enfants s'accompagne en effet trop souvent d'une diabolisation des "mauvais parents". Dans l'opinion publique, bien sûr, mais malheureusement aussi dans les institutions d'accueil où sont placés les enfants ou encore à travers les décisions de justice. Comme on le sait depuis À corps et à cri, Caroline Eliacheff, psychanalyste et pédopsychiatre, travaille avec des nourrissons et de très jeunes enfants dans une pouponnière de l'Aide sociale à l'enfance. Confrontée quotidiennement aux effets ravageurs de la violence parentale, elle témoigne dans Vies privées des conséquences destructrices de cette stigmatisation des parents fautifs. C'est ajouter au malheur d'un enfant que de lui retirer symboliquement son père et sa mère en le traitant comme un orphelin. Protéger l'enfant maltraité sans disqualifier la fonction parentale dont tout être a besoin, voilà la voie difficile qu'il faudrait savoir suivre. Parce qu'une vie ne saurait être privée de ses origines, l'auteur dénonce également les conditions dans lesquelles l'accouchement sous X est pratiqué en France. --Émilio Balturi
Les enfants dont il est question dans ce livre sont ce qu'on appelle ordinairement des cas sociaux. Chacun a sa propre histoire. L'enfant est celui, infans, qui "ne parle pas". Les cas étudiés ici nous enseignent que les bébés ont le langage et qu'ils sont comme tout être humain, façonnés par lui. Avant même de savoir parler, ils peuvent ainsi souffrir de ce qui leur est tu. Cette souffrance, le psychanalyste s'attache à l'entendre et à la traduire en mots. "Confrontations passionnantes et émouvantes avec des bébés à problèmes, dans lesquels se reconnaissent les adultes." (Elle.) "Ce livre est plein d'espoir. C'est un hymne à l'intelligence, aux mots et à l'être humain." (Libération.)
Qui sont les bons parents ? Quel nom de famille transmettre à ses enfants ? Peut-on divorcer sans douleur ? Anorexique ou boulimique ?... Bien au-delà des apparences, Caroline Eliacheff interroge notre manière de vivre en famille, puisant dans sa pratique de psychanalyste et dans son expérience personnelle. Elle nous livre ses coups de coeur et ses coups de sang. Sous son regard, les petites choses de la vie comme les questions de société les plus graves révèlent les contours de nouvelles mythologies : les nôtres.
Qui sont les bons parents ? Quel nom de famille transmettre à ses enfants ? Peut-on divorcer sans douleur ? Anorexique ou boulimique ?... Bien au-delà des apparences, Caroline Eliacheff interroge notre manière de vivre, à travers des thèmes trouvés dans sa pratique de psychanalyste et dans son existence personnelle. Coups de coeur ou coups de sang. Sous son regard, les plus petites choses de la vie comme les questions de société les plus graves révèlent les contours de nouvelles mythologies : les nôtres.
La crèche Baby-loup, créée il y a vingt ans par Natalia Balleato, une réfugiée chilienne, à Chanteloup les Vignes (78), a été condamnée par les prudhommes pour avoir licencié une femme qui voulait travailler voilée. Elle a gagné en appel mais la cour de cassation a cassé le jugement, provoquant un tollé. Un nouveau procès en appel aura lieu le 16 octobre 2013 à Paris et le jugement sera rendu à partir du 16 novembre 2013. Expérience unique d?intégration, cette crèche met en oeuvre: L'accueil des enfants en fonction des besoins des parents, notamment de ceux qui ont des horaires décalés. La formation professionnelle de femmes qui, du fait de leur âge, de leur situation familiale et de leur faible niveau scolaire n'entrent pas dans les critères classiques de réinsertion. Mais peu à peu, le fondamentalisme est entré dans la crèche (cette histoire de voile n?en étant qu?un des aspects). Les institutions de tutelle tout comme les politiques se sont voilé la face. Quel que soit le jugement en appel, Baby-Loup va fermer car le climat d?hostilité à Chanteloup aujourd?hui (insultes, menaces, voies de fait) rend sa survie impossible. Cette fermeture qui va signer une défaite est loin d?être un détail dans l?histoire de la laïcité en France.
La folie... Un mot qui fait peur. Un mot que les psychiatres et les psychanalystes ont rayé de leur vocabulaire, mais qui reste toujours présent, traduisant la confusion, l'angoisse de tout un chacun devant ce qui est désormais désigné comme la maladie mentale. Qu'est-ce que la folie ? Qui est fou ? Qui ne l'est pas ? C'est à ces questions fondamentales que répond Edouard Zarifian, dans un livre qui ne recule pas devant la polémique lorsqu'il s'agit de débusquer les idéologies et les mystifications qui, trop souvent, obscurcissent le débat dans le domaine de la recherche psychiatrique. A beaucoup, il apportera réconfort et soulagement.
Toutes les civilisations ont apporté des réponses qui aidaient au deuil. Toutes, sauf la nôtre. Les mourants et leurs proches restent le plus souvent seuls, désorientés, désarmés, dans une société qui refuse la douleur, qui valorise plaisir, jeunesse et performance. Au moment où le religieux et les rites s'effacent, où la communauté se disjoint, Marie-Frédérique Bacqué montre qu'il est de notre devoir d'inventer les moyens de faire face à l'écoulement du temps et aux drames qui accompagnent le mouvement même de la vie. Autrement dit, d'apprivoiser la mort.
On apprend beaucoup sur les gens sains en étudiant les mal-portants. Les médecins le savent depuis longtemps, la sociologie le découvre. Il y a ainsi beaucoup à découvrir sur l'homme moderne par l'analyse de sa grande pathologie : la dépression. Nouvelle maladie ? Plutôt un mal-être diffus qui dépasse de loin les lumières de la médecine. Aucun psychiatre ne peut l'expliquer, ni même la définir. On sait seulement la "traiter" aujourd'hui à coup de Prozac. Troisième volet d'une enquête visant à cerner les contours de l'individu contemporain, l'essai d'Alain Ehrenberg propose d'envisager le phénomène dépressif comme l'expression d'une nouvelle figure de la subjectivité. Dans une société démocratique, libérée des modèles autoritaires reproduisant des antagonismes de classe ou de sexe, l'individu n'a plus d'autre objectif que de se promouvoir lui-même. Initiative, projet, motivation, responsabilité...: le catéchisme d'aujourd'hui n'engendre plus le sentiment de la faute mais celui de l'insuffisance. Le déprimé se sent incapable, impuissant, comme fatigué d'avoir à n'être que lui-même. L'analyse est séduisante. Il reviendrait au psychologue ou au psychanalyste de la confirmer pour la rendre pleinement convaincante. --Émilio Balturi
J'avais six mois quand ma mère s'est rendue compte que je me raidissais dès qu'elle me prenait dans ses bras. Quelques semaines plus tard, comme elle me faisait des câlins, je me suis mise à la griffer et à me débattre, comme un animal pris au piège".Le diagnostic tombe comme un couperet: la petite Temple est autiste. Pourtant, des années plus tard, se jouant du verdict des experts, elle entreprend des études supérieures et depuis mène une carrière professionnelle réussie. Un témoignage unique sur l'autisme vécu de l'intérieur."Une fantastique leçon d'espoir" (Le Figaro Magazine